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Inès A.

Au café bleu de la poésie

InèsFM

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Compteur détraqué

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botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

le désir animal | 03 mai 2006



voilà un bon sujet ...merci gainsbourg merci gainsbarre...je me barre ..non je reste...



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Pla-cé-bo__gains-bourg

Publié par annousti à 13:20:33 dans musique | Commentaires (4) |

au luxembourg, un ange m'a mumuré ces mots | 03 mai 2006

............

Mais on s'en fout
Que tes ailes soient noires
Noires de quoi de ta soi- disant souillure
Non elles sont noires de tous ces mots d'amour
Ecrits en égrenant les grains de beauté
Tes ailes sont rouges de tes passions
N'aie pas honte
Y a pas de honte à aimer
Y a pas de crime à aimer une femme
O ce n'est pas une femme ce n'est pas grave
Si ce sont des femmes
Ne reste pas sur ton nuage et descends
Car sur cette putain de terre
Les femmes ont soif d'homme qui les respecte
Et les mène en consentement mutuel
Vers son lit dont l'oreiller est de plume d'oie
Dont les draps sont faits de fils de soie

Descends mais descends
Ne reste pas sur ton nuage
Je te promets
Je ne serai pas sage
Descends et rapporte moi en passant de là où tu es
Une étoile ou une constellation de toiles
et un peu de toi si tu peux
Embrasse-moi
comme tu peux
où tu veux
quand tu veux
comme tu veux
où tu peux
quand tu peux
embrasse-moi
embrase-moi
Oui je le veux

Mais on s'en fout de la foule
qui nous regarde la bouche bée
et qui s'offense de ce déphasage
pour une question d'âge
faisons les fous de passage
et qu'ils fassent les clowns de l'ermitage
on sourira de leurs index courbés
on rira de leur sale gueule car
toi et moi on a beaucoup galéré
pour être Libre
Libre d'aimer
Ce nectar qui enivre
Qui nous fait battre le coeur
Dont seuls toi et moi ou moi et toi
Et ceux qui nous ressemblent
Connaissent la nuance et la cadence
On rira de leur sale gueule
Et on criera dans toutes les cours
A crever les yeux des sourds
Ce n'est pas un crime AIMER

Et tant pis si en fin du compte
Tu t'appelles Gabrielle tout court
Et tant mieux si dans l'irréel infâme
Je vois naître de ton aile une femme




___________________________

POur la photo, c'est par ici (quel plaisir!)
http://absolumentfemmes.com/

Publié par annousti à 01:10:11 dans amour toujours | Commentaires (8) |

dés-gouts-thés ...du miel au fiel | 26 avril 2006



je ne pourrai pas comme elle

des noeuds qui refusent d'être défaits

à toutes ces molécules

mon corps se froisse rejette

je suis à jamais mal accordée
comme un fa # saboté

ce n'est pas bon
d'errer sur cette terre
ce n'est pas toujours bon
d'être dans un courant d'air




je suis pourtant passée
tard dans la nuit passée
repasser les plis amers
passer l'éponge
gommer effacer
changer changer changer
enlever les coquilles
comme on replace une ampoule
par une autre âme-poule

c'est la cot cot attitude

Publié par annousti à 13:33:27 dans amour toujours | Commentaires (8) |

dés-gouts-thés ...du miel au fiel | 26 avril 2006

Publié par annousti à 13:31:18 dans amour toujours | Commentaires (0) |

En direct du couloir de la mort | 25 avril 2006

"Elle vivait dans une cité avec ses enfants, et ce n'est que plus tard, une fois devenus adultes, que nous avons compris que nous vivions dans la pauvreté, car notre mère faisait tout pour que nous ne manquions de rien. C'était une femme d'une grande douceur, pratiquement incapable de dire du mal de qui que ce soit, mais féroce comme une lionne quand il s'agissait de défendre ses enfants. Au début des années soixante, quand sa fille se retrouva prise au beau milieu d'une querelle de quartier qui avait mal tourné, elle coupa un manche à balai en deux et se fraya un passage jusqu'à l'immeuble où la petite se terrait, paralysée de terreur, l'agrippa et retourna à la maison en continuant à distribuer les coups de balais. Ce n'est qu'à l'abri des quatre murs de notre appartement qu'elle découvrit qu'elle avait été elle-même blessée.

" C'étaient de véritables fleuves d'amour qui émanaient d'elle. Je suis convaincu que l'amour maternel est au fondement de toutes les autres formes d'amour. C'est un amour au-delà de toute raison : peut-être est-ce pour cela que je croyais qu'elle vivrait éternellement, que cette femme qui nous avait portés, moi, mes frères et ma sour, ne devait jamais connaître la mort."

Mumia abu-jamal (cité dans L'huma du 12 mai 2001)

Publié par annousti à 13:38:34 dans notes de lecture | Commentaires (5) |

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