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...La Fée Noire...

VIVRE C'EST AIMER, AIMER C'EST SOUFFRIRE, SOUFFRIRE C'EST MOURIRE...MAIS A QUOI BON VIVRE??

Mais je garde espoire car... DERRIERE CHAQUE NUAGE SE CACHE UN SOLEIL

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Elle aimait la vie, il aimait la mort | 15 octobre 2005

Elle aimait la vie il aimait la mort
Il aimait la mort, et ses sombres promesses,
Avenir incertain d'un garçon en détresse,
Il voulait mourir, laisser partir sa peine,
Oublier tous ces jours à la même rengaine...

Elle aimait la vie, heureuse d'exister,
Voulait aider les gens et puis grandir en paix,
C'était un don du ciel, toujours souriante,
Fleurs et nature, qu'il pleuve ou qu'il vente.

Mais un beau jour, la chute commença,
Ils tombèrent amoureux, mauvais choix,
Elle aimait la vie et il aimait la mort,
Qui d'entre les deux allait être plus fort?

Ils s'aimaient tellement, ils auraient tout sacrifié,
Amis et famille, capables de tout renier,
Tout donner pour s'aimer, tel était leur or,
Mais elle aimait la vie et il aimait la mort...
Si différents et pourtant plus proches que tout,
Se comprenant pour protéger un amour fou,
L'un ne rêvait que de mourir et de s'envoler,
L'autre d'une vie avec lui, loin des atrocités...

Fin de l'histoire : obligés de se séparer,
Ils s'étaient promis leur éternelle fidélité.
Aujourd'hui, le garçon torturé vit pour elle,
Puisque la fille, pour lui, a rendu ses ailes...

Il aimait la mort, elle aimait la vie,
Il vivait pour elle, elle est morte pour lui

William Shakespear

Publié par féedestenebres à 15:50:08 dans Shakespeare | Commentaires (3) |

MadrigaL TristE II | 15 octobre 2005

MADRIGAL TRISTE II

Je sais que ton coeur, qui regorge
De vieux amours déracinés,
Flamboie encor comme une forge,
Et que tu couves sous ta gorge
Un peu de l'orgueil des damnés ;

Mais tant, ma chère, que tes rêves
N'auront pas reflété l'Enfer,
Et qu'en un cauchemar sans trêves,
Songeant de poisons et de glaives,
Eprise de poudre et de fer,

N'ouvrant à chacun qu'avec crainte,
Déchiffrant le malheur partout,
Te convulsant quand l'heure tinte,
Tu n'auras pas senti l'étreinte
De l'irrésistible Dégoût,

Tu ne pourras, esclave reine
Qui ne m'aimes qu'avec effroi,
Dans l'horreur de la nuit malsaine,
Me dire, l'âme de cris pleine :
" Je suis ton égale, Ô mon Roi ! "


Publié par féedestenebres à 15:40:04 dans BaUdElAiRe | Commentaires (0) |

MadrigaL TristE | 15 octobre 2005

MADRIGAL TRISTE I

Que m'importe que tu sois sage ?
Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs
Ajoutent un charme au visage,
Comme le fleuve au paysage ;
L'orage rajeunit les fleurs.

Je t'aime surtout quand la joie
S'enfuit de ton front terrassé ;
Quand ton coeur dans l'horreur se noie ;
Quand sur ton présent se déploie
Le nuage affreux du passé.

Je t'aime quand ton grand oeil verse
Une eau chaude comme le sang ;
Quand, malgré ma main qui te berce,
Ton angoisse, trop lourde, perce
Comme un râle d'agonisant.

J'aspire, volupté divine !
Hymne profond, délicieux !
Tous les sanglots de ta poitrine,
Et crois que ton coeur s'illumine
Des perles que versent tes yeux !

Publié par féedestenebres à 15:37:43 dans BaUdElAiRe | Commentaires (2) |

RoUgE eT nOiR | 15 octobre 2005


RouGe CoMmE le SanG,
RouGe ComMe Le CoEuR,
RouGe CoMmE leS lèVrEs,
RouGe ComMe UnE RoSe,

MaiS RiEn N'eSt AuSsi RouGe
QuE l'AmOuR QuE J'ai PouR Toi...


NoiR ComMe La NuiT,
NoiR coMmE Le CieL,
NoiR ComMe La MorT,
NoiR
coMmE uNe RoSe,

MaiS RiEn N'eSt AuSsi NoiR
QuE Mon CoEuR QuAnD Tu N'eS PaS Là...

by:??? je ne connait pas l'auteur, c'es un texte que j'ai trouév sur pas mal de blog et je el trouve joli donc je voulais vuos le faire partager

Publié par féedestenebres à 11:59:06 dans %teXtes% | Commentaires (2) |

Mutter trad | 15 octobre 2005


Maman

Les larmes d'une bande de vieux enfants
Je les sèche dans une chevelure blanche
Je jette ce cordon humide en l'air
J'aurais aimé avoir une mère

Il n'y a aucun soleil qui m'illumine
Aucune poitrine n'a pleuré de lait pour moi
Dans ma gorge il y a un tube
Je n'ai pas de nombril sur le ventre

Maman

Je ne pouvais téter aucun sein
Je n'avais aucun repli pour m'abriter
Personne ne m'a donné de nom
Conçu à la hâte et sans semence

La mère qui ne m'a jamais fait
J'ai juré cette nuit
De la rendre malade
Et de la noyer après dans le fleuve

Maman

Dans ses poumons loge une anguille
Sur mon visage il y a une tache de naissance
Le baiser du couteau l'efface
Même si je dois mourir après
Même si je dois me vider de mon sang

Maman donne-moi la force

Publié par féedestenebres à 11:35:31 dans MusiK | Commentaires (3) |

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