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peindre

et faire l'amour

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Moi

Je m’aperçois dans mes hauts/bas vertigineux que seul m’importe de peindre, dépeindre mon émotion.


Ressenti à exorciser, amplifier, cristalliser dans des rapports de couleurs spontanés, associés à des traits, une écriture.


Ma technique est nulle. Non pas que je m’en désintéresse, mais étant donnés la faiblesse de mon apprentissage et le manque de temps dont je dispose, sa considération en vient à constituer un frein puissant qui m’empêche de faire.


Quant à la texture, le goût de la matière, ils viennent, lentement, se frayant un chemin dans les interstices de ma velléité (acheter, investir, ordonner, mobiliser des matériaux, je m’y noie). Un tableau sans matière est sec comme une volaille sans chair, mais aérien et léger comme un oiseau… Mon attirance et ma dévotion pour Munch, entre tous, se pose là.


C’est pourquoi je ne suis finalement jamais plus à l’aise que dans la récupération, le détournement des objets, supports, peintures industrielles que me donnent les rues avoisinant l’atelier.


Fût un temps « glorieux » et pas si lointain, où je partais courageusement affronter mon envie de peindre sur mon beau vélo hollandais (ma rolls héritée de Thèrèse) à la recherche de « spots », paysages parisiens, constitués le plus souvent d’eau et de pierre. Mon petit matériel d’huile dans le sac, je ne me prémunissais que rarement d’un support, préférant glaner ça et là le morceau de carton ou d’agglo qui se marierait et interagirait remarquablement avec le motif dévolu.


Voilà ma façon.


Et pour ce qui est du Panthéon, ceux qui me redonnent confiance quand tout va mal, en voici quelques-uns des plus importants :



Greco, Velasquez, Goya,


Van Gogh, Soutine, Chagall


Munch, Marquet, Schiele,


Spilliaert, Beckmann, Ensor


Bacon, Hockney, Basquiat


Rebeyrolle


Et parmi les vivants


Damien Cabanes, Ronan Barrot, Hernan Bas,  Marcus Lüpertz, Juliet Mars-Toussaint, et beaucoup d’autres encore…


 



 


 


 



 


 

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Kichijoji | 14 avril 2008

 

Kichijoji, un pôle cosmopolite à visage humain, près duquel habitent Tinemar et Xavier, à une demie heure de Shin-juku l'un des centres de Tokyo (au nombre de 8 ou 9) par la Chuo-line.

Le film commence : une heure et demie d'un bus fluide traversant tokyo, ville en réseaux, par des entremêlements insensés d'échangeurs 2 voies empilés verticalement : la métaphore du jeu video. on passe près, très près de fenêtres de buildings, certains étages éclairés, des visages, des présences humaines : des forces productives travail, il est environ 21h30/22h heure locale.

 

Publié par carolas à 23:22:59 dans Japan... loin des clichés | Commentaires (0) |

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