J'ai dix-huit ans.
Je voudrais réaliser un grand rêve.
Celui d'être bien dans ma tête.
Je n'y parviens pas.
Je ne mange pas.
Je ne mangerais plus.
C'est difficile.
C'est très difficile.
C'est extrêmement difficile.
Manger c'est grandir.
Grandir c'est vieillir.
Vieillir c'est mourir.
Je ne veux pas mourir.
Je ne sais même pas ce que je veux. En fait, je suis complètement perdue.
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il pleuvait hier, j'ai ouvert ma fenêtre et j'ai senti l'eau m'éclabousser le visage. A travers les gouttes qui faisaient la course sur les vitres, je voyais le paysage de la Nouvelle-Zélande, m'enivrait de bonheur. Le vent me faisait rougir les joues.
Ma mère m'appelait, cette voix grave et ces mots que je maudis : on mange ! on mange ! malgré ma maladie, elle les prononce toujours. J'avais peur de l'assiette, d'habitude, je reste enfermée, recroquevillée sur mon lit à l'idée d'entendre les fourchettes cognées sur la porcelaine. Je me levai.
J'attendis devant la porte de la cuisine ; il y avait une pancarte, celle que j'avais dessiné à 8 ans : ici, c'est la cuisine accompagnée d'un dessin ridicule, et d'un sourire d'enfant. J'étais heureuse de manger, d'avoir des cuisses comme ma mère.
Ma mère me vit ; elle me fit entrer. Je sentais l'odeur, un relent de friture , encore des frites, pensais-je, et je m'assis sur ma chaise habituelle. Et j'ai mangé un peu. Mon père prononça : l'idée de voir du pays t'ouvre l'appétit, j'en suis heureux.
Mon Dieu que moi aussi. Pourtant, ça ne durera pas.
Publié par Laure. à 20:28:12 dans Je veux réaliser mon rêve | Commentaires (3) | Permaliens
J'ai réfléchi hier ; nous avons établi notre destination, les billets sont là...en fait, ils ne m'ont pas donné la choix, lorsqu'ils ont vu que j'hésitais, ils sont allés chercher (hier matin) les billets. Je pars en Nouvelle-Zélande pendant deux semaines (je crois), je partirais le 10 janvier 2006, avec 2 jours de vols (c'est la folie) En janvier, ça sera l'été...
Publié par Laure. à 14:01:40 dans Je veux réaliser mon rêve | Commentaires (0) | Permaliens
Pour la première fois depuis quelques mois, j'ai eu un fou-rire. Mes parents et ma soeur distribuaient des cadeaux. J'avais le corps qui tremblait. J'avais peur du papier cadeau, enroulé comme un chiffon par mes parents. Puis, j'ai entendu la sonnette.
Un couple est arrivé. Un vieil homme avec un beau chapeau, un gros ventre et des lunettes neuves. Une femme qui portait deux petits cadeaux, très bien enveloppés. Cela avait l'air d'être très biens puisque les sourires étaient aux coins de leurs lèvres. Ils se sont présentés, un ancien psychiatre, maintenant à la retraire, et sa femme, une institutrice. Je me souviens les avoir vu une ou deux fois l'année dernière.
J'ai ouvert mon premier cadeau, celui de ma soeur. Elle a six ans. C'était un parfum, une odeur parfaite. Mon coeur battait la chamade pour le second : un ordinateur portable, et Internet par la même occasion. Ma mère pleurait de bonheur, et mon père restait pensif. Puis, j'ai ouvert le dernier : une lettre qui expliquait que l'on allait m'offrir, en 2006, le voyage que je désirais avec le couple ! Je suis tombée sur une chaise.
Maintenant, je dois réfléchir à cette destination. Mes parents disent que ça me permettra de sortir un peu de ce cercle familial, des cours qui sont inutiles et de cette maladie. Même si je n'en suis pas sûre, je vis aujourd'hui un bonheur !
Je compte tout écrire sur mon blog, tout écrire pour vous décrire ce voyage.
J'ai recommencé à sourire. Permettez-moi de vous aimer, tous !
Publié par Laure. à 12:12:52 dans Je veux réaliser mon rêve | Commentaires (5) | Permaliens
Sous mon corps innocent,
Se cache un chagrin croissant,
Que je ne sais dissimuler,
Que je ne saurais masquer.
Se sentir faible et si forte,
C'est aussi se croire morte,
Et je sens si fort un manque,
Celui de quelqu'un que j'aimais.
Tout a basculé ce jour-là,
J'étais tellement bouleversée,
Que j'ai voulu me tuer,
Mais je suis encore là.
Prends-moi de tes mains fermes,
Enivre-moi de ton sourire,
J'ai envie de toi, comme jamais,
Cela dit, ça n'arrivera jamais.
J'ai dompté mon corps,
Je ne cesse pas,
Tout est faible,
Et tout est fort.
Publié par Laure. à 13:50:03 dans Je veux réaliser mon rêve | Commentaires (0) | Permaliens
ça ne m'est jamais arrivé. Etre griffer par un partenaire, jouir, sentir sa peau, son sexe contre moi. Je suis crue aujourd'hui, je vais un peu mieux. Les mèdecins parlent de "maturité", moi je parle d'amour.
Mon psychologue est l'homme le plus fantastique, le plus beau, le plus subtil des hommes. C'est avec lui que je veux vivre, c'est avec lui que je veux faire l'amour, c'est avec lui que je veux continuer à vivre. Je lui ai dis :
_Avec vous, je mangerais.
Mais il ne sait pas, ne comprend pas, ne sent pas la passion qui me mêle à tout un tas de sentiments. Dix-sept ans, presque 18, et je me sens finalement "bien" dans ma peau, quand il est tout contre moi, la cuisse bougeant nerveusement.
Je t'aime.
Publié par Laure. à 14:07:30 dans Je veux réaliser mon rêve | Commentaires (16) | Permaliens
Solidarité