Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Je ne veux pas grandir

Histoire inventée

Moi que je déteste

J'ai dix-huit ans.

Je voudrais réaliser un grand rêve.

Celui d'être bien dans ma tête.

 

Je n'y parviens pas.

Je ne mange pas.

Je ne mangerais plus.

 

C'est difficile.

C'est très difficile.

C'est extrêmement difficile.

 

Manger c'est grandir.

Grandir c'est vieillir.

Vieillir c'est mourir.

 

Je ne veux pas mourir.

 

Je ne sais même pas ce que je veux. En fait, je suis complètement perdue.

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Blogroll

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Tout est fort | 05 décembre 2005

Sous mon corps innocent,

Se cache un chagrin croissant,

Que je ne sais dissimuler,

Que je ne saurais masquer.

 

Se sentir faible et si forte,

C'est aussi se croire morte,

Et je sens si fort un manque,

Celui de quelqu'un que j'aimais.

 

Tout a basculé ce jour-là,

J'étais tellement bouleversée,

Que j'ai voulu me tuer,

Mais je suis encore là.

 

Prends-moi de tes mains fermes,

Enivre-moi de ton sourire,

J'ai envie de toi, comme jamais,

Cela dit, ça n'arrivera jamais.

 

J'ai dompté mon corps,

Je ne cesse pas,

Tout est faible,

Et tout est fort.

Publié par Laure. à 13:50:03 dans Je veux réaliser mon rêve | Commentaires (0) |

La pluie tombe... | 05 décembre 2005

je me pose devant la fenêtre et je regarde la pluie tombait. J'aimerais être près de la cheminée, mais mon père est devant, le corps tremblant comme s'il avait peur de moi. Je sens les os de mon postérieur, je sens mon visage s'amincir, cela me fait tant de bien et tant de mal...

la pluie tombe autant que mon moral...la neige se pose, légère, comme mon cors que ma mère chatouille, le soir, comme une petite fille. Dix huit ans, me dit-elle, déjà, et je sens qu'elle se demande : pourquoi dix-huit ans et une maladie d'adolescente ?

mon corps a froid, ma mère pose doucement sa main chaude et grosse sur la nuque. Je lui demande de l'enlever,  je la pousse. Viens les bougies, que je ne souffle pas, on me demande "souffle-les d'un coup, ça nous ferait plaisir" Mon plaisir à moi, c'est le visage de mon psychologue, et alors que je m'apprête à souffler les dix-huit bougies qui chauffent le gâteau, je pense à lui.

L'odeur de la cire englobe la cuisine ; je tousse. Les applaudissements discrets me donnent chaud au coeur. Je suis majeure, responsable, et amoureuse. Pour cela, il ne faut pas être malade. Quant on est malade, on n'a pas de responsabilité, on attend les mèdecins. Mon psychologue ne me souhaitera pas un bon anniversaire mercredi.

Je ne mange pas le gâteau ; il y a trop de glucides, trop d'édulcorants...Je me remets à la fenêtre, pensant à cette pluie qui tombe, comme mon moral...

Publié par Laure. à 13:17:22 dans Je ne veux pas grandir | Commentaires (0) |