J'ai dix-huit ans.
Je voudrais réaliser un grand rêve.
Celui d'être bien dans ma tête.
Je n'y parviens pas.
Je ne mange pas.
Je ne mangerais plus.
C'est difficile.
C'est très difficile.
C'est extrêmement difficile.
Manger c'est grandir.
Grandir c'est vieillir.
Vieillir c'est mourir.
Je ne veux pas mourir.
Je ne sais même pas ce que je veux. En fait, je suis complètement perdue.
La difficulté est présente. J'étais invitée, pour une fois, à l'anniversaire d'une amie. Je me suis assise sur une chaise et je n'ai pas bougé. Les autres buvaient et je retenais mes larmes.
Un garçon est venu me voir, il avait la tête ronde, avec des petits yeux par l'alcool, l'air vagabond me demanda :
_Tu n'aimes pas danser, je t'invite, moi !
Il disait cela d'un air moqueur, je n'ai pas répondu, rouge de honte. Il a continué :
_C'est parce que t'as peur que tes jambes ne puissent pas te tenir le corps ou quoi ?
Mes yeux se sont remplis de larmes, comme jamais. J'étais anéanti, complètement désamparée de son attitude. Je voulais trouver une solution, une réponse directe mais je n'y parvenais pas. Une amie que j'aime beaucoup était proche et a entendu, elle s'est approché de lui et lui a lancé :
_C'est parce que son cerveau ne fonctionne pas qu'avec son sexe comme toi, et que danser avec toi serait plus que dangereux !
et elle le bouscula ! Je voulais rire mais je me retenais car celui-ci, vexé, nous regardait d'un oeil moqueur. J'attendais qu'il parte mais il insistait :
_Quoi ? Ma bite elle te ferait plus plaisir qu'une autre ! et si je te demande de danser avec moi, c'est pour vous rentrer toute dedans ! après vous me remercierais.
Anne (mon amie) qui avait un fort caractère lui dit :
_Mon pauvre gars, les chevilles, elles ne te font pas mal ?!
Il s'approchait d'elle, j'avais peur qu'il y ait une bagare, seulement par ma faute. Si j'étais allée directement dansé avec lui, il n'aurait peut-être pas fait cette histoire stupide.
Anne s'énerva :
_Tu dégage parce que je me fous de ta bite et de ta gueule de con ! On n'a pas besoin d'un con de plus dans cette planète, va boire et fous nous la paix !
Il partit. Et je rentrai chez moi.
(j'aime bien faire comme dans les histoires)
Publié par Laure. à 19:08:51 dans Je ne veux pas grandir | Commentaires (0) | Permaliens
Solidarité