J'ai dix-huit ans.
Je voudrais réaliser un grand rêve.
Celui d'être bien dans ma tête.
Je n'y parviens pas.
Je ne mange pas.
Je ne mangerais plus.
C'est difficile.
C'est très difficile.
C'est extrêmement difficile.
Manger c'est grandir.
Grandir c'est vieillir.
Vieillir c'est mourir.
Je ne veux pas mourir.
Je ne sais même pas ce que je veux. En fait, je suis complètement perdue.
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je suis triste...je lui ai donné la lettre...c'était un dur moment où la feuille tremblait, d'abord dans mes mains, puis après dans les siennes. J'ai senti ce long silence, le blocage dans sa voix, la douleur dans son coeur...
il m'a regardé, il m'a dit : "je suis désolé Laure, ce que je vais te dire te fera beaucoup de mal. Mais je ne partage pas tes sentiments. Si jamais tu ne te sens plus capable de venir me voir, si jamais tu as mal, je te conseille de prendre un autre psychologue, peut-être une femme te servira mieux..."
Je pleurais, devant lui. J'avais l'air ridicule. Je lui disais "non, je ne veux pas, je ne veux que vous"
"Mais Laure, cette situation m'est embarassante...je ne vois pas comment pouvons-nous faire...si je suis un "petit ami" au lieu d'être un psychologue, les séances n'ont aucun intérêt. Je suis ici pour te sortir de l'impasse, de tes difficultés, je suis ici pour t'écouter, pas pour t'aimer.."
Je me souviens de tout ces mots. De tout ce qu'il me disait, qui me fendait le coeur. Je m'y attendais mais c'est lui que j'aime, c'est plus fort que moi, depuis quelques semaines, je ne tiens plus.
"Bientôt, je serais en vacances, ensuite, on aura une séance et tu partiras en vacances. Je verrais comment évoluent tes sentiments, je pense que tu devrais "oublier" et surtout "sors" Laure, sors, n'oublie pas de sortir, ouvre-toi, regarde les garçons autour de toi. Ils sont beaux les garçons autour de toi ? Comment ça, tu n'en vois jamais ? Non, ce n'est pas possible, j'en vois tous les jours."
...
"Laure, il est l'heure. Cette séance me fait douter de mes capacités de psychologue, je ferais mieux d'aller voir le mien. Au revoir Laure..."
Il m'a serré la main et je suis partie, toujours en larmes.
Je vous aime...quand même !
Publié par Laure. à 19:50:13 dans Je ne veux pas grandir | Commentaires (5) | Permaliens
09-12-2005 20:09
De Laure.
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Merci Url: [Liens]
08-12-2005 14:41
De jggodard
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et bien foncez! Url: [Liens]
08-12-2005 00:14
De jggodard
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c'est un peu aride Url: [Liens]
07-12-2005 22:16
De Coralie.
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ne te met pas Url: [Liens]
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