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5e

Escuela Oficial de Idiomas de Hellín.

<< Une planche de LES PROFS. | Victor Hugo et son discours sur la peine de mort. | La mort de Gavroche. >>

15-11-2007  10:53  15-11-2007 10:53
de math  De  moi  Sujet:  de math
français
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15-11-2007  10:52  15-11-2007 10:52
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12-06-2006  21:54  12-06-2006 21:54
Un texte peu connu de Victor Hugo  De  Raphaël Zacharie de Izarra  Sujet:  Un texte peu connu de Victor Hugo
L'HALEINE SOLAIRE Je déteste le soleil épais, pesant, éblouissant des beaux jours. Les pluies en mai m'enchantent, étrangement. Un ciel couvert de nuages peut réveiller en moi les ardeurs les plus molles mais les plus authentiques. La vie, la vie poétique, cotonneuse, indolente, je la sens sous l'onde de mai, qu'elle prenne la forme de crachin tiède ou de grand voile humide. Mes humeurs s'affolent avec une exquise lenteur lorsque entrent en scène les particules d'eau qui virevoltent dans les airs, s'immiscent sur les toits, humectent les feuilles. Sur la ville la pluie vernale apporte une fraîcheur aqueuse pleine de l'odeur des champs. L'atmosphère est ralentie, trouble, chargée de réminiscences. J'aime ne voir au-dessus de ma tête qu'un immense manteau d'une blancheur uniforme. En juin le ciel entièrement couvert me donne une sensation d'éternité, de profondeur, mais aussi d'infinie légèreté. Les aubes de juin sans soleil me ravissent. A la lumière crue et directe de l'été je préfère la clarté douce et diffuse que filtre une barrière de brumes blanches. En juillet je n'espère que l'éclat nivéen d'une lumière d'avril. Certains jours du mois estival la nue ne laisse passer aucun rayon, alors les champs de blé deviennent pâles comme si la Terre était devenue la Lune. Août, je le préfère sous un vent doux et serein plutôt qu'embrasé par des tempêtes de lumière. Là, le monde m'apparaît sous son vrai jour : sans les artifices et superficialités communément inspirés par l'astre. L'alchimie nuageuse provoque en moi un mystère de bien-être qui m'emporte loin en direction des espaces nébuleux, haut vers l'écume céleste. Entre genèse des étoiles et éveil du bourgeon. VICTOR HUGO

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