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yvestag

rouge c'est la vie

malvenue.;;;la caravane sarko a ST malo | 24 juillet 2009

 

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Mercredi 22 juillet, la caravane de l’UMP, qui sillonne les plages pour « expliquer les réformes » et « faire de la pédagogie auprès des Français » faisait étape à Saint-Malo et Dinard.

Le comité NPA se mobilise depuis 2 ans pour leur souhaiter la "malvenue". Nous avions décidé cette année d’axer notre intervention autour du travail du dimanche que le pouvoir, à la grande satisfaction du MEDEF, vient d’étendre en ouvrant la voix à l’ouverture des magasins dans les zones touristiques et autres zones économiques qualifiées de « périmètres d'usage de consommation exceptionnelle» ou PUCE, dont la définition est suffisamment extensible pour étendre sans fin les zones soumises au travail dominical.

Chaque militant du NPA est venu habillé selon son activité dominical (en jardinier, en footballeur, en pyjama, en vendeur de "Tout est à nous"…) pour rappeler que cette bataille est celle du temps libre et du droit à la paresse.

Notre but n’était évidemment pas de dialoguer avec les "jeunes populaires", mais de rappeler à la population, que les mauvais coups du gouvernement, eux, ne prenaient pas de vacances et qu’il ne fallait pas baisser la garde contre ce gouvernement de casseurs.

A voir les réactions majoritairement hostiles au travail du dimanche, nous pouvons dire que la grogne sociale est toujours là.

A nous, tous ensemble, de la convertir en mouvement social extraordinaire dès la rentrée qui fasse enfin reculer le MEDEF et Sarkozy.

Le comité NPA de Stmalo

Publié par marcelhic à 22:00:35 dans politique | Commentaires (0) |

Reconstruire une gauche de combat | 13 juillet 2009

"Reconstruire une gauche de combat " interview de Daniel Bensaïd (Marianne)

Par Daniel Bensaïd*. "Quand j’entends parler d’un nouveau New Deal ou de solutions keynésiennes, je rigole doucement !"

Marianne : La gauche peut-elle encore « rebondir » idéologiquement ?

Daniel Bensaïd : Malgré son affaiblissement, le PS reste le parti central de la gauche institutionnelle. Avec ses positions dans les conseils régionaux, il ne faut pas croire qu’il va rester à ce niveau-là aux élections régionales, en 2010. Mais il est toujours davantage confronté à une alternative qu’il n’arrive pas à dénouer. Pour reconquérir l’électorat populaire perdu, il faudrait qu’il propose une politique sociale beaucoup plus radicale face à la crise. Il faudrait qu’il ait l’audace de se faire le champion d’une relance anticapitaliste. Mais comme ce parti, lorsqu’il était au gouvernement, a contribué au renforcement de la logique présidentialiste, il n’y a aucune chance qu’il le fasse. Ses alliances se situent et se situeront par la force des choses au centre gauche, avec les verts de Daniel Cohn-Bendit ou un MoDem requinqué.

Dans quelle direction les socialistes devraient-ils aller pour reconstruire un logiciel crédible ?

D.B. : Nous n’avons pas de conseil à donner aux socialistes. Pour reconstruire une gauche authentique, ils devraient tout revoir. Et, d’abord, reconnaître qu’à travers le démantèlement des mécanismes de l’Etat-providence, auquel ils ont contribué activement, ils ont sapé les bases de la social-démocratie européenne.Cette « destruction » des bases de la social-démocratie européenne, que vous reprochez au PS, aurait dû gonfler par contrecoup les suffrages de la gauche radicale.

Comment expliquer, dans ce contexte, le très faible score du NPA ?

D.B. : Nous avons toujours été conscients d’un écart non négligeable entre la popularité personnelle d’Olivier Besancenot et la réalité militante et électorale du NPA, qui peut être raisonnablement estimé entre 6 et 7 %.

Notre résultat aux européennes – avec une campagne portée par des têtes de liste nouvelles et Olivier délibérément en retrait – s’est en fait situé dans cette fourchette-là. De surcroît, comme lors de chaque scrutin européen, les abstentions ont été concentrées dans l’électorat populaire, en particulier dans la jeunesse qui représente une grande part de l’électorat de Besancenot à la présidentielle.

Mais le critère décisif pour nous, c’est de savoir si nous consolidons une présence militante dans les lieux où nous voulons nous implanter durablement. De ce point de vue-là, le scrutin du 7 juin a été positif.

La percée du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui a marché sur les brisées du NPA, n’indique-t-elle pas, par contraste, que vous avez eu tort de délaisser la problématique républicaine ?

D.B. : Je pense que notre vrai défaut n’a pas été là. Nous aurions dû articuler plus fortement la proposition européenne et la lutte contre la crise. Il aurait fallu montrer que l’échelon européen était le bon niveau de riposte à la grande crise. Car la minorité des 40 % d’électeurs français qui se sont exprimés le 7 juin s’intéressait quand même à la question européenne. Ces électeurs attendaient, ils espéraient qu’on leur parle d’Europe. Nous ne l’avons pas assez fait. Le soutien des dirigeants socialistes et de ceux d’Europe Ecologie au traité de Lisbonne est ainsi passé quasi inaperçu.

La division de la gauche radicale peut-elle encore être surmontée, en vue des régionales de 2010 ?

D.B. : Lors de ces élections européennes, la division de la gauche radicale ne relevait aucunement d’un différend fondamental sur les bases politiques de la campagne. Ce qui a fait obstacle, c’est notre volonté, si justifiée, de conserver notre indépendance face au PS et notre réticence à servir de piétaille électorale pour être ensuite laissés en plan aux régionales, quand le PC retournera, comme c’est probable, à ses amours plurielles avec le PS. Désormais, nous sommes au pied du mur. Mais nous n’avons pas à regretter cette stratégie. A y regarder de plus près, le schéma du plan de relance socialiste – bien que s’élevant à 40 milliards d’euros – n’est pas qualitativement différent du plan de relance de Sarkozy. Sans rupture avec le cadre des contraintes européennes, ni reconquête du service public, ni réévaluation du pouvoir d’achat, le plan de relance socialiste, qui ne comporte pas non plus de mesures radicales d’interdiction des licenciements, se situe en fait dans les mêmes marges de « moralisation du capitalisme » que celui de Sarkozy. On entend chaque jour davantage le chœur de ceux qui prédisent une sortie de crise imminente. La crise actuelle, à l’instar de celle de 1929, peut déboucher sur un « rebond » comme celui qui a existé entre 1933 et 1937. Mais plus dure fut ensuite la (re)chute ! La crise actuelle est une crise historique de la loi de la valeur. L’instrument de mesure de la production et de l’échange de richesse par le temps de travail abstrait produit un désastre social.

Que reprochez-vous à la gauche réformiste face à ce contexte inédit ?

D.B. : De rester « en arrière de la main », autant en termes de pronostic qu’en termes de réponse. Entre ceux qui veulent sauver le capitalisme et ceux qui veulent le combattre, la ligne de partage est la question de la propriété, du droit à l’existence (au logement, au savoir) opposable au despotisme de marché. Si au NPA notre diagnostic est juste, nous n’assistons pas à une énième crise économique, mais aussi à une crise des solutions à la crise. Quand j’entends parler d’un nouveau New Deal ou de solutions keynésiennes dans le cadre du capitalisme mondialisé réellement existant, je rigole doucement !

Pourquoi ?

D.B. : Mais parce que le keynésianisme suppose un espace économique homogène, avec un effet d’entraînement de la consommation sur la production. Dans une économie mondialisée et dans une Europe « vole au vent », un tel dispositif est inenvisageable. Si l’on pense, comme nous, que la crise sera plus grave et plus longue, il faut s’inscrire dans la durée pour reconstruire une gauche musclée et de combat. Tout indique que le PS, dans les mois et années qui viennent, va, quant à lui, s’enliser dans les opérations de type « parti démocrate » et finir avec les mêmes mésaventures endurées par Romano Prodi en Italie. Une fois encore, la politique du moindre mal risque de produire le pire.

Propos recueillis par Alexis Lacroix

* Vient de publier en collaboration avec Charb Marx (mode d’emploi) (La Découverte) et une préface aux Crises du capitalisme de Karl Marx (Démopolis).

Publié par marcelhic à 20:00:23 dans politique | Commentaires (0) |

Où va la dette publique ? | 12 juillet 2009

Où va la dette publique ?
Michel Husson
Université d’été du CADTM
Juillet 2009

_______________________________

Trois questions
1) quel impact de la crise sur
la dette des Etats ?
2) quelles politiques
d’ajustement à terme ?
3) quelles alternatives ?


_______________________________ 
Un dérapage budgétaire généralisé
Deux causes se cumulent :
• L’effet « normal » d’une récession :
les recettes chutent, les dépenses continuent
• Les plans de relance :
des dépenses supplémentaires
Rappel : la structure du budget


___________________________________


Effet « boule de neige »


Pourquoi les déficits ?
• Dépenses excessives 􀁘 NON
• Effet « boule de neige » des intérêts:
OUI 􀁘 dans les années 90
• Recettes en baisse :
OUI 􀁘 cadeaux fiscaux


La signification sociale de la dette

􀀹dépenses socialement utiles
􀀹investissement public = dette légitime
􀀹dépenses « excessives » ou cadeaux fiscaux ?


􀀹un fardeau pour les générations futures ou
un cadeau aux rentiers ?

La stratégie néo-libérale
􀀹critères de Maastricht et Pacte de stabilité
􀀹concurrence fiscale et déséquilibre
budgétaire
􀀹la « résistance des besoins sociaux »
􀀹quelle « productivité » des services
publics ?
Le creusement des déficits
(en % du PIB)
-


Les facteurs de déficit supplémentaire
entre 2007 et 2009

Pays « avancés » du G20.En % du PIB.
Les perspectives du FMI
Source : Fiscal Implications of the Global Economic and Financial Crisis
http://gesd.free.fr/fiscafmi.pdf
En Europe:
écart grandissant des conditions
de financement du déficit public
Ecarts de taux par rapport à l’Allemagne, en points de base. Source : FMI


____________________________________________________

Le FMI annonce la couleur
1) les programmes de relance fiscale, s’ils sont bien conçus, ne
devraient pas peser de manière permanente sur les déficits ;
2) une fois que les conditions économiques se seront améliorées,
des engagements de moyen terme, étayés par des politiques
clairement identifiés et par des dispositifs institutionnels
adéquats, doivent programmer le rééquilibrage budgétaire ;
3) des réformes structurelles devraient être mises en oeuvre
pour améliorer la croissance ;
4) les pays confrontés à des pressions démographiques doivent
fermement s'engager à établir des stratégies bien définies de
réformes des systèmes de santé et de retraites.


_____________________________________________________

Ce qui nous attend
Patrick Artus (Flash n°254, juin 2009) :
« Quelques années très dures pour les salariés »

L’OCDE
• « pour aider les personnes en difficulté, certains pays ont
étendu la durée et les niveaux de la protection sociale. Si une
telle action est compréhensible dans les circonstances
actuelles, ces mesures devront être réduites lorsque l’activité
se sera redressée »


Le FMI (bis)
« Les mesures prises pour soutenir la réduction de la durée de
travail et l’augmentation des avantages sociaux - aussi
importantes qu’elles soient pour accroître les revenus et
maintenir la main d’oeuvre sur le marché du travail - devraient
être intrinsèquement réversibles
»


Le message de l’OCDE
• Des plans d’action ambitieux mettant
l’accent sur la réduction des dépenses
plus que sur l’augmentation des impôts
• L’assainissement prévu prend la forme
d’une baisse des dépenses primaires
publiques (…) parce que l’augmentation
des recettes fiscales pourrait avoir des
conséquences négatives sur le potentiel
du côté de l’offre.


Pour les néo-libéraux, ce sont les
contribuables qui doivent renflouer les
banques et les entreprise
s


Eléments d’alternative
􀀹progressivité (impôts directs)
􀀹imposition unifiée du capital en Europe
􀀹« annulation » de la dette
par un impôt exceptionnel sur les patrimoines
􀀹renouer avec la socialisation
par extension des services publics
et de la protection sociale

Publié par marcelhic à 22:33:30 dans politique | Commentaires (0) |

DROIT A L A PARESSE | 11 juillet 2009

Publié par marcelhic à 22:35:39 dans politique | Commentaires (0) |

« Il y a une pénétration du NPA en milieu ouvrier | 11 juillet 2009

« Il y a une pénétration du NPA en milieu ouvrier »  (Jérôme Fourquet de l'IFOP)

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L'Ifop a réalisé une étude extrêmement instructrice sur les résultats comparés du NPA et du Front de gauche aux élections européennes. Jérôme Fourquet est directeur adjoint du département Opinion de l'Ifop. 

Quels sont les principaux enseignements qu'on peut tirer de votre étude?

Avec des scores relativement proches (4,9% pour le NPA contre 6% pour le Front de gauche) et des positionnements idéologiques quasi similiaires (aux yeux du grand public), on a deux électorats différents. D'un côté, celui du NPA est majoritairement composé de jeunes actifs (moins de 50 ans), peu intéressés par la campagne européenne, qui ont voté plutôt sur des considérations nationales. De l'autre, celui du Front de gauche, plus âgé (avec une surreprésentation des retraités), est plus politisé, plus mobilisé, plus intéressé à la campagne en tant que telle. Cette structuration explique en grande partie pourquoi le Front de gauche a dépassé le NPA. Le clivage se situe donc aux niveaux générationnel, sociologique et dans le rapport à la campagne. Contrairement à celui du Front de gauche, l'électorat du NPA s'est massivement abstenu et 72% de ses électeurs se disent peu ou pas intéressés par cette campagne: c'est vingt points de plus que la moyenne générale (52%) ! Pour ce baptême du feu, la stratégie du NPA n'avait pas suffisamment pris en compte les caractéristiques de son électorat, plus jeune, plus populaire, moins convaincu par l'acte électoral. Le NPA a été handicapé par la proximité de l'élection avec son congrès fondateur: ses militants étaient beaucoup mobilisés en interne sur la réussite du lancement du mouvement. Il s'est par ailleurs investi dans le soutien actif à la mobilisation sociale, notamment au mouvement du LKP en Guadeloupe. Dans un premier temps, la campagne « classique » a été mis au second plan, alors qu'il fallait redoubler d'efforts compte tenu de la tentation abstentionniste qui était grande dans son électorat potentiel. A l'inverse, le Front de gauche est parti plus tôt, a fait une campagne plus classique, et a mobilisé dans la durée. Cela s'est vu dans les sondages d'intentions de vote (le Front de gauche part à 4% en février et finit à 6% au mois de juin). 

Pourquoi le NPA, parti à 8-9% dans les sondages, finit-il à 5%?

Les Français se sont peu passionnés pour cette campagne. Les premières intentions de vote accordent la part belle aux têtes d'affiches médiatiques clairement identifiées en résonance avec le mouvement social. Mais il y a eu un petit retard à l'allumage du côté de la campagne du NPA qui a laissé le Front de gauche monter en puissance. On peut penser qu'une partie de l'électorat du « non », qui avait pu voter Besancenot à la présidentielle, a décroché au profit du Front de gauche. Pour ces électeurs de la mouvance communiste élargie notamment, il y a eu comme un retour aux sources. En février, alors que la campagne n’a pas commencé, les scores à 8-9% du NPA étaient indexés sur la visibilité médiatique de Besancenot à ce moment-là. Ces électeurs disent qu'ils voteront vraisemblablement pour lui mais, plus l'échéance se rapproche, plus ils disent qu'ils n'iront pas voter. Ils ne se détournent pas du NPA, mais du scrutin. La solidité de l'électorat du NPA laisse donc encore à désirer. 

Que sont devenus celles et ceux qui ont voté pour Olivier Besancenot en 2007?

Une grande partie s’est abstenue… Parmi ceux qui se sont déplacés, à peine un électeur sur deux de Besancenot en 2007 a voté pour le NPA aux européennes, 17% pour le Front de gauche, 13% pour le PS et 12% pour Europe Ecologie. Donc 62% des électeurs de Besancenot en 2007 ont voté pour le NPA ou pour le Front de gauche. Les 17% qui ont voté Front de gauche ont probablement été attirés par sa thématique unitaire. 

Comment se répartissent les votes pour le NPA et le Front de gauche au niveau géographique?

Certes, il y a des zones de recouvrement et d'affrontement, où le PCF est implanté mais où le NPA se développe (agglomération de Rouen, Centre-Bretagne, Picardie, Nord-Pas-de-Calais). Mais il y a nationalement une répartition des zones de force. Le Front de gauche est dominant dans tout le sud de la France, notamment dans la circonscription Sud-Ouest grâce à l'apport de la campagne de Mélenchon, où le Front de gauche est nettement devant, en Ile-de-France et dans le centre (implantation ancienne). Même si, dans la Creuse, le sud de l'Indre et les périphéries de Limoges et Clermont, le NPA réalise des scores importants. Le NPA, quant à lui, devance très nettement le Front de gauche dans tout l'ouest de la France et également dans le Grand-Est. Dans certaines zones industrielles et ouvrières, sans implantation historique du PCF, le NPA fait des scores élevés : à Sochaux-Montbéliard (Peugeot et sous-traitants), Givet et Fumay (Ardennes), ou bien encore dans la région de Gandrange (Moselle) par exemple. Il y a donc une pénétration du NPA en milieu ouvrier. 

Les scores du Front de gauche semblent avoir été tirés par les « bastions » du PCF…

Le Front de gauche s'est appuyé sur des milieux où le PCF est encore fort. Du coup, il réalise des scores très variables, allant de 1% à 45% (dans certaines villes qu'il détient). En revanche, le NPA obtient un résultat beaucoup plus homogène (compris, grosso modo, entre 3% et 10%). Et c'est sans doute un enseignement pour le NPA: bénéficier d'une implantation locale, d'élus et d'un maillage du territoire est important dans une élection comme celle-ci. 

Propos recueillis par Thomas Mitch

Publié par marcelhic à 11:15:24 dans politique | Commentaires (0) |

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