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yvestag

rouge c'est la vie

Retour sur la mobilisation rennaise du 29 janvier | 30 janvier 2009

Quelques éléments de bilans à chaud ...
De la journée de mobilisation sociale à Rennes le 29 janvier


De  cette journée , on retiendra son caractère exceptionnel; non pas tellement par le nombre de grévistes (encore que par exempler les chiffres de l'éducation nationale sont élevés), mais surtout par le nombre de manifestants tant à Rennes qu'à St Malo (2000) Fougères( 1000) et Redon (2000 ?) Meme Vitré = 600. A Rennes, même les RG ont eu du mal à donner un chiffre, celui de 50 000 (35000 dit la CGT) pour un défilé de 2 heures ne me semble pas exagéré, en tout  cas au top des manifs  ( au niveau de la plus grosse de 1995  contre le plan Juppé et de celle entre les 2 tours des présidentielles contre Le Pen).


 En plus du caractère massif les autres principales caractéristiques me paraissent être :
·    Le retour important du privé dans la rue, avec l'automobile, la grande distribution, les télécoms...
·    Le retour massif de la CFDT dans la rue ( défilé de 40 minutes au bas de la Mairie)
·    Le retour de cortèges unitaires significatifs comme  la santé, les entreprises de Rennes Atalante, La Poste  avec des rassemblements préalables et pas mal de cortège mêlé ( citoyen) ...
·    Le leadership numérique de la CGT dans la rue qui se confirme.
·    Tous les autres cortèges syndicaux étaient assez minimes, notamment  celui de Solidaires (présence dans les cortèges unitaires).
·    Les cortèges politiques (avec pôle fixes)étaient réels -Le Ps n'a pas été jusqu'au bout de la manifs, seul le NPA l'a fait avec dynamisme) avec des tracts de LO AL CNT FA NPA ...
Plus anecdotique mais quand même  : le caractère foutoir, dû notamment à une mauvaise anticipation des directions des UD (la sécurité des manifestants n'était  pas assurée). Soulignons l'imagination  des pancartes avec une dominante anti Sarko forte.
Plusieurs AG se sont déroulées l'après midi, avec les enseignants de la FSU, avec  les étudiants de Rennes2  et les enseignants...pour débattre de la suite du mouvement. La réunion publique à l'appel des syndicalistes unitaires (une centaine de personnes avec une dominante Solidaires, très peu de CGT et de FSU) ne peut être un point de levier suffisant pour développer la nécessaire unité.


Une première leçon pour les déclinologues : la colère forte de la population avec qui il faudra compter;
Rappel du contexte
Deux caractéristiques ont marqué cette mobilisation :  son côté inédit avec un appel national  des 8 syndicats( confédérations et fédération), sur une plate-forme qui restait certes bien floue sur les revendications, mais  couvrait cependant le champ du refus de la politique de Sarko et de son gouvernement. Mais on a bien considéré que le caractère tardif de l'appel  à cette mobilisation, dû principalement à la direction de Cfdt, avait aussi comme fonction de limiter les possibilités de reconduction du mouvement. Ceci dit, la puissance de cette expression populaire, même si elle n'a pas bloqué la vie économique du pays, aura du mal  a rentrer dans le lit tranquille de la vie syndicale.


La rencontre unitaire prévue avec les 8 syndicats, risque de pas être à la hauteur de la colère et des exigences revendicatives exprimées. L'absence d'une plate-forme  unifiée principalement sur la défense des salaires avec un chiffrage ( 1500 € le smic et 300€ d'augmentation) et sur le refus des licenciements (pas de licenciement dans les entreprises qui font de profits, transparence des comptes ...), cela  pèsera sans aucun doute sur les capacités à construire une suite "tous ensemble pour gagner". L'heure de la grève générale n'a donc  pas sonné. Mais ...


Que faire maintenant ?
S'appuyer  sur le succès incontestable, comme  point de départ que devrait constituer ce 29 janvier " La peur a changé de camp "...
Construisons un mouvement unitaire de longue haleine, cela doit être notre objectif. Suscitons un maximum d'AG, de prise de paroles dans les entreprises. Rendons publiques des prise de positions de syndicats, de syndicalistes qui vont dans ce sens  . Et adressons les aux directions syndicales...


Chez les employés de l'automobile et les équipementiers, Il faut proposer une manifestation nationale contre les licenciements.
Bien sûr ce bilan et ces perspectives doivent être complétées et affinées. Par exemple Il est apparu dans certains secteurs chez les fonctionnaires qu'il était trop difficile de faire une journée de grève et donc que les manifs étaient plus visibles ' avec 1h de débrayage)...cela pose un problème pour un mouvement prolongé
 Yves Juin Rennes le 30 janvier midi
ecrit avant les décisions de l'ag de Rennes 2

Publié par marcelhic à 22:32:14 dans politique | Commentaires (0) |

BESANCENOT + 6 % | 29 janvier 2009

A gauche, prime à la contestation.

Juste avant le congrès de fondation du Nouveau Parti Anticapitaliste qui se tiendra du 6 au 8 février, Olivier Besancenot devient, pour la première fois, la personnalité dont les sympathisants de gauche souhaitent le plus qu'elle ait davantage d'influence dans la vie politique (62%, + six points depuis novembre 2008). Sa récente progression s'opère en premier lieu parmi les personnes peu diplômées et parmi les actifs de plus de 50 ans, aboutissant à l'homogénéisation de son audience au sein des catégories populaires.

La récente convocation d'Olivier Besancenot au commissariat de Nanterre dans l'affaire du centre de tri de Nanterre, sa présence au premier rang des manifestations en faveur des Palestiniens, et aussi la montée en puissance des attaques dirigées contre lui par divers leaders de droite, tous ces éléments ont renforcé sa stature de premier opposant à Nicolas Sarkozy. Le durcissement de son image depuis plusieurs mois n'a donc pas entravé la dynamique d'opinion en sa faveur. Ceci renseigne sur la modification de l'état d'esprit des Français qui s'opère à la faveur de la crise, et de la disponibilité de nombre d'entre eux pour un discours de contestation ra
dicale.

SONDAGE bva

Publié par marcelhic à 22:19:20 dans politique | Commentaires (0) |

50 000 manifestants a Rennes | 29 janvier 2009

"On ne veut pas payer la crise pour ceux qui l'organisent"

Dscn1079_2 GROSSE COLERE - Combien de manifestants à Rennes? Même les renseignements généraux en étaient réduits à “une estimation avec une marge d'erreur”. Alors? 20 000, 30 000, davantage? Retraités, enseignants, chercheurs, postiers, personnel hospitalier, salariés de la grande distribution ou de l'industrie automobile, intermittents: tout le monde s'accordait à constater qu'on n'avait pas vu pareil rassemblement dans les rues de la capitale bretonne depuis très longtemps. Paroles de manifestants.

Florence Defrance, 42 ans, a manifesté avec un groupe d'employés d'Equant, une entreprise sous-traitante de France Telecom.
“On ne veut pas payer la crise pour ceux qui l'organisent. On va supprimer des emplois dans notre entreprise comme dans l'ensemble du groupe France Telecom alors que ce groupe fait les plus gros bénéfices du CAC 40 et va sauvegarder la part qui revient à ses plus gros actionnaires. C'est révoltant. C'est aussi un problème qui dépasse les situations particulières et les réflexes corporatistes. C'est pour ça que les gens sont venus. Je pense qu'ils sont contents de se retrouver ensemble. Il y a un ras le bol qui ne date pas d'aujourd'hui. On est pressuré de toutes parts depuis longtemps et la crise n'est qu'un catalyseur du mécontentement”.

Dscn1077Enseignante dans une école primaire, Arianne, 40 ans, manifestante sandwich proclame sur ses cartons: “c'est nous les professionnels, écoutez-nous”.
“Nous sommes très inquiets pour l'avenir de l'école. Avec la suppression des Rased, il ne se passera plus rien pour les élèves les plus en difficulté et les gamins qui sont à la rue seront encore plus à la rue. Les programmes ont été alourdis et les horaires diminués. Sans aucune concertation. On n'a jamais vu ça. Les éditeurs des programmes étaient au courant avant nous de leur contenu. Avec d'autres instituteurs nous boycottons l'aide individualisée et le système d'évaluation nationale qui vise à mettre les écoles en concurrence et on nous retire des jours de salaires. Mais on fait celà pour les enfants, pas pour nos salaires justement comme on l'entend si souvent”.

Deux inspecteurs d'académie, la cinquantaine, manteau de laine sur le dos et chapeau sur la tête, sont également dans le cortège.
“Il n'y a pas que des mauvaises choses dans ce qui est proposé pour l'éducation nationale mais la manière dont c'est imposé, par l'injonction, sans dialogue, casse la dynamique d'amélioration des choses à laquelle les enseignants sont pourtant prêts à participer. Alors on comprend qu'ils soient découragés, qu'ils se sentent agressés. C'est hyper-chaud dans les écoles”.

Venue avec son bébé de trois semaines dans la poussette et son mari, Aude, 29 ans, est infirmière à l'hôpital psychiatrique Guillaume Régnier.
“On a divisé par deux les effectifs depuis que je travaille. En 2003 on était entre cinq et six par journée pour 25 patients. Aujourd'hui, on est trois ou quatre. On supprime les moyens pour achever petit à petit la fonction publique”.

Dscn1080Trois retraitées aux cheveux blancs emmitouflées dans leurs écharpes, sans cartons, ni slogans, marchent côte à côte.
“Pour nos enfants, pour nos petits-enfants, nous sommes contre toutes les réformes actuelles, toute cette injustice d'une politique qui prête  aux banquiers et où tout est fait pour le capital”.

“Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on en veut pas, de cette société là!”, scande un groupe de manifestants en passant devant la caserne des pompiers où les fusées sont aussi de sortie.

Juliette Cornée, 55 ans, déléguée CGT est vendeuse à Carrefour à Fougères.
“les salaires, le travail le dimanche, les temps de pause pas payés, les horaires éclatés dans la journée, les pressions sur les congés qu'on ne peut pas choisir, y'a un ras le bol de tout. On est en dessous du SMIC horaire. Après 30 ans de travail, je gagne 1100€ net par mois”.

Nadine Morvan travaille à l'agence ANPE de Rennes sud.
“On ne veut pas devenir la police des chômeurs. Avec la fusion avec l'Assedic, la notion de service public est gommé. Avec les sanctions qui tombent après deux refus “d'une offre raisonnable”, on cherche surtout à faire disparaitre les chômeurs des listes et on va augmenter la précarité. On n'est plus là pour informer, orienter, accompagner. Nous sommes devenus un formidable outil pour radier les personnes. Au final, il va y avoir de plus en plus de gens exclus de l'assurance chômage. Où seront-ils alors? Qui va répondre à leurs besoins? Que vous soyez jeune, vieux, chômeur, salarié, on n'est pas respecté. Les gens n'en peuvent plus.”Dscn1087_1

Thérèse, médecin-psychiatre, a bricolé sa propre pancarte. Côté pile: “les réformes aggravent la   crise”, côté face: “Sarkozy démission”.
“La baisse des postes dans la fonction publique, le paquet fiscal... Tout ce qu'il fait, c'est en faveur des ultrariches, les autres devront payer. Les franchises médicales pénalisent les patients, avec la réforme de la justice, la prise en charge des plus faibles va diminuer. Je suis médecin libéral et je suis solidaire de ce mouvement”.

La mobilisation a été très forte également à Saint-Brieuc, Brest, Quimper ou Lorient où les chiffres ont oscillé entre 12 000 à 15 000 manifestants. A Vannes, Morlaix, Lannion ou même Quimperlé et Pontivy, plusieurs milliers de personnes ont également défilé dans les rues.

Pierre-Henri ALLAIN

(Photos: Therez Boulbat

Publié par marcelhic à 21:39:53 dans politique | Commentaires (0) |

VOS SLOGANS POUR LES MANIFS DU 29 OFFERT PAR LE npa 35 | 28 janvier 2009

SLOGANS MANIFESTATION 29 JANVIER 2009
C'est pas à nous de payer cette crise là,
De l'argent, il y en a, dans les poches du patrona
t


Des milliards pour les banques et le patronat
On n'en veut pas de cette société là !


Nos vies, nos vies,
valent plus que leurs profits !


Ils cassent les acquis des salariés
Font des cadeaux aux plus privilégiés


Ils sont libéraux
Amis de Parisot
A bas ! A bas ! Fillon et Sarko
!


Du fric pour les facs,
du fric pour les lycées,
pas pour les flics
pas pour l'armée !


C'est pas le chômeurs
la cause du chômage,
c'est les patrons
et la loi du profit !
CAC 40, CAC 40, OUAIS, OUAI
S


Lycéens, étudiants, chômeurs et salari
és
C'est tous ensemble qu'on est visé
Lycéens, étudiants, chômeurs et salariés
C'est tous ensemble qu'on va gagner
Lycéens, étudiants, chômeurs et salariés
C'est tous ensemble qu'il faut lutte
r


Les salariés licenciés
les entreprises fermées
l'éducation cassée
C'est le capitalisme
Qui ruine, qui ruine
Qui ruine la société


Et 1 et 2 et 300 Euros !
CAC 40, CAC 40, OUIIS

_________________________________________
Aujourd'hui dans la rue
demain on continue !


Assez, Assez Assez d'cette société
Qui n'offre que le chômage
Et la précarité
Engraisse les actionnaires
Et vire les salariés.
Y'EN A ASSEZ ! ...


Y en a ras l' bol
De ces guignols
Qui ferment les usines,
Qui ferment les écoles


les salaries virés,
Les entreprises fermées
LES ACTIONNAIRES CHOYES
STOP !
INTERDICTION DES LICENCIEMENTS!


Les vieux dans la misère
Les jeunes tous précaires
On n'en veut pas de cette société là !


Tout est à nous, rien n'est à eux
tout ce qu'ils ont ils l'ont volé
partage du temps de travail
partage des richesses
ou alors ça va péter


C'est pas les sans-papiers,
C'est pas les immigrés,
C'est le capitalisme
Qui ruine, qui ruine,
Qui ruine la société !


C'est pas à l'Elysée,
C'est pas à Matignon,
C'est pas dans les salons
Qu'on obtiendra satisfaction,
C'est dans la rue
Et par l'actio
n !


Et à PSA, à La Barre Thomas, à Vistéon, A
Motorola, A l'hôpital, A Rennes...etc (à inventer)
Interdisons les licenciements

POUR PRENDRE CONTACT AVEC LES COMITES NPA D'ILLE ET VILAINE
Mel : npa.rennes@gmail.com
Adresse : NPA c/o LCR 21 bis bd de Chézy- 35000 RENNES


Sur l'air de la Carmagnole

1) Sarkozy et ses amis (bis)
font des reformes pour les nantis (bis)
patronat et banquiers ... n'sont jamais rassasiés
nous allons les chasser vive le son, vive le son
nous allons les chasser vive le son d'l'explosion
2)
ils remplissent leurs entrailles (bis)
de la sueur de notre travail (bis)
comme c'n'est jamais assez ... nous voilà licenciés
reprenons leurs profits, vive le son, vive le son
reprenons leurs profits vive le son d'l'explosion
3)
ils cassent les services publics (bis)
pour se faire faire toujours plus de fric (bis)
nous qui voyons plus loin, pensons à nos lendemains
imposons l'bien commun vive le son, vive le son
imposons l'bien commun vive le son d'lexplosion
4)
PSA, Doux, motorola (bis)
Visteon, La Barre Thomas (bis)
ils extorquent la plus-value...puis licencient à tout va
Interdisons les licenciements vive le son, vive le son
Interdisons les licenciements vive le son d'l'explosion
5)
ils jouent en bourse nos deniers (bis)
C'est les profits en premiers (bis)
Mais on peut pas l'moraliser, il faut l'éradiquer
Mort au capitalisme vive le son, vive le son
Mort au capitalisme vive le son d'lexplosion
6)
Nous avons une arme pour gagner (bis)
Oui c'est la solidarité (bis)
tous unis dans la grève ... leur victoire sera brève
Une bonne grève générale reconductible, reconductible
Une bonne grève générale vive le son d'l'explosion

Publié par marcelhic à 22:43:07 dans politique | Commentaires (0) |

UN SUPER JEUDI ROUGE | 27 janvier 2009

Grève du 29 janvier : censurons Sarkozy dans la rue !

MANIF9.jpg

La crise du système capitaliste ne fait que s'accentuer. Désormais, aucun pays n'est épargné, des États-Unis à l'Inde ou même la Chine. En France, la récession s'accentue, les licenciements explosent, le chômage partiel se développe, les baisses de salaires se multiplient et le gouvernement continue, aux forceps, sa politique réactionnaire. En privatisant les derniers services publics, comme ceux de la santé ou de La Poste, en poursuivant les suppressions massives d'emplois dans la fonction publique, et en voulant toujours faire travailler plus pour gagner moins...

Dans ce contexte, pour prétendument sauver les emplois, le gouvernement continue à donner des millions d'euros aux banques et aux entreprises. Et pourtant, les 40 principales entreprises françaises cotées en Bourse s'apprêtent à annoncer 94 milliards d'euros de bénéfices pour l'année 2008 ! À peine moins qu'en 2007, mais beaucoup plus que toutes les années précédentes. Au total, en cinq ans, les bénéfices dépassent les 400 milliards d'euros ! Parmi ces 40 principales entreprises : les banques, à qui l'État garantit aujourd'hui, sous prétexte de crise, 360 milliards ; PSA ou Renault, qui vont toucher 40 milliards d'aides et qui licencient par milliers ; Arcelor Mittal, qui fait 10,5 milliards de profit (+ 40 % par rapport à 2007) et qui licencie 1 500 salariés ; Total, etc.

Les dividendes qu'ils vont distribuer à leurs actionnaires sont en telle augmentation que les patrons s'inquiètent de ce que les salariés se mettent à penser que, pendant qu'ils se serrent la ceinture, les aides de relance de l'État vont directement dans les poches des actionnaires. Le patronat et le gouvernement veulent faire supporter tous les frais de la crise à l'ensemble de la population et du monde du travail.

Les gouvernements de droite comme de gauche nous disaient, hier, que les bénéfices d'aujourd'hui créeraient les emplois de demain. Ils ont servi à la spéculation : 80 milliards des profits de 2006-2007 ont été distribués aux actionnaires, qui les ont placés dans la finance. On nous disait que, si on acceptait les licenciements, le blocage des salaires, la précarité, la dégradation des conditions de travail, la bonne santé des entreprises serait garantie. Cela a juste provoqué la crise financière, l'arrêt de l'activité économique, les licenciements massifs et les baisses de salaires.

Sarkozy a beau faire le fanfaron et dire que « quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit », Darcos a dû reculer devant la grève des lycéens et des enseignants. Lui-même s'énerve contre les cheminots victorieux de Saint-Lazare, qui défendent l'emploi et la sécurité des usagers. Pour faire taire la contestation sociale, le gouvernement choisit de la criminaliser. Le Droit au logement (DAL) a été condamné à 12 000 euros d'amende pour sa défense des sans-abri. Trois postiers, Yvon Mélo, Gaël Quirante et Olivier Besancenot, ont été convoqués au commissariat après une plainte d'un cadre de La Poste, à la suite de la mobilisation sociale. Partout où on se bat, il y a des mises à pied, des licenciements. Sarkozy multiplie les invectives et il s'efforce de resserrer autour de lui la télé, les juges et ses députés, qui viennent de refuser de voter le travail du dimanche, une autre promesse électorale. Le gouvernement veut faire des exemples, parce qu'il a peur de la jonction des multiples conflits traversant le pays.

Dans ce contexte, la journée de mobilisation et de grève nationale du 29 janvier, appelée par l'ensemble des organisations syndicales, doit servir à la convergence de toutes les résistances et des luttes qui existent dans le pays. Elle doit être la première étape de préparation d'une grève générale pour augmenter les salaires, interdire les licenciements et embaucher dans les services publics en prenant sur les profits. Il faut que cette journée soit un véritable succès, que nous soyons des millions en grève et dans la rue. Partout, dans toutes les entreprises et les secteurs d'activité du privé comme du public, il faut gagner la grève.

Certes, une seule journée d'action ne suffira pas à faire reculer le patronat et le gouvernement. Mais elle leur montrera que nous refusons de payer leur crise. Et que, demain, nous pouvons être encore plus nombreux. Cela montrera aussi aux dirigeants des grandes organisations syndicales qu'ils doivent préparer tous les salariés à la contre-offensive nécessaire sur une véritable plateforme revendicative.

Le 29 janvier doit être le premier acte d'une mobilisation destinée, à chaque étape, à entraîner dans la lutte de nombreux salariés, à redonner confiance à ceux qui ne croient plus à la capacité du monde du travail à faire bouger les choses. Ce n'est qu'en bloquant l'économie que nous nous ferons entendre. Dans les manifestations, doivent converger les salariés en grève, celles et ceux qui défendent l'école publique, les emplois, qui se battent pour le droit au logement ou les droits des sans-papiers, toutes celles et tous ceux qui ont à affronter la politique de Sarkoz

Publié par marcelhic à 22:09:53 dans politique | Commentaires (0) |

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