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yvestag

rouge c'est la vie

"Il y a une réelle dérive par rapport à cette liberté d'opinion | 28 juin 2008

societe pris dans rennesinfonet

"Il y a une réelle dérive par rapport à cette liberté d'opinion "

Collectif de soutien aux sans-papiers Rennes rassemblement

Suite à la plainte déposée par le Ministère de l'Intérieur contre le Collectif de soutien aux sans-papiers, un rassemblement était organisé cet après-midi, afin de sensibiliser sur les actions d'un gouvernement qui "après avoir durci les rapports avec les personnes en situation irrégulière, durcit désormais les rapports avec les personnes qui les soutiennent."

 

"Une enquête préliminaire est en cours. En fait, la police veut les noms des animateurs du collectif."  Sur la place de la Mairie cet après-midi, un rassemblement était organisé afin de sensibiliser et de médiatiser  la procédure du ministère de l'intérieur menée contre le Collectif de soutien aux sans-papiers. Au delà des différentes associations et partis présents (UDB, PCF, LCR, Les Verts, Les Socialistes, MRAP, syndicats... ), ils étaient ainsi environ 350 à être présents et écouter les revendications du Collectif et de leurs soutiens.

 

 

Une plainte a en fait été déposée par le ministère de l'Intérieur contre le collectif pour "diffamations et injures publiques contre un corps contitué de l'Etat", à savoir la Police aux Frontières, suite à la diffusion de trois  tracts. La police a donc ensuite voulu obtenir des noms, sans succès. La Maison Internationale de Rennes a également été sollicitée puisque le Collectif organise des réunions dans ses locaux. " Elle n'a  pas donné de noms, explique Jérôme*. Ce n'était pas son rôle. Mais pour la décharger des pressions auxquelles elle devait faire face, on a pris contact avec la police judiciaire. "

 

 

Les auditions s'enchaînent

 

Une rencontre avec la PJ est finalement organisée dans le cadre "d'une audition de prise de contact." " Ces auditions devaient être rapides, de trente minutes environ, elles auront finalement duré deux heures chacune, plutôt à charge, questionnant sur les opinions politiques.  Et là, il y a une réelle dérive par rapport à cette liberté d'opinion. "

 

 

Ce que ne comprend pas Jérôme, c'est que "deux personnes ont ensuite été convoquées et auditionnées, sans que l'on sache pourquoi. La police judiciaire a utilisé des images pour identifier des personnes présentes lors d'actions. Il y a également des personnes qui ne sont pas du collectif qui ont été approchées et à qui ont a demandé de donner des noms. Ils sont même allés jusque Montpellier afin  d'interroger le propriétaire du site du Collectif, qui n'a pourtant rien à voir là-dedans...

 

 

Une enquête qui peut durer six mois

 

 

Le maire de Rennes Daniel Delaveau, également présent, ne goûte que très peu à la politique nationale actuelle. "Je suis ici cet après-midi car je veux témoigner de ma solidarité et de mon soutien en faveur du Collectif de soutien aux sans-papiers. Je veux aussi protester contre la politique nationale de l'immigration. Je pense qu'il faut prendre au sérieux les questions d'immigration. Mais il faut traiter dignement les personnes en situation irrégulière."

 

 

Mardi prochain, une nouvelle audition aura lieu, à 14h15. Du côté du collectif, on demeure toujours dans le flou concernant les suites de l'enquête. "On ne sait pas si l'enquête aboutira, sachant qu'elle peut durer six mois, précise Jérôme.  Le contexte peut jouer beaucoup. Une chose est sûre, après avoir adopté une politique de répression avec les personnes sans-papiers, comme on l'a vu à Vincennes, le gouvernement décide désormais de durcir les relations avec les personnes qui les soutiennent. "

Publié par marcelhic à 19:35:30 dans politique | Commentaires (0) |

greve générale | 25 juin 2008

Publié par marcelhic à 22:47:39 dans politique | Commentaires (0) |

CARHAIX CARHAIX RESISTANCE | 24 juin 2008

CH de Carhaix, Lundi 23 juin : rassemblement d'un millier de personnes

Publié le 23 juin

Près d'un millier de personnes se sont une fois de plus retrouvées dans l'enceinte du Centre hospitalier. Pas besoin de compter les troupes, elles sont au complet, déterminées comme jamais ! Il semble que le coup du mépris effectué par le préfet (il a laissé le soin à son secrétaire général de recevoir samedi la délégation d'élus), ajouté à l'excès de zèle des tout jeunes gardes-mobiles, n'ait pas reçu un bon écho auprès de la population. Ces jeunes gens casqués ont chargé méchamment, comme si en face se trouvait un bataillon d'artillerie lourde.

"Non, Messieurs, devant vous, il n'y avait que des citoyens venus une nouvelle fois demander qu'on rétablisse des droits qu'ils estiment légitimes : pouvoir accéder aux soins au Centre hospitalier carhaisien. A une demande légitime, clairement formulée, vous répondez par des coups de matraque. Mais quels chefs avez-vous donc ?"

Fermez le ban ! La population n'accepte pas un tel déchaînement de violence. Elle l'a fait savoir une nouvelle fois lundi soir en applaudissant à tout rompre les différents orateurs qui racontaient la dure journée passée samedi à Quimper. Cette population, unie et soudée, a décidé de poursuivre la lutte. Les différentes actions prévues dans les jours à venir vont le prouver. Avant qu'une autre semaine ne débute, fin provisoire du bal samedi prochain, à Quimper comme se doit. Pique-nique au pied de la cathédrale et promenades habituelles sur les quais de l'Odet.

Quant au Tour de France (dont le départ sera donné le samedi 5 juillet à Brest), il pourrait très bien connaître de nombreuses pauses non programmées. "Ma tronçonneuse sait très bien couper les arbres" a lancé quelqu'un dans la foule. C'est sûr que si le parcours est truffé d'arbres allongés sur le bitume, l'arrivée de la première étape à Plumelec se fera au clair de lune. Espérons pour ce TDF qu'un moratoire soit obtenu avant son départ et qu'un médiateur soit nommé rapidement

Publié par marcelhic à 19:00:28 dans politique | Commentaires (0) |

prendre un carton , oui mais c'est pour la Patrie | 17 juin 2008

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(chorus : « On oubliera le pouvoir d'achat, ainsi que les grèves des transports, vous allez prendre des cartons rouge / mais ce sera pour la patrie / Si tu en vois encore un qui bouge / Surtout si c'est Matterazi / Rappelle toi ce qu'il à dit à Zidane / Et qu'à cause de lui, ça a été la loose »)

Publié par marcelhic à 18:19:39 dans politique | Commentaires (0) |

Ce qu'ils veulent, c'est la mort de France 3 | 14 juin 2008

Ce qu'ils veulent, c'est la mort de France 3"

france 3 ouest rennes Jean-François Téaldi

Ce vendredi après-midi, une assemblée générale des salariés de France 3 Ouest s'est tenue autour de Jean-François Téaldi, représentant de l'intersyndicale de l'audiovisuel public. En effet avec la remise en cause de la publicité sur les chaînes publiques, l'avenir de France 3 s'assombrit. En région, on risque aussi de payer les frais de ces décisions politiques.

 

 

 

14h30, au siège de France 3 Ouest, l'ambiance est pesante. Le hall de France 3 Ouest, avenue Janvier, s'est transformé en un lieu privilégié pour une assemblée générale. Regroupés autour du journaliste Jean-François Téaldi, délégué CGT et représentant de l'intersyndicale de l'audiovisuel public, monteurs, techniciens, journalistes... écoutent attentivement.  

 

En ce début d'après-midi, le syndicaliste est descendu dans les locaux de France 3 Ouest pour une raison précise : mobiliser les troupes. En effet, une manifestation est programmée le 18 à Paris pour "sauver le service public audiovisuel". Une date qui n'a rien d'innocente. La semaine suivante, Jean-François Copé remettra le rapport que Nicolas Sarkozy lui a commandé sur la disparition de la publicité sur les chaînes publiques.


 

 

France 3 sans pub et sans sous


 

 

« Supprimer la pub, c'est sûr, c'est super pour le téléspectateur. Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'alternative de co-financement. Il nous reste quoi ? La pub sur le net ? Il y a deux mesures que nous proposent Copé. Tout d'abord, une taxe sur les fournisseurs d'accès Internet et ensuite une taxe sur la pub des chaînes privées... » Déjà sceptique sur le fait que la commission européenne valide ces taxes-ci, le syndicaliste sort sa calculette. « La disparition de la pub, ça nous fait un manque à gagner d'1,2 milliards d'euros. Ces taxes là, rapporteront respectivement 221 et 33 millions d'euros à la chaîne... »


 

« On prévoit 1000 licenciements »

 

 

« On nous dit que l'on va régionaliser ! Mais comment on régionalise ? Fini le national ! On casse notre colonne vertébrale, notre identité. Il n'y aura plus que quatre à cinq heures de programmes nationaux. », ressort Jean-François Téaldi. 

Le journaliste prédit déjà la privatisation de France 2 et la suppression du 19-20... Mais le problème ne se joue pas que dans les bureaux à Paris. « On va passer de treize à sept régions. Bizarrement, on passerait à sept régions comme les sept grands groupes de la presse quotidienne régionale ! Juste avant, on nous demandait davantage de partenariat avec eux. Ce n'est quand même pas un hasard ! ».

La cinquantaine de salariés de France 3 réfléchit : « Ca voudrait dire qu'on ferait une édition englobant la Normandie ? » « Ici, attendez-vous à voir Ouest-France dans France 3 ! »


  

 « Si l'on a moins de journaux, moins de financement, on aura moins de postes. »


 

 

« Rappelez-vous en 93-94, on était dans la même situation. L'année suivante, on avait 400 licenciements. Aujourd'hui, dans les conditions actuelles, on prévoit 1000 suppressions de postes ! Environ 600 départs volontaires et 400 licenciements secs», prédit l'intersyndicale.

L'explication ne tarde pas : « Quand on a des problèmes, où est-ce qu'on tape ? Dans la masse salariale et on met en place un plan de restructuration. Si l'on a moins de journaux, moins de financement, on aura moins de postes... »

Lorsque ce sont près d'un millier de postes qui sont prêts à être passés à la trappe, difficile de croire que les régions comme la Bretagne ne soient pas touchées. « On a des équipes lourdes. On va à deux ou trois sur le terrain quand d'autres le font seul. A France 3 Ouest, 60% des dépenses passent dans la masse salariale. On nous dit qu'il faut trouver un équilibre, tendre vers une nouvelle génération de journalistes". Bref, moins de journalistes sur le terrain et des reconversions en cascades.

 

 

France 3, bientôt à la botte de l'Etat ?


 
 

Les syndicats de journalistes soulèvent le problème de l'indépendance, qui risque d'être remise en question. « On va être soumis à l'Etat. Les taxes qui vont être prélevées pour faire vivre le service public, la redistribution, se feront à leur bon vouloir ».

Un autre sujet est pointé : celui de la constitution du Conseil d'administration de France Télévision. « Dans le Conseil d'administration, sur les douze représentants, huit seront issus du marché privé ! Un neuvième sera une personne issue de la direction du développement des médias, qui est à la botte du premier ministre. Pire, cette personne aura même un droit de veto ! »

 

Jean-François Téaldi conclut froidement : « Ce qu'ils veulent c'est la mort de France 3, ne vous laissez pas avoir ! ». A France 3 Ouest, on essaye de mobiliser le maximum des 150 salariés pour aller fouler le pavé de la capitale le 18. Ultime tentative pour changer les lignes du projet qui peuvent encore être changeables...

Benjamin KELTZ Rennesinphonet

Publié par marcelhic à 19:37:00 dans politique | Commentaires (0) |

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