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Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, appelle de ses voeux une grève générale pour obtenir des augmentations salariales et contrer les "mauvais coups" du gouvernement. /PhotoDésormais dans le trio de tête des personnalités de gauche, Olivier Besancenot appelle de ses voeux une grève générale pour obtenir des augmentations salariales et contrer les "mauvais coups" du gouvernement.
À la veille de deux jours de grèves et de manifestations, les 15 et 22 mai, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) estime que les difficultés de Nicolas Sarkozy avec sa propre majorité peuvent fournir "la clé d'une mobilisation sociale victorieuse."
"Il n'y a pas de fatalité dans l'air. La seule célébration qu'on a envie, nous, de faire de mai 68, c'est expliquer que mai 68, c'était avant tout une grève générale", dit-il dans une interview à Reuters.
Le facteur révolutionnaire, qui a conforté son poids politique à la gauche du PS après son passage à l'émission "Vivement dimanche" où il a réuni 1,8 à 2,7 millions de téléspectateurs, ne souhaite pas s'attarder sur sa performance.
Il souhaite surtout retenir le fait d'avoir permis à des gens qui n'ont jamais la parole de s'exprimer et semble pressé d'en revenir aux fondamentaux: les luttes sociales.
"Il ne s'agit pas d'invoquer un mouvement social exceptionnel de façon incantatoire, mais de militer pour", explique-t-il dans le discret local de son organisation à Montreuil, près de Paris.
Sur l'appel à la grève générale, Olivier Besancenot est "à 100% d'accord" avec Arlette Laguiller, sa "rivale" de Lutte ouvrière.
Il souligne qu'en février 1968, les patrons jugeaient tout à fait impossible d'augmenter les revenus de 30%. Et qu'au mois de juin 1968, "les mêmes patrons ont été obligés de reconnaître qu'augmenter les revenus de 30% c'était finalement envisageable."
300 EUROS D'AUGMENTATION
"Pourquoi ? Parce qu'entre-temps, il y a eu des millions de grévistes. À un moment donné, une grève générale est capable d'arracher beaucoup plus de choses même parfois que les gouvernements de la gauche institutionnelle qu'on a pu avoir au pouvoir", dit-il.
Il évoque la mobilisation plus récente du printemps 2006 contre le Contrat première embauche (CPE).
"Il y a eu deux fois trois millions de personnes dans la rue et c'est la rue qui a fait retirer cette mesure", dit-il en regrettant qu'une partie de la gauche en vienne à "dénigrer l'histoire des luttes sociales."
La LCR prône une augmentation générale de 300 euros net par mois pour 85% de la population, c'est à dire les personnes vivant avec moins de 2.000 euros par mois.
Pour Olivier Besancenot, il s'agirait tout simplement pour ces derniers de récupérer l'argent qui est pris chaque année dans leur poche pour allouer "des subventions aux grandes entreprises et faire des cadeaux fiscaux aux plus riches", soit "les 6% ou 7% de la population qui détient la majorité des richesses de ce pays."
Une somme que l'ancien candidat à la présidentielle chiffre à 165 milliards d'euros.
Il voudrait parallèlement que les salaires soient indexés sur les prix, comme c'était le cas jusqu'au début des années 80. "À ma connaissance, les capitalistes n'allaient pas se réfugier en Suisse pour autant", dit-il.
Olivier Besancenot ne croit que le mouvement lycéen contre les suppressions d'emploi dans l'Education soit en passe de s'essouffler et voit une opportunité pour le mouvement social dans les discordes actuelles de la majorité de droite.
"Le temps de l'unanimité réunie comme un seul homme derrière (Nicolas) Sarkozy est passé", prédit-il.
"Il y a des voix discordantes, on les regarde avec un oeil bien attentionné. Autant exploiter les divisions de nos adversaires. Le fait qu'un gouvernement soit pris en tenaille, ça peut être la clé pour des mobilisations sociales victorieuses", avance-t-il.
Quand on l'interroge sur les voix au Parti socialiste qui, tel Manuel Valls, préconisent l'abandon du nom "socialisme", Olivier Besancenot n'est pas surpris.
"Le PS aujourd'hui se reconnaît dans l'économie de marché, le dit ouvertement, l'assume."
Pour Olivier Besancenot, "c'est surtout à rebours de l'Histoire." "Ils expliquent qu'il faut abandonner les idées socialistes au nom de la modernité. Or, la modernité de l'économie de marché et du système capitaliste, nous on ne la voit pas trop, si ce n'est une société qui vieillit, en pleine crise et en pleine tourmente financière et économique."
Publié par marcelhic à 19:25:39 dans politique | Commentaires (0) | Permaliens
avant celle du 22 mai
Publié par marcelhic à 18:59:50 dans politique | Commentaires (0) | Permaliens
Hier les FRANCHISES, aujourd'hui les RETRAITES,
avec l'allongement à 41 ans, puis 42 ans de la durée de cotisations !
Notre protection sociale est en danger !
Nous nous sommes battus pour la gagner !
Nous nous battrons pour la sauver et la développer !
La réforme des régimes spéciaux de retraite, la poursuite en 2008 du plan Fillon pour allonger à 41 ans, puis 42 ans la durée de cotisations et diminuer le montant des retraites, l'instauration des franchises médicales, la casse du service public de santé procèdent d'une même logique de régression sociale : il s'agit de détruire les dispositifs de solidarité imposés aux employeurs pour laisser le champ libre aux assurances privées et aux fonds de pension.
C'est 50 ans de protection sociale qu'ils veulent démolir !
La réforme des retraites va aggraver la situation des futurs retraités et en aucun cas, résoudre quoi que ce soit. Trois salariés sur quatre se demandent à quel âge ils pourront partir à la retraite et pour toucher combien.
Le gouvernement veut allonger à 41 puis 42 ans la durée de cotisation et baisser le niveau des pensions. Il veut annuler les dispositifs de départ anticipé pour carrière longue et aggraver le système de la décote.
Le MEDEF réclame que l'âge légal de départ à la retraite soit reporté à 62 ou 63 ans. Il exige aussi que les cotisations des employeurs soient revues à la baisse. Leur projet commun est de livrer notre système solidaire basé sur les salaires à la finance et à la spéculation.
Franchises médicales, déremboursements et dépassements d'honoraires :
ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an.
Et pour 900 000 personnes, cela atteint même 1000 euros !
Avec les franchises, les malades paient pour les malades. C'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la sécurité sociale.
Casse du service public de santé :
L'actualité est particulièrement fournie en fermeture d'unités de soins, de maternités, de service d'urgence ,...
Cette politique, formalisée par le rapport Larcher, est menée au profit de la médecine privée à but lucratif .
Ces remises en cause anti-sociales ont une cohérence globale qu'il faut expliquer et combattre.
Protection sociale
Comment , pourquoi ?
CONFERENCE-DEBAT
LUNDI 26 MAI, à 20 H
SALLE du CHAMP de MARS
Cours des Alliés à Rennes
avec Gérard FILOCHE
INSPECTEUR DU TRAVAIL
Syndicaliste, spécialiste des questions d'emploi et de protection sociale
Premiers signataires : ATTAC, les Etats Généraux de la Santé et de l'Assurance-maladie (EGSAM), UGFF-CGT, FSU, SLB Skol-Veur, Solidaires, les Verts, LCR, UNEF, CNT ....
Publié par marcelhic à 18:48:33 dans politique | Commentaires (0) | Permaliens
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