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Le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, a traité l'ancienne députée du Rhône Anne-Marie Comparini de "salope", dans un reportage diffusé mercredi par la chaîne lyonnaise TLM.
Dans ce reportage consacré aux premiers pas parisiens des députés du Rhône nouvellement élus, Michel Havard (UMP) et Pascale Crozon (PS), on voit Renaud Muselier, député des Bouches-du-Rhône, présenter M. Havard à Patrick Devedjian en lui expliquant qu'il a battu Anne-Marie Camparini.
Le secrétaire général délégué de l'UMP a adressé un communiqué, jeudi soir, pour regretter "son interjection déplacée". Patrick Devedjian "renouvelle toute son estime et son amitié" à l'ancienne députée UDF du Rhône. Il "déplore" également "la diffusion du Dailymotion d'images volées lors d'une conversation privée". Selon son entourage, "ces propos n'avaient aucune vocation à être diffusés".
Patrick Devedjian s'est entretenu dans la soirée avec Mme Comparini, selon cette même source. "Il souhaitait s'expliquer et s'excuser personnellement pour ses propos déplacés", a précisé une personne de son entourage.
TLM A PASSÉ OUTRE LA DEMANDE DE L'UMP
Plus tôt, le directeur d'antenne de TLM, Jean-Pierre Vacher, a expliqué que M. Havard, par ailleurs secrétaire général de l'UMP dans le Rhône, "était très gêné et nous a demandé de ne pas le diffuser, mais M. Devedjian savait qu'il était filmé, et nous trouvons assez déplorables de tenir de tels propos, donc nous l'avons laissé dans le reportage". Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Rhône, a, quant à lui, déclaré, dans un communiqué, qu'il "déplore de tels propos et réaffirme son estime personnelle à Anne-Marie Comparini".
Michel Mercier, sénateur et président de l'UDF du Rhône, a également condamné l'attitude de Patrick Devedjian. "Je condamne fermement ces propos inadmissibles. (...) Nous confirmons notre amitié et notre estime à Anne-Marie Comparini."
http://www.lemonde.fr/web/article/0...
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Publié par marcelhic à 21:31:02 dans politique | Commentaires (1) | Permaliens
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Collectif « Autres Chiffres Du Chômage »
28/06/07 Communiqué de presse
« CHIFFRES DU CHOMAGE : SORTIR DE L IMPASSE ! »
Malgré l'insistance des statisticiens de l'Insee et de la Dares, de leurs
syndicats et des associations de chômeurs, les pouvoirs publics viennent à
nouveau de publier pour le mois de mai 2007 des statistiques du chômage
dénuées de signification. Le taux de chômage officiel de 8,1% sous-estime
la réalité, qui se situe au moins un point au dessus : c'est ce qu'indique notre
estimation réalisée selon la méthodologie habituellement employée par
l'Insee. En tout état de cause, le débat sur le chômage et la précarité ne
peut plus continuer à se focaliser sur un seul indicateur, fût-il calculé
correctement : comme le demandent les « Etats généraux des chiffres du
chômage et de la précarité »1, la diversification croissante des formesd'insécurité sur le marché du travail oblige à compléter la mesure du
chômage par d'autres indicateurs. Rappelons qu'en 2005, selon ACDC, en plus
des 9% de chômeurs au sens du BIT, notre pays comptait 41% d'emplois
inadéquats au sens du BIT, soit 11,4 millions de personnes avec un bas
salaire, un contrat précaire, une situation de sous-emploi ou un travail
dangereux pour leur santé
2.1. L'Insee et la Dares viennent de publier le chiffre du chômage pour mai 2007,
qui s'établit à 8,1 %. Or, selon notre calcul, si la direction de l'Insee avait
respecté la procédure habituelle et recalé les estimations provisoires en
fonction des résultats de l'enquête Emploi de 2006, le taux de chômage fin mai
2007 s'établirait officiellement à 9% (graphique 1).
Depuis le début 2005, le taux de chômage officiellement publié, calculé en
violation des procédures normales, a reculé de 2 points, alors que notre
estimation officieuse, mais conforme à la méthodologie habituelle, montre une
baisse de seulement 1 point.
2. Cependant la réalité est probablement encore plus sombre : la dérive baissière
des chiffres de l'ANPE s'est sans doute poursuivie en 2007, notamment sous
l'effet de la montée en charge du suivi mensuel personnalisé des demandeurs
d'emploi et du renforcement des contrôles. C'est ce qu'indique la nouvelle
accélération du taux de radiations enregistrée fin 2006 (graphique 2). Autre
1
http://acdc2007.free.fr/egconclu.pdf2
Voir la note ACDC n°4, « Pour en finir avec le chiffre du chômage' », http://acdc2007.free.fr/acdc4.pdf2
élément allant dans ce sens, l'enquête Emploi de l'Insee montre une stabilité du
chômage au 1er trimestre 2007 par rapport à la fin 2006, selon la note deconjoncture publiée tout récemment par l'Insee. Le recalage de mars 2008
pourrait donc amener une nouvelle réévaluation à la hausse du chômage BIT pour
2007.
3. Les conjoncturistes de l'Insee confirment, en s'appuyant sur des résultats
inédits de l'enquête Emploi, les arguments que nous avançons depuis 6 mois3 pourexpliquer la baisse anormale du nombre d'inscrits à l'ANPE : « le taux
d'inscription des chômeurs à l'Agence a diminué régulièrement d'environ 0,75
points par trimestre depuis la mi-2005. Ce taux serait ainsi passé de 82% au
second trimestre de 2005 à 77% au premier trimestre de 2007 (...) La baisse du
taux d'inscription pourrait en partie être induite par les réformes de
l'indemnisation du chômage, mises en oeuvre à partir de 2003 (...) »4. Ils mettentégalement en cause, de façon feutrée, l'impact des changements de la gestion
des chômeurs par l'ANPE : « le classement des demandeurs d'emploi dans les
diverses catégories par l'ANPE peut évoluer d'une manière qui n'est pas
uniquement et pas systématiquement liée aux évolutions du chômage ». Ces
éléments confirment la qualité et l'utilité de l'enquête Emploi, seule référence
fiable pour mesurer le chômage dans notre pays, et qui devra, comme l'ont
indiqué les conclusions des Etats généraux, être le pivot du nouveau dispositif
d'observation du marché du travail que cette crise sans précédent rend
désormais inévitable.
4. Le Premier Ministre a créé le 20 juin une « mission pour faire le point sur les
modalités de calcul des chiffres du chômage »5. Cette mission des inspectionsdes Finances et des Affaires Sociales, dont on ne connaît pas encore les
membres, est supposée rendre fin juillet un rapport sur les seules statistiques
du chômage, à l'exclusion de toute réflexion sur les indicateurs complémentaires
pourtant aujourd'hui indispensables. On doit se féliciter du fait que pour la
première fois, le gouvernement reconnaît l'existence d'un problème avec la
« qualité de nos informations statistiques ». Toutefois, alors que se met en place
au CNIS (Conseil national de l'information statistique), sous la présidence de J.B.
de Foucauld (Inspecteur général des Finances), un groupe de travail prometteur
sur la « Définition d'indicateurs en matière d'emploi, de chômage, de sous-emploi
et de précarité de l'emploi », il est à souhaiter que la mission des inspections ne
cherche pas à clore prématurément un débat qui ne fait que s'ouvrir.
3
Voir notre note n°2, « Chômeurs et chiffres sous pression »,http://acdc2007.free.fr/ACDC2-Chomeurs_et_chiffres.pdf
4
http://www.insee.fr/fr/indicateur/analys_conj/archives/juin2007_f2.pdf5
http://acdc2007.free.fr/chomissi.pdf3
(1) Selon la méthodologie habituelle de l'INSEE, le taux de chômage est estimé de façon provisoire au mois le mois à partir
de l'évolution des statistiques de l'ANPE et est corrigé une fois par an avec les résultats de l'enquête Emploi, seule source
permettant d'estimer le nombre de chômeurs au sens du BIT. En ne procédant pas au recalage habituel en mars 2007, l'INSEE
a préféré accréditer les résultats issus des données de gestion de l'ANPE plutôt que ceux de sa propre enquête Emploi, qui
montre une stabilité du chômage en 2006.
(2) Estimation du taux de chômage qu'aurait publié l'INSEE s'il y avait eu le recalage en mars 2007. Le recalage s'effectue en
moyenne annuelle. De ce fait, recaler sur la moyenne annuelle 2006 conduit à modifier également le profil du taux de
chômage 2005. L'INSEE n'a pas publié tous les éléments nécessaires au recalage (nombre de chômeurs dans l'enquête emploi
2006, population active). Le taux recalé est donc estimé. Le recalage conduit à revoir à la hausse de 0,8 point le taux de
chômage à la fin 2006, donc à amputer de moitié la baisse du chômage estimée par les publications officielles de mi-2005 à
fin 2006.
Ce recalage est cohérent avec les résultats "non validés" de l'enquête Emploi 2006 qu'utilise Eurostat et avec les estimations
les plus crédibles, selon lesquelles les changements du mode de gestion des listes de l'ANPE et des politiques
d'accompagnement des chômeurs ont amené à "sortir" 200 à 300 000 chômeurs des listes de l'ANPE.
Les radiations à un niveau record fin 2006-début 2007
Publié par marcelhic à 21:27:13 dans politique | Commentaires (0) | Permaliens
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«Reprise en main».
Pour les deux syndicats, l'affaire est entendue : l'éviction de Bonnaud «ressemble [.] à un début de reprise en main politique des antennes» et reflète «un climat audiovisuel public qui donne tous les signes d'une allergie à l'esprit critique». Clin d'œil appuyé à Arrêt sur images, supprimée par France 5 la semaine dernière. Le pedigree du remplaçant de Bonnaud choisi par Schlesinger fait grincer quelques dents à la Maison ronde : Yves Calvi, présentateur de C dans l'air sur France 5 et de Mots croisés sur France 2. «Cette manie d'aller chercher des gens de télé», soupire un journaliste. Surtout, explique un autre, à cause de C dans l'air - diffusée chaque jour en direct à 17 h 30 sur France 5 -, l'émission de Calvi pourrait être enregistrée. Un tabou sur France Inter : «Une quotidienne, c'est en direct ; sinon, c'est de la viande froide.» Oui mais voilà, Yves Calvi est plus connu que Bonnaud, qui n'a pas réussi, comme c'est étrange, à battre ses rivaux : «Que mon émission n'arrive pas à concurrencer Ruquier et les Grosses Têtes, ça n'étonne que Schlesinger», grince Bonnaud.
Outre son cas personnel - il est cachetier à Radio France depuis six ans - et celui de ses collaborateurs, qui, comme lui, ne se sont pas vu proposer de nouvelle émission, Frédéric Bonnaud dénonce un changement sur la station : «Ce n'est plus France Inter la différence , mais France Inter la ressemblance . Déjà, au début de l'année, Schlesinger m'a demandé de faire un mélange entre les Grosses Têtes et le Masque et la plume. J'ai dit non. Et puis, on m'a demandé de faire des Ardissoneries , . On m'a dit que mon émission faisait trop France Culture. Mais moi, à côté de France Culture, je suis Philippe Bouvard ! Ce type, Schlesinger, n'est pas fait pour diriger France Inter.»
«Caporaliste».
Un Bonnaud n'arrivant jamais seul, Schlesinger est également en délicatesse avec la rédaction de France Inter. Depuis début juin, les assemblées générales se succèdent : «Juin, c'est toujours une période bizarre avec la préparation des grilles de rentrée et les amertumes des uns et des autres, explique un journaliste. Mais là, il y a une véritable montée en mayonnaise.»
Dans le collimateur de la rédaction, son directeur depuis février 2006, Patrice Bertin. Réputé pour son sens journalistique, il est également connu pour être peu doué pour les relations humaines : «caporaliste» disent les uns, «brutal» selon les autres. Au point qu'une motion de défiance lui a été décernée. Avant d'être annulée pour irrégularité de vote.
Sur le cas Bertin (qui n'a pas souhaité répondre à nos questions), Schlesinger (qui n'a pas donné suite à notre demande d'interview) veut nommer un «pacificateur» chargé de faire le tampon entre Bertin et la rédaction. Mais il faudra attendre : Schlesinger dit vouloir annoncer son choix le 20 juillet. En attendant et depuis une semaine, les journalistes demandent à rencontrer le président de Radio France, Jean-Paul Cluzel. Mais il est aux abonnés absents.
Publié par marcelhic à 21:57:59 dans politique | Commentaires (0) | Permaliens
TVA etcetera
Michel Husson, Politis n°958, 28 juin 2007Le débat sur la TVA sociale a bien écorné l'état de grâce. C'est parfait. Mais les ambiguïtés ne sont pas levées
par cette escarmouche, et Eric Besson n'avait pas tort de rappeler que Dominique Strauss-Kahn était luimême
partisan d'une telle mesure. Le même Besson prépare un rapport pour la fin juillet et le débat va
rebondir à la rentrée au sein de la commission créée à cet effet.
Voilà sans doute une occasion de réfléchir sur
les projets qui ont fleuri à gauche au cours des dernières années. Elles ont pour point commun de vouloir
financer la Sécurité sociale autrement que par la cotisation, sur la base d'arguments erronés.
La cotisation sociale reviendrait à taxer le travail et donc à défavoriser l'emploi par rapport à l'investissement.
Cet argument est aussi peu fondé que celui qui consiste à dire que l'on pourrait créer plus d'emplois en
baissant les cotisations sociales. Il se trouve que c'est exactement ce que les gouvernements successifs font
depuis 1993 pour un résultat à peu près nul sur l'emploi, mais assurément très positif pour les profits des
entreprises. Reprendre à son compte cette fable, c'est cautionner le postulat libéral selon lequel le coût du
travail trop élevé est l'une des causes principales du chômage. Ce n'est peut-être pas le meilleur moyen de
combattre l'hégémonie idéologique de la droite.
Une augmentation de TVA permettrait de freiner les délocalisations. Elle équivaut en effet à une dévaluation
puisqu'elle augmente le prix des importations sans toucher à celui des exportations. Mais c'est le coût du
travail, et non les prix du commerce extérieur qui détermine les décisions de délocalisations. Dire qu'une telle
mesure va dans le bon sens, c'est entériner la thèse libérale sur le coût excessif du travail en France. Cette
posture est d'autant plus absurde qu'il faudrait un taux de TVA de 50 %, plutôt que de 5 %, pour compenser le
différentiel de salaire avec les pays émergents. Ce protectionnisme à la petite semaine est donc sans commune
mesure avec les écarts de coûts salariaux qui existent entre les différents segments de l'économie mondiale.
Pour les mêmes raisons, un tarif extérieur commun étendu à l'échelle de l'Europe serait à peu près aussi
efficace que les réévaluations ridicules du yuan chinois. Jouer ainsi sur les taux de TVA revient à instaurer un
peu plus de concurrence à l'intérieur de l'Union européenne. Plutôt que de suivre l'exemple allemand, il
faudrait lui opposer une politique coopérative européenne visant à une taxation du capital harmonisée.
Un autre financement de la protection sociale permettrait, en changeant d'assiette, de taxer les profits
financiers. Mais, comme aurait dit M. de Lapalisse, le meilleur moyen de le faire, c'est encore d'augmenter la
fiscalité sur ce type de revenus. Et toute augmentation de la part des salaires dans le revenu aurait d'ailleurs
pour effet de mordre sur les revenus financiers.
La neutralité des basculements proposés - de la cotisation vers autre chose - n'est au mieux qu'instantanée.
Mais que se passe-t-il ensuite ? La vraie question est de savoir si on augmente le prélèvement global ou non,
pas de savoir comment on le calcule. Si on décide a priori de plafonner ce prélèvement ou de le reporter sur
les salariés, alors peu importe la formule, qu'il s'agisse de cotisation plus ou moins modulée, de CVA, de TVA,
de CSG ou d'élargissement de l'assiette. Sinon, il faut se demander quel est le mode de financement le mieux à
même d'accompagner la progression ultérieure des retraites et des dépenses de santé. La différence est ici
d'ordre politique et idéologique. Tout changement dans le mode de financement est un ralliement au moins
partiel aux thèses libérales selon lesquelles le coût du travail étant trop élevé, il faut l'alléger et ne plus jamais
charger la barque. La défense de la cotisation permet au contraire de ne pas renoncer à ce principe fondateur
de la Sécurité sociale : le droit à la santé et à la retraite font partie du salaire (Marx aurait dit du « travail
socialement nécessaire »). Si les dépenses correspondantes augmentent, elles doivent être couvertes par une
augmentation des cotisations. Toute autre formule revient à décharger les entreprises de ce financement
ultérieur et à faire sortir la couverture de ces droits sociaux de la définition du salaire décent.
S'il y a une leçon à tirer de la victoire de Sarkozy, c'est que tout projet politique a besoin d'une cohérence
idéologique solide. On ne refondera pas la gauche en la délestant des principes fondamentaux de la Sécu, ni
en s'épuisant à inventer des dispositifs à peu près aussi tordus que la TVA sociale. C'est une illusion de penser
qu'on peut contourner la question-clé de la répartition des richesses, grâce à d'habiles réformes du
financement de la protection sociale où le patronat ne verrait que du feu.
Publié par marcelhic à 21:56:45 dans politique | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par marcelhic à 10:37:52 dans politique | Commentaires (0) | Permaliens