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Dispute | 19 janvier 2006

Avant la dispute

J'écris sur l'ordinateur, pour mon blog ; ça commence par "évasion..." Quelques mots pour décrire le pouvoir de la musique, l'histoire de ma guitare. Papa crie : "tu me laisses l'ordinateur...!" Après, je comprends d'où vient ma violence, à moi. Ce sont ces gestes à lui, et le regard hautain de ma mère. Il s'approche de moi, distribue quelques claques et me pousse violemment avec ces bras forts et costauds.

Je m'effondre par terre ; mais je n'ai jamais peur. Je me défends seulement et je lui dis qu'il est stupide de me faire mal. Car, je n'ai pas mal. Mes bras me protègent, seulement il me suit, et il recommence tandis que je hurle - pour ça, j'ai de la voix ! -

"Tu me fais chier ! tu me fais chier ! tu me fais chier !" répète-t-il.

J'ai envie de dire :

"Alors laisse-moi partir de la maison !"

Mais, je crie :

" Le seul truc qui m'intéresse dans ma vie, tu me l'enlèves, j'étais en train d'écrire, papa, en train d'écrire ! Est-ce que je peux prendre 5 minutes du bon temps durant ma journée ! Je t'aurais donné l'ordinateur s'il n'y avait pas eu un problème qui m'a fait recommencer mon écrit"

Du coup, ce texte le remplace. Et je suis très déçue. Je ne supporte pas l'autorité de mes parents. Ni de mes professeurs. Ni de personne.

Je tiens à dire que j'ai seulement reçu quelques claques, je ne suis pas battue ;) mais je ne pardonne pas ça. Je n'ai jamais supporté ça. Et je ne supporterai jamais.

Dans ma chambre, j'ai enlevé mes posters, mes photos, mes souvenirs.

Une façon de tourner la page ?

Publié par Coralie. à 21:21:02 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (4) |

On change le décor | 17 janvier 2006

Coincée, timide, voilà ce que je suis...parmi les filles qui crient, hurlent, s'esclaffent sans arrêt. Nous sommes allées manger un kebab, déviant les portails verts qui se ferment et se referment, comme en prison. On veut changer de décors, s'isoler de ces murs blancs, de ces vieux professeurs qui rient :

"Vos essais, du vent, du vent ! Que c'est vide ! il n'y a rien !"

Au Kebab, j'adore le décor où l'on se croit dans un autre pays. J'adore la façon de servir le thé. J'adore sentir l'odeur de la friture quand nous avons faim. Après cela, une téquila paf, que j'ai avalé en deux temps, hésitante, ne sachant que faire du verre qui devait claquer contre la table. Moi, je préfère le Ricard, boire dans de vrais verres où l'odeur m'enivre déjà.

J'ai l'impression de voler au-dessus des corps, où d'être transparente, comme l'air. Cependant, la cigarette, l'alcool, mon sourire me rend plus présente. Je regarde les corps danser dans cette étroite voiture qui me secoue l'estomac. Qu'est-ce que je peux m'en foutre de ne pas être comme elles !

Pourquoi s'écrient-elles en apercevant un petit suçon dans le cou ? J'ai toujours eu l'impression que le suçon est tabou, mais que tout le monde en veut, en a...Et moi, je rougis, j'imagine que seule mon amoureuse a le privilège de toucher mon corps, et qu'elle est la seule à réellement me connaître. Certains de mes amis, bien sûr, le sont tout autant, capables de comprendre cette discrétion, mes pleurs, mes maux, mes craintes...C'est aussi avec ces Amis que je me sens moi.

Et puis, tout le monde est ébahi, car dans mon coin, malgré mes rêves, j'ai de bonnes notes.

Publié par Coralie. à 18:37:21 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (5) |

Joie soudaine | 16 janvier 2006

Avant, je n'aurais jamais cru en arriver là...à cette fougue, à la Passion qui unit deux femmes...Je voulais que ça m'arrive, oui, mais ça me semblait utopique. J'y pensais durant mes longues nuits seule, où d'ailleurs, les larmes inondaient les draps.

"Pourquoi ? Pourquoi j'aime les filles ? et pourquoi je n'ai personne...Avoir du plaisir toute seule me semble être sans intérêt maintenant. Je demande seulement ça, une petite amie et je serais heureuse. !"

Heureuse, oui. Depuis que mes week-ends me semblent être voyage, depuis que mes voyages semblent être des rêves. Je rejoins son corps dans la pénombre de la gare, et nous nous unissons pour le temps que l'on nous donne...une heure, un jour ou trois nuits...

Et, comme les week-ends où nous nous retrouvons, les week-ends où, sans rien faire, nos sourires et nos rires se croisent, je sentis encore cette joie soudaine.

Mais une bouteille de Ricard, qui gisait sur la table m'a demandé d'être bue. Et, le verre a la main, la colère monte. Le mal de ces derniers jours, la peur, les larmes, tout est sorti par ces deux verres. J'ai osé donné un coup, plusieurs mêmes, sur le corps de ma petite amie.

Je crois encore que Nos rêves sont identiques...même si je lui préserve encore une part de mes secrets. Un jour, on sera encore plus heureuses...Patience...

Publié par Coralie. à 18:37:31 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (5) |

Rêveuse | 12 janvier 2006

Courir, courir loin...Marcher au-dessus des nuages, comme j'en rêvais petite. Avant, je pensais pouvoir m'y poser délicatement, les nuages blancs me semblaient doux et développaient mon imagination ;

"Regarde Maman, regarde, c'est un ours, ah non, il bouge maintenant, on dirait la tête d'un petit garçon !"

Ce bout d'enfance m'est resté ; comme la peur le soir, dans la nuit. Je repense à ces bruits qui traînaient dans ma chambre, aux loups qui tentaient de rentrer par la grande fenêtre, et cette dernière, le soir, avait de gros yeux qui me fixaient.

Alors j'aimerais courir, courir comme pour m'enfuir de leurs têtes, de leurs pressions, de leurs cahiers, leurs notes, la compétition. Je reste sur ma chaise, transparente, fouillant ce tas de papiers...Je perds toujours tout.

Et par la fenêtre, j'imagine mon corps qui pourrait voler. Je fume seule, enviant les oiseaux, qui passent au-dessus de moi, comme pour me narguer. Eux, ils volent ; ils font ce que j'aurais toujours voulu faire ; sans essence, sans aide, juste mon corps.

Un jour, en faisant l'amour, j'ai cru que ça m'arrivait ; c'est étrange ? Vivement demain, deux jours avec celle que j'aime. Deux nuits à sentir son corps chaud contre le mien ; vite.

Deux jours sans Internet. Tant mieux, je n'étudie rien depuis.

Publié par Coralie. à 20:37:59 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (10) |

Au bord d'une rivière, rougie par le soleil | 11 janvier 2006

Au bord d'un rivière, ma peau, rougie par le soleil, laisse entrevoir l'immense bonheur qui...

Je craque. J'aimerais être oui, au bord d'une rivière m'endormant, la peau contre celle d'Emeline. Et si celle-ci, collée à moi venait à me demander un quelconque baiser, je lui offrirai ce qu'on peut tant donner lorsqu'on est amoureux. Seulement, le contexte n'y est pas. Ni le soleil qui auparavant me caresseait la peau, ni la lune qui nous inspirait, l'été.

Ici, les gens crient leurs douleurs et leurs larmes se déchaînent, semblables à des torrents. Quand ce n'est pas leurs cris que j'entends, je vois le sang sur la peau d'une amie.

Cette fois, mon visage a changé de couleur. J'ai demandé, pour être sûre de la réponse :

_Tu te scarifies ?

Oui, Coralie me dit-on. A dix-huit ans, on peut encore faire ça, on peut se donner une souffrance physique, on peut se déchirer la peau. Tant de souvenirs...

Demain, nous parlerons de tout ça. Je compte encore les jours sans ça, les jours où je ne m'autorise plus de me faire souffrir.

Je compte, moi qui déteste tant les maths...

Publié par Coralie. à 14:19:05 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (10) |

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