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Famille | 07 janvier 2006

Malgré un "Bac" blanc mardi, j'ai suivi mes parents à Bordeaux dans la préparation de l'anniversaire de mes grands-parents, en juin. Une envie de fuir la réalité, mon cafard, mon insomnie. Je pensais m'y amuser un peu...

Les rires s'enchaînaient, tandis que je pleurais derrière un mur. Je me disputais avec mon amoureuse, au téléphone. Une histoire qui paraît aussi stupide que délicate.

Puis, l'accordéon, la musique a pris les corps pour les faire danser. L'anniversaire sera un jour inoubliable. Bientôt, avec quelques autres artistes musciens de ma famille, nous jouerons Noir Désir.

Bonne soirée...!

Publié par Coralie. à 21:44:22 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (4) |

Mes mains brûlées | 06 janvier 2006

Petite, je vivais dans une vaste maison à étage, qui comportait un poèle à mazout. Mon père, soucieux en me voyant grandir et gambader petit à petit, construisait une belle barrière en bois.

Je ne marchais pas encore, et un jour de décembre, pour mes 13 mois, je décidai de me lever. Il ne restait qu'à la barrière, une couche de peinture, et elle serait enfin prête. Mais ma mère cuisinait et ne me vit pas plaquer mes deux mains sur la vitre du poèle.

Très vite, la douleur parvint à mes paumes, et d'après ma jeune mère, ce fut atroce. Elle ne savait que faire, et courut vers la pharmacie, paniquée, parmi mes pleurs et ma souffrance.

Cet incident me laissa deux cicatrices sur les paumes, et quelques jours après, pour Noël, je marchais. En grandissant, ces cicatrices devinrent des trous, deux petits trous très surprenant. Autour de cette "horreur", d'autres peaux plissées, mais encore sensibles au toucher, parcouraient mes paumes.

A l'école, ces "trous" suscitaient de nombreuses interrogations. Comment ? Pourquoi ? Depuis quand ?

" C'est laid ! "

disaient certains enfants qui hésitaient avant d'empoigner ma main, de la toucher ou de ne pas la prendre.

Après des rendez-vous chez un spécialiste de brûlures, je décidai de ne pas changer de peau. Il était question de greffe, mais non.

Ces cicatrices font partie de mon existence, et elles resteront ainsi.

Du moment que mes mains peuvent encore écrire...

Publié par Coralie. à 18:59:03 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (12) |

Au chocolat | 05 janvier 2006

Nouveau décès : Près de mon lycée, dans un bar, un beau-père a tué le fils de sa femme...de mieux en mieux...

je me sens un peu en week-end car demain, nous partons au salon de l'Etudiant. J'aimerais détendre l'atmosphère de cette classe.

Je m'ennuie. Je n'écoute rien. Je pense. J'écris.

Seules les cigarettes senteur chocolat, permettent de sortir de cet ennui. C'est très pratique ces cigarettes en chocolat pour faire des rencontres ; elles sont toutes noires et les gens crient :

"Ce sont des cigarettes du Sénégal ! C'est trop bizarre, lorsque tu touches tes lèvres, tu as le goût de sucre...mmh...C'est délicieux..."

Moi, je préfère les vrais cigarettes alors j'ai tout échangé.

Bonne soirée...bonne nuit.

Publié par Coralie. à 20:07:10 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (3) |

Le volant, la vie. | 04 janvier 2006

Journée peu intéressante...Les filles tristes laissent échapper quelques sourires crispés et timides.

Pour ma part, rendez-vous chez le mèdecin, une salle d'attente étroite, je n'avais ni livres, ni magazines...Maintenant, j'ai un peu peur de se que j'ai (rien de grave)

Mais j'ai peur...De perdre mon frère, ma petite amie, mes parents...Avec toutes ces mauvaises nouvelles, on a forcément peur de l'avenir...Ma mère ne m'aide pas à canaliser ses angoisses, elle a si peur de ce qui arrivera bientôt, un jour, dit-elle (longue histoire entres nous !)

Et puis, en voiture c'est pire. Je tiens le volant fermement. Avec mon père, ça crie. J'entends une voix : Tu as la responsabilité, imagine que tu les tues. Là, je panique, souvent, je cramponne fort le volant et serre les dents pour ne pas faire voir l'angoisse qui arrive. Le volant, la vie.

Comme le jour où...non...J'ai oublié.

Bon, je vais bien, il faut seulement que j'arrête de trop Penser.

Publié par Coralie. à 20:45:19 dans Oubli | Commentaires (4) |

Chagrinée | 03 janvier 2006

Ce matin, six heures, mon père vient me réveiller, et m'offre quelques biscottes pour un excellent petit déjeuner. Après quelques minutes, on suit le car qui part sans moi, et je cours vers lui pour rattraper. Comme nous faisons souvent.

Au lycée, la mélancolie vient me rejoindre. Nous toutes. Et puis, la professeur en pleurs nous annoncent deux décès. Celui du petit frère d'une fille de notre classe. Et celui d'une remplaçante qui occupait la place d'une surveillante. Je m'empare de mon cahier d'écriture (je n'avais pas écrit depuis des semaines sur celui-ci), bouleversée par les pleurs des victimes, pour échapper à la douleur qui s'installe soudainement dans la classe.

L'accident du petit frère a été terrible...140 kilomètres à l'heure, sans permis, une envie de plaire aux filles, la voiture est partie dans le décor. J'imagine les cris, les larmes, le sang qui coulait sur la peau des jeunes garçons...

Deux minutes de silence pour ce jeune homme...Les amies de ce garçon était derrière le véhicule, elles ont tout vu, tout entendu...J'avais mal pour elles, pourquoi avais-je mal ? Je ne le sais même pas, ce que je sais, c'est que j'ai pleuré.

Avant, je ne pleurais jamais.

Publié par Coralie. à 18:31:38 dans Oubli | Commentaires (7) |

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