Avant, je pleurais de n'avoir personne.
Un jour, je rencontrai une jeune fille sur Internet. Contrairement à toutes les autres, elle m'avait écrit un long mot. Attirée par sa facilité d'écriture et une certaine sensibilité, je fis de même. J'essayais de répondre à ces messages très rapidement ; je crois bien que nous parlions de tout et de rien dans ces longs mots. Nous écrivions sur notre passé amoureux, sur la politique, de vie, les peurs... Peu à peu, je ne pensais plus qu'à Ses mots doux qui m'arrivaient le soir. En classe, je me mis à lui écrire, longtemps, longtemps...
La rencontre se fit deux mois plus tard, pour la Toussaint. Lorsque le train parvint dans sa ville, mon coeur battait la chamade. Je n'avais qu'une envie, c'était de fuir, de courir vers une autre destination...Mais une jeune fille brune attendait, cachée entre le mur de la gare et la porte. J'ai su que c'était Elle, que je ne reculerai pas, que le premier jour serait celui qui déterminera notre avenir amoureux. Tout de noir vêtue, je voulais lui montrer que l'on peut toujours croire en l'Amour, je voulais la rendre heureuse.
On se dirigea vers un jardin, intimididées l'une l'autre. Je lui demandai si l'on se reverrait, avec angoisse.
_Oui, pour les vacances de Noël, me répondit-elle.
Je compris à ce moment-là que mes sentiments n'étaient pas seulement amicaux. Que je voulais la revoir, les samedis prochains..., les dimanches, que j'avais envie de la toucher, Elle...
Timides, nous avions du mal à nous rapprocher, à parler. On se revit les samedis d'après, malgré la distance, le manque de train. J'avais peur, je prenais sa main dans la mienne.
Maintenant se pose la question du "sérieux", de l'avenir. Moi, j'imagine, je l'aime.
Publié par Coralie. à 11:42:53 dans Voyages | Commentaires (12) | Permaliens
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