Courir, courir loin...Marcher au-dessus des nuages, comme j'en rêvais petite. Avant, je pensais pouvoir m'y poser délicatement, les nuages blancs me semblaient doux et développaient mon imagination ;
"Regarde Maman, regarde, c'est un ours, ah non, il bouge maintenant, on dirait la tête d'un petit garçon !"
Ce bout d'enfance m'est resté ; comme la peur le soir, dans la nuit. Je repense à ces bruits qui traînaient dans ma chambre, aux loups qui tentaient de rentrer par la grande fenêtre, et cette dernière, le soir, avait de gros yeux qui me fixaient.
Alors j'aimerais courir, courir comme pour m'enfuir de leurs têtes, de leurs pressions, de leurs cahiers, leurs notes, la compétition. Je reste sur ma chaise, transparente, fouillant ce tas de papiers...Je perds toujours tout.
Et par la fenêtre, j'imagine mon corps qui pourrait voler. Je fume seule, enviant les oiseaux, qui passent au-dessus de moi, comme pour me narguer. Eux, ils volent ; ils font ce que j'aurais toujours voulu faire ; sans essence, sans aide, juste mon corps.
Un jour, en faisant l'amour, j'ai cru que ça m'arrivait ; c'est étrange ? Vivement demain, deux jours avec celle que j'aime. Deux nuits à sentir son corps chaud contre le mien ; vite.
Deux jours sans Internet. Tant mieux, je n'étudie rien depuis.
Publié par Coralie. à 20:37:59 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (10) | Permaliens
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