Au bord d'un rivière, ma peau, rougie par le soleil, laisse entrevoir l'immense bonheur qui...
Je craque. J'aimerais être oui, au bord d'une rivière m'endormant, la peau contre celle d'Emeline. Et si celle-ci, collée à moi venait à me demander un quelconque baiser, je lui offrirai ce qu'on peut tant donner lorsqu'on est amoureux. Seulement, le contexte n'y est pas. Ni le soleil qui auparavant me caresseait la peau, ni la lune qui nous inspirait, l'été.
Ici, les gens crient leurs douleurs et leurs larmes se déchaînent, semblables à des torrents. Quand ce n'est pas leurs cris que j'entends, je vois le sang sur la peau d'une amie.
Cette fois, mon visage a changé de couleur. J'ai demandé, pour être sûre de la réponse :
_Tu te scarifies ?
Oui, Coralie me dit-on. A dix-huit ans, on peut encore faire ça, on peut se donner une souffrance physique, on peut se déchirer la peau. Tant de souvenirs...
Demain, nous parlerons de tout ça. Je compte encore les jours sans ça, les jours où je ne m'autorise plus de me faire souffrir.
Je compte, moi qui déteste tant les maths...
Publié par Coralie. à 14:19:05 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (10) | Permaliens
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