demain, ça sera le train, les vacances, dans les bras de celle que j'aime, l'oubli, la cuisine, un p'tit concert ?
Dommage que je ne possède pas Internet sur mon ordinateur portable, je n'aurais pas les nouvelles de mes préférés...snif...
ça va me faire du bien de partir encore, je ne fais plus rien chez moi, une fainéantise m'a envahi depuis le début de la semaine...je pars oublier...je pars...vite...j'ai fait des bêtises aujourd'hui...
au revoir...!
Publié par Coralie. à 22:28:55 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (1) | Permaliens
Une sorte de petit hommage.
A quinze ans, j'étais amoureuse d'une fille qui se prénommait Valérie. J'aurais tout fait pour elle. Je la regardais seulement ; on ne se parlait pas, on ne se connaissait pas. C'était bien ainsi, j'avais le bon côté de l'Amour. Il suffisait de la regarder et de s'imaginer ensemble. Je la frôlais, je la touchais, toujours très discrètement. Je gravais son prénom sur ma peau, tous les jours, tous les soirs, c'était devenu une habitude.
Ça n'allait pas. Valérie était âgée, intelligente, belle et aimée. Je n'étais qu'une pauvre petite fille, triste, qui ne pensait qu'aux suicides et son homosexualité. J'écrivais sur un journal, j'étais révoltée, passionnée, déprimée...Mes seuls moments de béatitude était son regard sur moi. Nous étions internes, toutes les deux. Je la regardais à travers les hublots qui séparaient nos salles de bain. Je manquais les premières heures de cours pour la regarder rentrer. C'était une obsession, une passion, ...
Je semblais vide ; complètement vide. J'étais mutilée par mes ciseaux, mes colères, mes maux...J'avais l'impression d'être un cadavre. J'étais toujours pâle, et je n'écoutais jamais personne. Je me cachais sous les bureaux. Je ne mangeais rien. Je ne travaillais plus. Je disais seulement : j'irais parler à Valérie sinon je me tuerais.
J'avais décidé de mourir. Je vivais en me persuadant que tous les sentiments, tous les visages, tous les objets, je ne les reverrais plus jamais. Et puis, une amie me disait qu'il valait effectivement mieux disparaître. J'avais dans l'idée de prouver mon amour pour Valérie.
Un jour de printemps, le soleil caressait mon visage. J'avais mal à l'estomac, j'avais peur. Je révisais (pour une fois), sur l'herbe, je me procurais quelques instants de bonheur, les quelques derniers, pensais-je. Valérie passa devant mes yeux. Je l'appelai et je dévoilai tout. Ne me demandez pas comment j'ai pu faire cela, je ne sais pas, une pulsion sûrement.
Elle m'a ouvert les yeux. Cela n'a pas été facile d'accepter tous ces mots, ses vérités, mais elle m'a ouvert les yeux sur les belles choses. Je suis tombée sur la bonne personne. Valérie, à l'époque était mon inverse. Nous en avons conclu qu'elle était « la vie », et que j'étais « la mort ».
La psy n'a jamais compris cette attachement si profond pour une fille qui portait le même prénom que ma mère. Depuis, je ne sais pas ce qu'elle est devenue...
Publié par Coralie. à 12:08:07 dans Je voudrais renaître Plume | Commentaires (6) | Permaliens
Liberté d'expression