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Alliances & Arithmétique | 07 septembre 2005

Alliances

Journal de 13heures ce jour sur France 2
250000 étudiants en France sous le seuil de la pauvreté.
Par contre, dossiers du canard enchaîné du mois d'août 2005 sur les logements de la République, Des palais, des châteaux, des ambassades de rêve, bref le verni doré d'un monde étincelant de splendeur.
Il ne faut pas demander à nos dirigeants de prendre conscience des problèmes de la France d'en bas. Ils ne le peuvent pas. Ils ne connaissent de la misère que le discours, l'étalage de mots compatissants.
A vous, tristes sires de la République, il est des malheurs dont vous ne mesurez pas l'immense blessure.
Etre jeune et plein d'envie de vie, être jeune et plein d'envie d'amour, de généreuse passion, être jeune et n'avoir d'autre horizon que cette insoutenable misère à partager.
Ne demandez plus jamais à la jeunesse d'être le pur avenir, si votre pur avenir n'a d'autres ors que les palais de vos chimères.
Notre trésor c'est notre jeunesse et nous ne vous permettons pas de la dépenser.
Notre richesse c'est notre amour du vivant et nous ne vous permettrons jamais de nous engluer dans vos cimetières et vos ossuaires de pensées nauséabondes.
Etre jeune ne signifie pas nécessairement être sourd et aveugle au monde.
Etre jeune signifie épouser chaque jour un peu plus le vivant dans son entier. Laissez-nous à nos mariages...

Arithmétique

L'université Grenoble-II (sciences sociales et humaines) a provoqué, au début de l'été, la colère des syndicats d'étudiants en raison d'une augmentation sans précédent de ces prestations (Le Monde du 23 juillet), dénommées "passeports pédagogiques". Pour la rentrée 2005, il était prévu qu'elles grimpent à 200 euros pour chacune des trois années de licence (contre 69 euros l'an passé), à 400 euros pour les masters et à 900 euros pour les masters professionnalisés (deuxième année). Elles pouvaient même atteindre 1 200 euros pour certaines filières technologiques et professionnalisantes.

Le Loyer Gaymard pour 800 m² c'était 14000 euros par mois soit pour une année 168000 euros ou si vous préférez 420 étudiants en masters... La république a ses sacrifices et ses sacrifiés.

France d'en bas si tu m'entends, les études c'est bientôt pour les gosses des nantis de la république UMP (Un Monde Payant); Toi, enfant des rues et enfant des cités, tu auras ta crasse intellectuelle et de cela on te fera AUSSI REPROCHE. Toi france d'en bas tu es déjà le reproche des lourds déficits qui pèsent sur ton avenir déjà sans avenir. Demain tu seras pauvre parce que tu seras nul en orthographe et on te reprochera de n'avoir pas fait d'études. Les mathématiques c'est facile avec les gouvernements. Pour les riches c'est toujours plus, pour les pauvres les soustractions et les divisions. Après allez dire à la france d'en bas qu'elle ne sait pas compter...

Publié par against à 14:31:15 dans Ad Lib - Politique | Commentaires (0) |

Agonie | 06 septembre 2005

Elle pleure.

Elle pleure un monde incendié, brûlé.

Sa vie est flamme et brasier. Elle a tout perdu dans cet incendie où des sœurs, des cousines ont disparu. Englouties au feu ravageur de ce monde indécent.

Sa vie est cendres et fumée, halo gris chagrin, halo bleu désespoir.

Elle a tout perdu...

Elle dormira dans un foyer, pour quelque temps au dire des toutous journalistes, caniches des pouvoirs corrompus à l'art du camouflage. Demain on aura vite balayé de nos écrans les larmes de cette femme qui sera vite oubliée de foyers en foyers. On déplace sans cesse les problèmes pour ne pas oser la vérité.

Parce qu'ici, il faut oser la vérité.

Ces immeubles brûlés rapportent aux propriétaires bien plus ainsi que lorsqu'ils étaient « occupés ». Quand ils étaient étouffés de misère, ils pouvaient être saisis par la Mairie qui pouvait prendre un « arrêté d'insalubrité ou de péril », conformément aux dispositions de la loi « Vivien » qui permet aux collectivités territoriales de prendre des arrêtés d'expropriation ; Mais un immeuble vidé de son malheur c'est assurément le jackpot pour les sociétés immobilières qui ont acheté ces immeubles pour trois fois rien. Ces immeubles dans des quartiers en proie à la flambée des prix du mètre carré peuvent donner des envies.

Des envies de mettre le feu par exemple. Nul doute que ces incendies ont une base criminelle.

Oser la vérité c'est dire à qui profite le crime.

Oser la vérité c'est une fois de plus dénoncer la Loi comme principe de malheur quand elle permet la spéculation.

On ne spécule pas avec le vivant, on ne spécule pas avec la misère.

Mais je viens sûrement d'une autre planète. Je suis sûrement un de ces cosmonautes qui découvre sa « planète des singes ». Mais ici les singes sont comme vous et moi, humains, tellement humains, humains, trop humains...

Publié par against à 20:58:32 dans Ad Lib - Politique | Commentaires (1) |

Avions et actionnaires | 05 septembre 2005

Journal de Soir 3 du 29/08/2005

Commentaire euphorique du journaliste : « Ca y est, c'est fait, aujourd'hui la publication de la liste noire des compagnies dangereuses est entrée en vigueur, la sécurité aérienne progresse doucement... » Quand les avions poubelles, eux, s'écrasent instantanément. Quand à la fameuse liste noire, elle se réduit à six compagnies qui depuis déjà bien longtemps ne volent plus...

Selon des sources de la DGAC, plus de cinquante compagnies devraient figurer sur cette liste. Quand on sait que la même DGAC a contrôlé l'avion de la compagnie colombienne qui s'est écrasée au Vénézuela on peut estimer que la liste est encore bien plus longue.

Mais au royaume du capital, c'est l'actionnaire qui décide. Par l'intermédiaire de son « tissu amical », véritable réseau mafieux, il a nombre de députés ou de dictateurs en tous genres dans son agenda. Il règle ses affaires à coup de décrets ou à coups de canons. Il n'est en ce monde qu'une seule et même dictature ; je la nomme dictature du capital. Les intérêts du capital sont intimement liés au désir. Et le désir n'a de cesse quand il procure jouissance.

Les actionnaires de ce monde, monde formaté aux courbes exponentielles du dividende, n'ont de cesse de jouir de leurs rendements qu'ils ne manquent jamais d'alimenter du perpétuel fantasme du « toujours plus ». Fantasme de l'incessant, fantasme de l'entêtant. C'est chez la mule que le fantasme de l'entêtant a été jadis découvert. De nos jours, les actionnaires de ce monde revisitent ce fantasme.

Publié par against à 19:33:16 dans Ad Lib - Politique | Commentaires (1) |

Assurances | 02 septembre 2005

Comme les animaux nous avons besoin d'un territoire. Pour territorialiser nos peurs, nos joies, nos tribus.

Alors, certains d'entre vous se décident un jour à contracter un crédit bancaire.

On emprunte du capital pour capitaliser un territoire, un espace à soi. Après nombre de contrôles et d'insidieuses interventions au cœur de votre monde intime, on vous oblige à souscrire à une assurance décès pour garantir le remboursement de la dette que vous contractez.

En principe, cette assurance est reversée aux compagnies d'assurances titulaires du contrat.

En fait, les banques majorent cette prime dont une partie leur est reversée par les compagnies d'assurances, grâce à un maquillage juridique complexe. C'est près d'un milliard d'euros que les banques empochent ainsi, à votre insu, en toute légalité (sources : canard enchaîné du 31 août 2005)

Le droit, c'est le nouvel asservissement des peuples.

A cet éclairage, on comprend soudain l'acharnement de nos démocraties à étendre les droits de l'homme à la terre entière. Ces droits sont la subtile et insidieuse combinaison d'une liberté, toujours conditionnelle, avec une somme de devoirs, de règles à respecter pour le bon fonctionnement de la petite entreprise.

Les nouvelles démocraties sont des sociétés de contrôles qui visent à asservir l'individu dans une chaîne complexe de process micro-fascistes. Les répressions prennent la forme d'interdictions, de règlementations auxquelles on n'échappe jamais. On peut toujours contester le bien fondé de telle ou telle loi, la contestation a toujours un coût économique conséquent, proportionnel à la taille des enjeux financiers en lice.

Et la France d'en bas a-t-elle les moyens de défendre ses droits ? Jamais.

La loi comme principe de dictature, de régulation fasciste et fascisante. Les évacuations de familles entières d'immeubles dits insalubres en Paris ont été exécutées ce jour au nom de

la loi. Et ces familles quels sont leurs droits ? Le droit de subir, le droit à porter leur exil plus loin. Loin des projecteurs de la capitale et du capital, loin du territoire du ministère de l'intérieur. Notre Sarko-léon, Napoléon des temps modernes ne saurait tolérer cette situation, qui, rappelons-le, date déjà de plus d'une décennie...

Le maquillage juridique a ses spécialistes. Et les pauvres ne sauraient se prémunir de lois dont ils n'ont jamais les moyens financiers de s'affranchir.

Tout revêt un sens juridique. Même la misère.

Le droit comme principe d'asservissement des peuples aux souverainetés crapuleuses des grands argentiers de ce monde. Et leurs visages sont anonymes comme leurs sociétés, quand leur pouvoir est toujours plus puissant.

Publié par against à 20:38:51 dans Ad Lib - Politique | Commentaires (0) |

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