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Autour de Stéphane Mallarmé | 17 septembre 2005

Stéphane Mallarmé grand admirateur précoce de Baudelaire et de Poe, ce Parnassien idéaliste connut en 1866 une profonde crise intérieure qui le conduisit à fonder une conception radicalement nouvelle de la poésie. Cette révolution poétique n'eut guère d'échos avant le milieu des années 1880, quand Verlaine et Huysmans le firent connaître à un public plus large et attirèrent à lui la nouvelle génération poétique. Le poète devint dès lors, à son corps défendant, le maître du symbolisme naissant, et put en tout cas publier, en 1887, la première édition de ses Poésies - tirée à quarante exemplaires...

Il travailla à son Livre impossible : rassembler et compléter les écrits d'une vie : Album de vers et de prose (1887), Pages (1891), Vers et prose (1893), La Musique et les Lettres (1895), Divagations (1897)...

Igitur (donc) poèmes de Mallarmé

Autres Poèmes de Mallarmé

"Igitur n'est pas seulement une exploration, mais une purification de l'absence, un essai pour rendre celle-ci possible et puiser en elle la possibilité. Igitur ne cherche pas à dépasser, à se dépasser, ni à découvrir par ce dépassement volontaire un point de vue nouveau de l'autre côté de la vie. Il meurt par l'esprit : par le développement même de l'esprit, par la présence à lui-même, à ce cœur profond et battant de lui-même, qui est précisément absence, l'intimité de l'absence, la nuit." Maurice Blanchot – L'espace littéraire

Publié par against à 18:17:52 dans Ad lib - Poésie | Commentaires (0) |

Autour de Rainer Maria Rilke | 11 septembre 2005

Rainer-Maria Rilke (1875-1926): sans doute le poète allemand le plus important de la première moitié du XXème siècle.

A lire absolument "cahier de Malte Laurid Bridges " ainsi que les "élégies de Duino".

Poète de langue allemande il a écrit en français! un recueil "Vergers" à découvrir...

La Dormeuse

Figure de femme sur son sommeil

Fermée, on dirait qu'elle goûte

Quelque bruit à nul autre pareil

Qui la remplit toute

De son corps sonore qui dort

Elle tire la jouissance

D'être un murmure encor

Sous le regard du silence.

Printemps

O mélodie de la sève

Qui dans tous les instruments

De tous ces arbres s'élève,

Accompagne le chant

De notre voix trop brève

C'est pendant quelques mesures

Seulement que nous suivons

Les multiples figures

De ton long abandon,

O abondante nature,

Quand il faudra nous taire,

D'autres continueront...

Mais à présent comment faire

Pour te rendre mon

Grand coeur complémentaire ?

Fontaine

Je ne veux qu'une seule leçon, c'est la tienne,

Fontaine, qui en toi-même retombes,

Celles des eaux risquées auxquelles incombe

Ce céleste retour vers la vie terrienne.

Autant que ton multiple murmure

Rien ne saurait me servir d'exemple,

Toi, ô colonne légère du temple

Qui se détruit par sa propre nature.

Dans ta chute combien se module

Chaque jet d'eau qui termine sa danse,

Je me sens l'élève, l'émule,

De ton innombrable nuance...

Rainer Maria Rilke - Vergers

Publié par against à 19:25:08 dans Ad lib - Poésie | Commentaires (0) |

Autour de Pablo Neruda | 09 septembre 2005

Ode à la tristesse

tristesse scarabée

à sept pattes cassées

Oeuf d'araignée

rat tête fendue

squelette de chienne

tu n'entreras pas ici...

Pablo Neruda dans ses odes élémentaires établi le rapport direct entre le langage vrai de la vie familière, des quotidiens poussiéreux, et le vaste chant de sa poésie engagée.

Palpitement amoureux d'un homme qui étreint la vie sous toutes ses formes et qui chante son amérique ensanglantée par les ambitions des Etats Unis.

Poésie continent, poésie en lutte qui a le coeur des humbles, des reniés et des exclus pour seul infini battement.

Publié par against à 20:13:32 dans Ad lib - Poésie | Commentaires (0) |

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