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Hystérie - Bacon | 16 septembre 2005

Francis BACON - L'hystérie

 L'unité rythmique de sens chez Bacon ne peut être découverte qu'en dépassant l'organisme. Le corps vécu est insuffisant et bien peu de chose par rapport à une puissance plus profonde et presque invivable dans l'œuvre de Bacon. L'unité du rythme nous ne pouvons la chercher que là où le rythme lui-même plonge dans le chaos, dans la nuit et où les différences de niveau sont perpétuellement brassées avec violence.

Il y a en cette peinture ce que Artaud a découvert et nommé « corps sans organes ». « Le corps est le corps il est seul Et n'a pas besoin d'organes Le corps n'est jamais un organisme Les organismes sont les ennemis du corps ». C'est un corps intense, intensif. Il est parcouru d'une onde qui traverse l'œuvre et trace dans les corps des niveaux ou des seuils d'après les variations de son amplitude. La sensation n'est plus qualifiée, qualitative (bien ou mauvais) elle n'a qu'une réalité intensive qui ne détermine plus des données représentatives, mais des variations allotropiques (variations qui révèlent l'existence de plusieurs états sous lesquels un corps peut se présenter). La sensation est vibration.

Le jugement ici importe peu. C'est flou, c'est vague, etc...

La sensation quand elle atteint le corps prend une allure spasmodique, excessive ; La sensation est la rencontre de l'onde avec le corps, « athlétisme affectif » disait Gilles Deleuze. Cri-souffle. Concepts Deleuziens. Le visage humain n'a pas encore trouvé sa face.

L'identité d'un « déjà-là » et d'un « toujours en retard » dans la présence excessive. Une présence qui agit le système nerveux et rend impossible la mise en place d'une représentation. Distanciation hystérique, danger d'une peinture clinique qui se propose de dégager les « présences » sous la représentation, par delà

la représentation. C'est une hystérie de

la peinture. Avec la peinture l'hystérie devient art.

Ces lignes sont inspirées de Gilles DELEUZE, Francis Bacon la logique de la sensation aux éditions de la différence.

Pour ceux que l'inquiétude de l'œuvre de Francis Bacon possède je recommande cette lecture de Michel Leiris :

Françis Bacon ou la brutalité du fait, Michel Leiris, L'école des Lettres/Le Seuil

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Publié par against à 19:49:59 dans Ad lib - Peinture | Commentaires (1) |

Autour de Yves Tanguy | 15 septembre 2005

Voyage dans un univers déroutant, un monde vide et fuyant, peuplé de formes insolites.

Des espaces déchappés de toute présence humaineparaissent cependant habités, des perspectives obsessionnelles qui n'appartient qu'à Tanguy. "Je sais, disait-il, que je possède une seule invention à moi tout seul : j'ai supprimé la ligne qui sépare l'eau du ciel".

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Publié par against à 13:24:27 dans Ad lib - Peinture | Commentaires (0) |

Autoroutes - Paul Klee et Bataille | 12 septembre 2005

Image : "Routes principales et secondaires" de Paul Klee

Dans les cahiers d'art, Georges Bataille disait de Klee :

 « Je me suis toujours senti en accord avec un côté discret, insistant, obsédé, vraiment nécessaire et silencieux de toutes ses compositions. Et je m'aperçois que j'ai, bien plus que je ne pensais, vécu dans une sorte d'intimité avec des fantômes qu'il était agréable et pourtant dangereux d'aimer. Klee avait la douceur d'un vice, quelque chose de moins distant que ne l'est généralement la peinture...»

En fait la peinture, au-delà de l'émotion qu'elle éveille en vous, est avant tout l'expérience d'une distance. Ce que vous aimez est toujours près de vous ; ce qui vous indiffère, toujours très loin ou trop loin...

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Autour de Balthus | 11 septembre 2005

Balthazar Klossowski, dit Balthus. Son frère aîné est l'écrivain et dessinateur Pierre Klossowski (1905-2001).

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Autour de André Masson | 10 septembre 2005

André Masson peintre qui allie le mythe à l'érotisme. Toute son oeuvre porte en elle l'horreur de la première guerre mondiale qu'il a vécu dans les boucheries des tranchées de la bêtise et de la haine...

Dépendance de l'être et de l'existence du voir; Et si voir n'était jamais que mentir, réfugier sa faiblesse dans l'esclavage du "regarder". Et s'il n'y avait rien à voir, seulement à sentir...

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Publié par against à 12:50:38 dans Ad lib - Peinture | Commentaires (0) |

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