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L'infini qui s'ouvre. Ni bonheur, ni malheur. Ni l'absence de crainte et peut être déjà le pas au delà. Un sentiment inanalysable qui change ce qui reste d'existence. Comme si la mort hors de moi ne pouvait désormais que se heurter à la mort en moi. Je suis vivant ? Non tu es mort...
Publié par against à 22:40:03 dans Ad lib - Littérature | Commentaires (2) | Permaliens
L'homme de Sade nie les hommes et cette négation s'accomplit tout au long de son oeuvre volumineuse et encore aujourd'hui tenue pour "scandaleuse". Son principal argument revient à dire que le crime est plus conforme à l'esprit de la nature, parce qu'il est mouvement, c'est à dire vie. La nature qui veut créer, dit-il, a besoin du crime qui détruit. Il a trouvé en elle un aliment et un prétexte privilégiés tout au long de cette oeuvre monumentale de près de 4000 pages. Il suppose dans l'humanité un excès irrésistible qui la pousse à détruire et la met en accord avec la ruine incessante et inévitable de tout ce qui naît, grandit et s'efforce de durer...
Publié par against à 19:18:13 dans Ad lib - Littérature | Commentaires (8) | Permaliens
Que jamais la voix de l'enfant en elle, en lui, ne se taise, qu'elle tombe comme un don du ciel offrant aux mots desséchés l'éclat de son rire, le sel de ses larmes, sa toute-puissante sauvagerie...
Publié par against à 19:59:37 dans Ad lib - Littérature | Commentaires (10) | Permaliens
Je suis fou d'être amoureux, je ne le suis pas de pouvoir le dire, je dédouble mon image : insensé à mes propres yeux (je connais mon délire), simplement déraisonnable aux yeux d'autrui, à qui je raconte très simplement ma folie, conscient de cette folie, tenant discours sur elle...
Publié par against à 20:15:24 dans Ad lib - Littérature | Commentaires (18) | Permaliens
Celui qui rêve se détourne de celui qui dort. Le rêveur n'est pas le dormeur; tantôt rêvant qu'il ne dort pas; parfois rêvant qu'il rêve et ainsi, par cette fuite dans un rêve plus intérieur, se persuadant que le premier rêve n'en est pas un, ou bien sachant qu'il rêve et s'éveillant alors dans un rêve tout semblable qui n'est rien d'autre qu'une fuite incessante hors du rêve, laquelle est chute, éternelle dans un semblable rêve. Cette perversion dont Roger Caillois parle dans son livre "l'incertiude qui vient des rêves" a rapport à une question qui pointe naïvement, perfidement, dans chacune de nos nuits : dans le rêve, qui rêve ? Maurice Blanchot - L'amitié
Publié par against à 21:06:57 dans Ad lib - Littérature | Commentaires (6) | Permaliens
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