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Femme nue - Egon Schiele | 21 octobre 2005

Une oeuvre profondément hantée. Thomas Bernhard dira dans un de ses romans autobiographique ("Le froid") qu'un artiste Autrichien pour réussir doit nécessairement quitter l'Autriche, sous peine d'être broyé. Tout comme Bernhard, Egon Schiele sera broyé. Son oeuvre cicatrice, blessure d'un être pourtant profondément doué pour la vie...

Je dédie ce post à une adoratrice de Schiele. Puissiez-vous revisiter et retrouver un univers qui vous hante, à vous aussi, avec un regard un peu "mien".

Oeuvres de Schiele

Autres Oeuvres de Schiele dans ce blogg

Publié par against à 19:49:38 dans Ad lib - Peinture | Commentaires (1) |

Umberto Boccionni - 1911 | 20 octobre 2005

Forme et continuité du mouvement - Umberto boccionni

Umberto Boccionni appartient à l'école futuriste et fait partie des cinq peintres et sculpteurs majeurs de cette période.

Autres Oeuvres de Bocchioni dans ce blogg

Publié par against à 22:33:40 dans Ad lib - Sculpture | Commentaires (0) |

Manifeste de L'art des bruits | 20 octobre 2005

Souvenir d'une nuit de Luigi Russolo - 1913

Peintre et musicien futuriste

Publié par against à 19:44:05 dans Ad Lib - Musique | Commentaires (0) |

Deleuze - Spinoza - Affect et affectus | 20 octobre 2005

DELEUZE / SPINOZA
Cours Vincennes : affect et affectus - 24/01/1978

Premier point: qu'est-ce que c'est une idée? Qu'est-ce que c'est une idée pour comprendre même les propositions les plus simples de Spinoza. Sur ce point Spinoza n'est pas original, il va prendre le mot idée au sens où tout le monde l'a toujours pris. Ce qu'on appelle idée, au sens où tout le monde l'a toujours pris dans l'histoire de la philosophie, c'est un mode de pensée qui représente quelque chose. Un mode de pensée représentatif. Par exemple, l'idée du triangle est le mode de pensée qui représente le triangle. Du point de vue toujours de la terminologie, il est très utile de savoir que depuis le Moyen Age cet aspect de l'idée est nommé «réalité objective». Dans un texte du XVIIe siècle ou d'avant, quand vous rencontrez la réalité objective de l'idée cela veut dire toujours: l'idée envisagée comme représentation de quelque chose. L'idée, en tant qu'elle représente quelque chose, est dite avoir une réalité objective. C'est le rapport de l'idée à l'objet qu'elle représente.
Donc, on part d'une chose toute simple: l'idée, c'est un mode de pensée défini par son caractère représentatif. Ça nous donne déjà un tout premier point de départ pour distinguer idée et affect (affectus), parce que on appellera affect tout mode de pensée qui ne représente rien. Qu'est-ce que ça veut dire, ça? Prenez au hasard ce que n'importe qui appelle affect ou sentiment, une espérance par exemple, une angoisse, un amour, cela n'est pas représentatif. Il y a bien une idée de la chose aimée, il y a bien une idée d'un quelque chose d'espéré, mais l'espoir en tant que tel ou l'amour en tant que tel, ne représentent rien, strictement rien. Tout mode de pensée en tant que non représentatif sera nommé affect. Une volition, une volonté, elle implique bien, à la rigueur, que je veuille quelque chose, ce que je veux, cela est objet de représentation, ce que je veux est donné dans une idée, mais le fait de vouloir n'est pas une idée, c'est un affect parce que c'est un mode de pensée non représentatif.

Publié par against à 19:32:36 dans Ad Lib - Philosophie | Commentaires (0) |

Deleuze - Spinoza - Puissance et droit naturel | 20 octobre 2005

DELEUZE / SPINOZA
Cours Vincennes : la puissance, le droit naturel classique - 09/12/1980
Les problèmes de terminologie, d'invention de mots
Pour désigner un nouveau concept, tantôt vous prendrez un mot très courant, ce sera même là les meilleures coquetteries. Seulement, implicitement, ce mot très courant prendra un sens tout à fait nouveau ; tantôt vous prendrez un sens très spécial d'un mot courant, et vous chargerez ce sens, et tantôt il vous faudra un mot nouveau. C'est pour ça quand on reproche à un philosophe de ne pas parler comme tout le monde, ça n'a pas de sens. Tantôt c'est très bien de n'utiliser que des mots courants, tantôt il faut marquer le coup, le moment de la création de concepts, par un mot insolite.
Je vous ai parlé la dernière fois de ce grand philosophe qui a eu de l'importance pendant la renaissance, Nicolas de Cuses. Nicolas de Cuses il avait créé une espèce de mot-valise, il avait contaminé deux mots latins. Pourquoi ? C'est une bonne création verbale. À ce moment-là, on parlait latin alors il est passé par le latin, il disait : l'Être des choses, c'est le " possest ". Ça fait rien si vous n'avez pas fait de latin, je vais expliquer. Possest, ça n'existe pas comme mot, c'est un mot inexistant, c'est lui qui le crée, ce mot, le possest. C'est un bien joli mot, c'est un joli mot pour le latin. C'est un affreux barbarisme, ce mot est affreux. Mais philosophiquement il est beau, c'est une réussite. Quand on crée un mot il faut qu'il y ait des ratages, rien n'est fait d'avance.
Possest, c'est fait de deux termes en latin : « posse » qui est l'infinitif du verbe pouvoir, et « est » qui est la troisième personne du verbe être à l'indicatif présent, il est. Posse et est, il contamine les deux et ça donne possest. Et qu'est ce que c'est le possest ? Le possest c'est précisément l'identité de la puissance et de l'acte par quoi je définis quelque chose. Donc je ne définirais pas quelque chose par son essence, ce qu'elle est, je la définirais par cette définition barbare, son possest : ce qu'elle peut. À la lettre : ce qu'elle peut en acte.

Publié par against à 19:22:33 dans Ad Lib - Philosophie | Commentaires (0) |

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