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La steppe d'un pourquoi, interrogation défrichée, terre esseulée, étendue froide d'un abîme immense. Vastitude parcourue d'êtres décharnés et affamés, désertitude dépeuplée d'incessants abandons, d'inavouables exils.
Pourquoi ?
Taïga sibérienne, plaine glacée des questionnements sans fin. J'ai fait le voyage en solitaire d'un coeur où tout vient de se taire...
Publié par against à 21:41:46 dans Ad Lib - Philosophie | Commentaires (5) | Permaliens
Toi qui ameutes et qui passes entre l'épanouie et le papillon sur les fleurs du chemin, reste, reste avec la vague à la seconde où mon coeur expire. Sans plus choisir entre oublier et apprendre puisses-tu me garder au vent de ta branche des amours essentiels. Tu transportes mon verbe comme l'abeille frontalière qui va sa route entre les haines et les embuscades, pour pondre son miel sur la rive d'un nuage. Toi que la nuit n'étonne plus au volet que les dormeurs tirent, toi que la poussière sur ta main occupée à tracer le vibrant poème de notre pur amour, doucement tu poudroies mon coeur d'étoiles et d'éclatante lumière. Et quand l'insupportable part solitaire de nos existences en dérive, trébuche dans l'ombre folle des midis tueurs, viens dans le reposoir de mon obscurité jeter l'éclair de ton regard...
Publié par against à 21:35:38 dans Ad lib - Littérature | Commentaires (5) | Permaliens
Pour renouer avec l'existence laidement accumulée et retrouver ton pur regard, ce qui me reste à vivre est dans cet assaut arc-en-ciel. En moi, le frisson du ruisseau de nos coeurs inutiles, que l'attente abandonne dans l'angle d'une ruine laissée jadis par l'incendie. Quelquefois, le rosier sauvage de nos passions effeuille goutte à goutte l'eau des pluies d'anciennes ivresses, quand l'outil affamé et fiévreux de nos corps dévore son désir. Autoroute rouge où ma vie fait demi-tour, tournant plus loin pour traverser le gué de nos derniers abandons. Quand l'oiseau ivre de nos pensées bêche la terre de son bec, dans la tombe des oublis je vais enfouir ces restes de toi...
Publié par against à 08:32:13 dans Ad lib - Peinture | Commentaires (0) | Permaliens
Derrière le nom révérencieux de son célèbre tableau "Les Demoiselles d'Avignon", se cache une toute autre réalité, beaucoup plus irrévérencieuse. Pour réaliser son oeuvre, Picasso s'est en effet inspiré des prostituées d'un hôtel de passe situé dans une rue sombre de Barcelone : la rue d'Avignon... Un pied de nez de Picasso, un coup de pied à la critique d'alors. Ainsi, Picasso représente l'intérieur d'un bordel, inspiré d'une maison close barcelonaise, située dans le "carrer Avinyò".
Des centaines de travaux préliminaires ont préparé la réalisation presque secrète de cette œuvre. Les genres, nu féminin et portrait de groupe, ne sont pas en eux-mêmes innovants. Ce classicisme des genres rend la rupture formelle plus éclatante. L'espace, meublé par des draperies, est déconstruit, la perspective brisée, voire inexistante. L'accent est mis sur la verticalité. Même la nature morte, au premier plan, semble chuter vers le spectateur.
1907 - 1915 (Cubisme) : Les "Demoiselles d'Avignon" marquent l'entrée de Picasso dans l'art moderne. Avec Braque notamment, il développe le cubisme synthétique à partir de 1912 et introduit divers matériaux dans ses toiles (sable, papier, tôle, bois...).
Publié par against à 22:14:22 dans Ad lib - Peinture | Commentaires (7) | Permaliens
Qui n'a pas éprouvé que la réalité est effrayante n'a pas conscience de ce que cela veut dire, être réel. C'est en somme par l'expérience de l'angoisse que les choses se révèlent non seulement dans un ensemble chaotique et informe, mais dans la netteté de leurs figures, sous l'apparence déterminée de leurs contours, c'est à dire comme ce qui est nécessairement au dehors.
Publié par against à 17:41:43 dans Ad lib - Peinture | Commentaires (13) | Permaliens
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