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Le Québec en photos

Ma vie, mes passions et bien plus!

Ah le vin! | 28 juin 2004


Ah le vin!



Dieu n'a pas voulu que le noble vin se perde: C'est pourquoi il ne nous donne pas que la vigne, mais également la noble soif!

Publié par annythif à 14:41:07 dans Réflexion | Commentaires (0) |

L'histoire de Gabriel - Naître et mourir | 26 juin 2004


L'histoire de Gabriel



Le plus beau cadeau de ma vie


Après 5 ans de vie de couple, à 23 ans, je me sens déjà prête à fonder une famille avec mon conjoint Pierre. Mais quelle n'est pas notre déception de constater qu'à chaque mois le miracle ne se produit pas. Pendant 6 années d'attente désespérée, je nie toujours le fait que nous avons un problème d'infertilité. Ma famille nous encourage fortement à faire des démarches pour investiguer et régler notre problème d'infertilité. Je prends donc un rendez-vous chez PROCREA, une clinique de fertilité située à Montréal. Nous passons tous les tests nécessaires: Salpingographie, prise de sang, spermogramme, prise d'ovulants, etc.. Mais toujours rien. Puis une dernière intervention m'est suggérée : La laparoscopie, pour vérifier si j'ai de l'endométriose. J'ai une trouille épouvantable de passer sur la table d'opération. Je ne me sens pas prête. Je décide d'attendre et de faire confiance en la nature..


Un an plus tard, je me résolu à passer cette maudite laparoscopie qui me fait peur. Je me tape 2 chocs vagual après l'opération. Je suis choquée d'avoir à subir tout ce mal qui à mon avis, ne réglerais pas mon problème d'infertilité. Mais deux heures après mon opération, mon médecin vient me voire et me dit: Bonnes nouvelles madame!! Vous n'avez pas d'endométriose!! Mais nous avons découvert des adhérences au niveau de vos trompes de Fallope! Nous avons donc réglé votre petit problème!!!! Toute surprise, je lui demande pourquoi que j'ai eu des adhérences aux trompes. Il me répond sur un ton moqueur: Ce sont les filles de mauvaise vie qui ont ça!! Vous avez eu une salpingite dans le passée qui a passée inaperçue. Oh!!!


En septembre 2003, mon test de grossesse est finalement positif!!. Imaginez notre joie!!! Je saute partout dans la maison!!! Je ne veux pas annoncer ma grossesse. Je veux attendre ma 12 ième semaine de grossesse. Mais évidemment, je suis tellement heureuse que je ne réussis pas à garder le secret bien longtemps. Je n'ai même pas besoin de l'annoncer au travail, certaines de mes collègues le devine tout de suite...


Coeur brisé, angoisse insoutenable


En plus d'avoir un suivi avec un obstétricien, je décide de prendre rendez-vous chez PROCREA, car depuis quelques semaines, la clinique offre des échographies de contrôle en privé et le test de dépistage de la trisomie. Étant donné leur bonne réputation , je leur fais entièrement confiance. À ma 12ième semaine de grossesse, nous sommes enchantés de voir bébé dormir à l'écran. L'échographiste prend beaucoup de temps pour faire ses mesures. Bébé ne collabore pas, il ne se réveille pas. Elle me suggère d'aller prendre une marche et faire un p'tit pipi pour le réveiller. Enfin, celui-ci change de position, mais collabore toujours très peu. En attendant qu'il soit plus actif, l'échographiste m'envoie faire mon prénatest, pour le dépistage de la trisomie. L'infirmière qui me reçoit me passe un commentaire niaiseux: Parait-il que vous avez un bébé tête de cochon????


Je retourne terminer mon échographie par la suite. Cinq minutes avant de partir, mon échographiste me dit: Je dois montrer mes résultats à un médecin de la clinique avant que vous ne partiez, il y a un petit problème, mais rien de bien grave. Merveilleux, le médecin de garde est celui qui me suit pour mon problème de fertilité. On diagnostique donc une omphalocèle. Docteur ne se gêne pas pour me rassurer: Madame!! Ne vous inquiétez pas, votre bébé n'a seulement qu'un petit problème!! Une petite opération après sa naissance corrigera très bien cette petite malformation. Nous sommes très déçus et inquiets. Mon médecin me suggère une autre échographie à 15 semaines pour vérifier si l'omphalocèle s'est résorbé, et une rencontre avec lui la journée même pour discuter d'un suivi à l'hôpital Ste-Justine. Je lui demande de m'écrire sur papier son diagnostique. Il me dit: Ne faites pas de recherche sur internet, ça va vous faire des peurs pour rien. Évidemment, je ne l'écoute pas. J'ai l'impression qu'on me cache quelque chose Après mes recherches, je suis terrorisée: 50% des omphalocèles sont associés à d'autres malformations ou maladies chromosomiques graves, telle que la trisomie 18.


Le 18 décembre, je passe mon échographie de contrôle. Lors de mon inscription à la réception, la secrétaire me dit: Votre médecin ne vous recevra pas, mais vous allez quand même passer votre échographie de contrôle. Ne vous inquiétez pas, selon lui, tout s'est résorbé. Ah bon?? Dans ma tête, j'ai encore l'impression qu'on me cache quelque chose. Pourquoi refuse-t-il de me voir????


Pendant le test, il y a confusion: l'échographiste me dit que l'omphalocèle a disparu. Celle-ci s'empresse d'aller montrer les graphiques au médecin pour s'assurer que tout est normal avant de me laisser partir. Lorsqu'elle revient dans la salle de test, il y a quelque chose d'anormal dans sont attitude. L'omphalocèle est toujours présente selon le médecin. Je suis hyper déçue. Mais il y a un problème plus grave. Je le devine dans son regard. Quelque chose n'allait pas du tout. Madame me donne quelques photos de l'échographie, me dit de ne pas m'inquiéter, et que les résultats seront transmis à mon obstétricien..


Le lendemain, j'ai mon rendez-vous avec mon obstétricien. En mettant les pieds dans son bureau, son air inquiet m'alerte: J'ai de mauvaises nouvelles pour vous!! Vous allez devoir passer une amniocentèse. Le prénatest indique que vous avez 1/46 chances d'avoir un enfant atteint de la trisomie 18, et l'omphalocèle est souvent associé à cette maladie chromosomique. Je pleure ma peine devant tout le monde!! Je pleure devant le docteur, sa secrétaire, et puis devant toutes les autres mamans qui attendent de voir leur médecin. Mais pourquoi on m'a faussement rassurée chez PROCREA, alors que ceux-ci savaient le résultat de mon prénatest!!!! C'était ça le malaise dans les yeux de mon échographiste!!! Elle le savait!! Mon médecin le savais aussi!! ARGGG!! Maudit lâche!! Je suis en colère!!! Sous le choc de cette nouvelle, nous avons passée un Noël et un jour de l'An épouvantable.


Le 5 janvier 2004, sous l'angoisse, la peur et le désespoir, je passe une amniocentèse. Le jeudi 15 janvier, le diagnostique tombe: Le test révèle un chromosome sexuel supplémentaire dans toutes les cellules analysées, donc trisomie 18. Et c'est un petit garçon.  Avec toute la douleur de notre coeur, nous  choisissons de donner une vie meilleure à notre Gabriel. Je ne veux pas que mon fils souffre et devienne le cobaye de la médecine moderne...


Mon p'tit bonheur qui s'en va!!


Le samedi 17 janvier, j'ai  donc déjà mon rendez-vous à l'hôpital à 8h30 pour mon accouchement. C'est  avec ma toute le poids de ma tristesse et sous l'effet des calmants que je me rends sur le département d'obstétrique de l'hôpital Pierre Le Gardeur. Je suis calme et je retiens mes larmes. Je suis accompagnée par mon infirmière jusqu'à ma chambre. Celle-ci réussit à me faire éclater en sanglots lorsqu'elle me dit: Ne t'en fais pas, nous ne te laisserons pas toute seule. Dans ma tête, je sais que je ne suis pas seule: Ma mère, mon père et mon conjoint sont là, eux aussi, pour m'accompagner dans cet épreuve. Mais dans mon coeur, je me sens seule car ceux-ci ne peuvent comprendre ce que je vis, il n'y a que moi qui porte cet enfant.


Dix minutes plus tard, mon médecin vient m'expliquer toute la procédure de l'interruption de grossese. On allait introduire de petits comprimés au niveau du col de l'utérus à toutes les 4 heures, ce qui allait provoquer une dilation de celui-ci et des contractions. Elle m'explique que le travail sera trop dur pour mon bébé et qu'il devrait décéder avant l'accouchement, mais il y avait quelques chances que son p'tit coeur continue à battre une fois venu au monde. Que c'est difficile d'entendre de telles paroles!!!


Mon infirmière me demande par la suite: Est-ce qu'il y a quelqu'un en haut, en qui tu as confiance, et qui pourra veiller sur ton bébé? Je réfléchis un bon moment, puis je lui réponds non. Je ne suis pas athée, mais je ne crois pas à toutes ces histoires d'anges gardiens, de paradis, etc... À ce moment précis, mon Pierrot me dit: Ta tante Marie-Paule sera là pour lui!!! Les larmes me monte brusquement aux yeux. Je cris de toute ma souffrance, je pleure comme une enfant de 5 ans !!! Ma tante Marie-Paule est décédée voilà deux ans, en janvier 2002. Elle adorait les enfants. Garder des enfants, c'était toute sa vie.. Je ne voulais pas entendre les autres mamans accoucher. Je ne voulais pas entendre leur petits bébés pleurer. J'étais trop triste! J'avais trop mal à mon coeur de maman!!


À dieu!! mon amour!!


Gabriel naît le 18 janvier à 12h15 am, après 16 heures de travail, sous épidural et sans douleur. Après l'accouchement, je refuse de le voir. Je ne sais pas si je suis prête à le voir. Je demande donc aux infirmières de me laissez le temps d'y penser. Mais le lendemain matin, je me sens prête à le voir. Quel bonheur de le tenir dans mes bras!! Beau comme un coeur!! Je suis à la fois triste mais heureuse que ce petit ange soit entré dans ma vie. Jamais je ne n'oublierai. Il aura toujours une place dans mon coeur, dans notre famille...

Publié par annythif à 12:27:47 dans Petit ange Gabriel | Commentaires (9) |

Danger! | 25 juin 2004



Danger!



Nommez une prison immense à insécurité maximum????

-La terre!


Texte de Félix Leclerc

Publié par annythif à 11:43:22 dans Réflexion | Commentaires (0) |

Ne pleure pas | 25 juin 2004


Ne pleure pas



L'amour ne disparaît jamais


La mort n'est rien


Je suis seulement passé de l'autre côté


Je suis moi, tu es toi


Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours


Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné


Parle-moi comme tu me l'as toujours fait


N'emploie pas un ton différent


Ne prend pas un air solonnel ou triste


Continue à rire de ce que nous rions ensemble


Pris, souris, pense à moi, prie avec moi


Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l'a toujours été


Sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre


La vie signifie toujours ce qu'elle a toujours été: Le fil n'est pas coupé


Pourquoi serais-je hors de ta pensé?


Simplement parce que je suis hors de ta vue?


Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin


Tu vois, tout va bien


Tu retrouveras mon coeur, tu en  retrouveras les tendresses épurées


Essuis tes larmes et ne pleure pas si tu m'aimes

Publié par annythif à 01:30:01 dans Petit ange Gabriel | Commentaires (1) |

Partir à la conquête | 25 juin 2004


Partir à la conquête



Avec des armes, de la brutalité, des tanks, des bombes, il est facile de conquérir un pays pauvre. Ce qui est difficile, c'est de conquérir le peuple qui y vit!!


Texte de Félix Leclerc

Publié par annythif à 00:37:47 dans Réflexion | Commentaires (0) |

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