Le livre tibétain de la vie et de la mort
Krisha Gotami est une jeune femme qui eut la chance de vivre au temps de Bouddha. Quand son premier en enfant eut environ un an, il tomba malade et mourut. Écrasée de chagrin, serrant le petit corps contre elle, Krisah Gotami se mit à errer dans les rues, implorant ceux qu'elle rencontrait de lui donner un remède qui rendrait la vie à son enfant. Certains l'ignorèrent, d'autres se moquèrent d'elle, d'autres encore la crurent folle, mais finalement, sur le chemin, un homme sage lui dit que la seule personne au monde pouvant accomplir le miracle était le Bouddha.Elle alla donc voir le Bouddha, déposa le corps de son enfant à ses pieds et lui raconta son histoire. Bouddha l'Écouta avec une infinie compassion, puis lui dit doucement: "Il n'y a qu'un remède au mal qui t'assaille. Descends à la ville et rapporte-moi une graine de moutarde provenant d'une maison ou il n'y a jamais eu de mort."
Transportée de joie, Krisha se met immédiatement en route pour la ville. S'arrêtant à la première maison qu'elle vit sur son chemin, elle dit: " Le Bouddha m'a demandé de lui rapporter une graine de moutarde d'une maison qui n'a jamais connu la mort."
"Beaucoup de gens sont morts dans cette maison", lui fut-il répondu. Elle se rendit à la maison suivante:
Notre famille a connu des morts innombrables" lui dit-on. De même à la troisième et à la quatrième maison. Finalement ayant fait le tour de la ville, elle réalisa que la requête du Bouddha ne pouvait être satisfaite.
Elle emporta le corps de son enfant au cimetière et lui adressa un dernier adieu, puis elle s'en retourna auprès du Bouddha. Celui-ci lui demanda: "As-tu apporté la graine de mourtarde?
--Non, dit-elle. Je commence à comprendre ce que vous avez voulu me montrer . Le chagrin m'a aveuglé et j'ai cru que j'étais la seule à avoir été éprouvée par les souffrances de la mort."
Publié par annythif à 15:33:18 dans Petit ange Gabriel | Commentaires (0) | Permaliens
Renoue avec l'enfent blessé en toi
Il te faudra maintenant commencer à changer les paroles d'accusation en paroles de consolation. Même si à l'occasion un confident compréhensif t'aide à te comprendre, il n'y a que toi qui puisse apprendre à te vivre en douceur. Aussi, je te suggère l'excercice suivant de dialogue avec l'enfant blessé en toi.
Dans l'intimité de ta chambre, serre un oreiller contre ton ventre, et si tu en sens le besoin, commence à te bercer comme le font les enfants.
Dis à ton enfant intérieur que tu es prêt à l'écouter. Laisse-le s'exprimer, pleurer, chialer comme il l'entend.
Redis-lui ce que tu as compris de sa peine et de ses émotions.Rappelle-lui que tu veux l'accueillir comme il est, sans le blâmer
Rassure-le de ta présence constante.
Demeure en compagnie du "petit" en toi. Tu auras peut-être à lui adresser la parole à plusieurs reprises avant qu'il puisse te faire confiance et se livrer en profondeur.
Une fois le lien de confiance établi, tu sentiras en toi un grand soulagement. Sympathie de toi à toi-même. Présence réconfortante de toi à toi-même.
Jean Monbourquette (Extrait du livre "Aimer, perdre et grandir")
Publié par annythif à 01:32:47 dans Petit ange Gabriel | Commentaires (0) | Permaliens
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