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Du bois | 09 septembre 2005

Je me souviens du bois qui est à moi disait ma mère ...c'est mon bois, mon étang, mes cygnes, mes arbres,

Elle habitait un H.L.M. , à l'orée du bois, dondaine., dondaine..

Derrière  chez nous, y'avait des arbres, mais parmi ces arbres, y'avait un arbre , pas le plus joli des arbres, non ...y'avait un chêne , arbre creux pour notre bonheur. Nous y grimpions... C'était notre arbre...c'était l'arbre aussi de ma mère qui nous voyait de sa fenêtre de cuisine, là où tous les jours, de petites mésanges venaient picorer les restes de graisse qu'elle leur offait l'hiver....mésanges si peu sauvages, qu'elles entraient dans la cuisine lorsque ma mère y était , seule, . Si peu sauvages, ou bien apprivoisées.

Elle prenait son petit déjeuner sur le petit balcon de derrière, toujours à l'ombre, dans ce vert, ce calme du derrière, de l'arrière plan , de l'au-delà du bruyant d'une cité ouvrière.

Publié par amasaä à 11:14:52 dans JE ME SOUVIENS | Commentaires (0) |

parfum | 30 août 2005

je me souviens

de l'odeur des cahiers neufs,

de l'odeur de la crème au chocolat lorsque Maman la versait dans les petits bols de couleur et que nous nous disputions pour  avoir la casserole ,

de l'odeur du cuir neuf, de mon sac à main, cadeau de Noël,

de l'odeur de mes chaussures neuves que je mettais à côté de mon lit pour les voir en me réveillant, et ce , malgré qu'elles me faisaient souffrir, trop neuves qu'elles étaient .

de l'odeur d'eau de cologne bon marché que se mettait P.

de l'odeur des bouches de proximité dans l'obscurité des cinés

de l'odeur des frites, et du fromage

de l'odeur du tabac, avec qui je ne m'autorise plus que çà : humer

Publié par amasaä à 01:24:22 dans JE ME SOUVIENS | Commentaires (0) |

et...pfffffttt...!!! | 20 août 2005

je me souviens

des veilles de rentrée

je me souviens

du cafard que çà crée

il faudra bien

voir çà de près

pourquoi sommes-nous contraint ?

tout serait plaisir

s'il n'y avait contrainte

c'est la contrainte

qui crée

le déplaisir

qui crée

l'obligation

le plaisir meurt

sous l'état de corvée

et je me souviens

de ce devoir

"je vais devoir

me lever

pour aller

travailler"

tous ces "é"

et

hait

ouais...

Publié par amasaä à 23:49:05 dans JE ME SOUVIENS | Commentaires (0) |

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