moi
c'est moi
grâce à moi
grâce aux autres
moi
c'est moi
face à moi
face aux autres
moi
c'est moi
pour moi
pour les autres
qui se disent:
"moi
c'est moi ..."
un moi
n'est moi
que par rapport à l'autre
l'autre n'est autre
que lorsqu'il ne se dit pas
moi
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Je me souviens du bois qui est à moi disait ma mère ...c'est mon bois, mon étang, mes cygnes, mes arbres,
Elle habitait un H.L.M. , à l'orée du bois, dondaine., dondaine..
Derrière chez nous, y'avait des arbres, mais parmi ces arbres, y'avait un arbre , pas le plus joli des arbres, non ...y'avait un chêne , arbre creux pour notre bonheur. Nous y grimpions... C'était notre arbre...c'était l'arbre aussi de ma mère qui nous voyait de sa fenêtre de cuisine, là où tous les jours, de petites mésanges venaient picorer les restes de graisse qu'elle leur offait l'hiver....mésanges si peu sauvages, qu'elles entraient dans la cuisine lorsque ma mère y était , seule, . Si peu sauvages, ou bien apprivoisées.
Elle prenait son petit déjeuner sur le petit balcon de derrière, toujours à l'ombre, dans ce vert, ce calme du derrière, de l'arrière plan , de l'au-delà du bruyant d'une cité ouvrière.
Publié par amasaä à 11:14:52 dans JE ME SOUVIENS | Commentaires (0) | Permaliens
je me souviens
de l'odeur des cahiers neufs,
de l'odeur de la crème au chocolat lorsque Maman la versait dans les petits bols de couleur et que nous nous disputions pour avoir la casserole ,
de l'odeur du cuir neuf, de mon sac à main, cadeau de Noël,
de l'odeur de mes chaussures neuves que je mettais à côté de mon lit pour les voir en me réveillant, et ce , malgré qu'elles me faisaient souffrir, trop neuves qu'elles étaient .
de l'odeur d'eau de cologne bon marché que se mettait P.
de l'odeur des bouches de proximité dans l'obscurité des cinés
de l'odeur des frites, et du fromage
de l'odeur du tabac, avec qui je ne m'autorise plus que çà : humer
Publié par amasaä à 01:24:22 dans JE ME SOUVIENS | Commentaires (0) | Permaliens
je me souviens
des veilles de rentrée
je me souviens
du cafard que çà crée
il faudra bien
voir çà de près
pourquoi sommes-nous contraint ?
tout serait plaisir
s'il n'y avait contrainte
c'est la contrainte
qui crée
le déplaisir
qui crée
l'obligation
le plaisir meurt
sous l'état de corvée
et je me souviens
de ce devoir
"je vais devoir
me lever
pour aller
travailler"
tous ces "é"
et
hait
ouais...
Publié par amasaä à 23:49:05 dans JE ME SOUVIENS | Commentaires (0) | Permaliens
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