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Félix Leclerc Blues pour Pinky | 24 septembre 2005

S'il y a des cloches pour les chiens qui meurent,
Que sonnent les cloches pendant une heure,
Il est mort de m'attendre au coin d'une rue.
C'est tant pis pour moi, je n' suis pas venu.

Pourtant j'avais dit au printemps :
" Avec les fleurs, les vents d'avril,
Les hirondelles ont fait des milles
Lui dire que j'étais au tournant. "

Il m'a attendu tout l'été, tout l'été
Pour qu'ensemble, on aille courir dans les champs.
Je lancerai dans la coulée,
Le bâton qu'il tient entre ses dents.

Quand l'automne est venu, il a vu
Que peut-être, je ne reviendrais plus.
Il s'est r'culé au fond d' la cour,
A pleuré la chute des jours.

Un voisin lui a dit : " T'en fais pas.
Espère un peu, encore un mois. "
Un ami lui a dit : " Viens chez moi.
J'ai des enfants, on te guérira. "

Mais non, il a attendu la neige
Et elle l'a pris comme un sortilège.
Il a dit : " Elle le ramènera. "
Mais j'ai failli, encore une fois

Et puis, écœuré de l'amour,
Des charités, des beaux discours,
Il s'est roulé au coin d' la rue,
Attendit qu'on lui passe dessus.

S'il y a des cloches pour les chiens qui meurent,
Que sonnent les cloches pendant une heure.
Il est mort de m'attendre et je l'ai déçu.
Je mériterais qu'on ne m'aimât plus.

Pourtant...

Publié par amasaä à 15:55:24 dans entre autres pour moi et mon émoi | Commentaires (0) |

l'écharpe | 21 septembre 2005

Si je porte à mon cou

En souvenir de  toi

Ce souvenir de soie

Qui se souvient de nous

Ce n'est pas qu'il fasse froid

Le fond de l'air est doux

C'est qu'encore une fois

J'ai voulu comme un fou

Me souvenir de toi

De tes doigts sur mon cou

Me souvenir de nous

Quand on se disait vous

Si je porte à mon cou

En souvenir de toi

Ce sourire de soie

Qui sourit comme nous

Sourions autrefois

Quand on se disait vous

En regardant le soir

Tomber sur nos genoux

C'est qu'encore une fois

J'ai voulu revoir

Comment tombe le soir

Quand on s'aime à genoux

Si je porte à mon cou

En souvenir de toi

Ce souvenir de soie

Qui soupire après nous

C'n'est pas pour que tu voies

Comme je m'ennuie sans toi

c'est qu'il y a toujours

L'empreinte sur mon cou

L'empreinte de tes doigts

De tes doigts qui se nouent

L'empreinte de ce jour

Où les doigts se dénouent

Si je porte à mon cou

En souvenir de toi

Cette écharpe de soie

Que tu portais chez nous

Ce n'est pas qu'il fasse froid

Le fond de l'air est doux

Ce n'est pas qu'il fasse froid

Le fond de l'air est doux

Paroles et musique de Maurice Fanon

Publié par amasaä à 08:50:49 dans entre autres pour moi et mon émoi | Commentaires (0) |

complainte du pauvre jeune homme | 19 septembre 2005

Quand ce jeune homme rentra chez lui

Quand ce jeune homme rentra chez lui

Il prit à deux mains son vieux crâne

Qui de science était un puits

Crâne

Riche crâne

Entends-tu la folie qui plane

Et qui demande le cordon

Digue dondaine, digue dondaine

Et qui demande le cordon

Digue dondaine, Digue dondon

 

Quand ce jeune homme rentra chez lui

Quand ce jeune homme rentra chez lui

Il entendit de tristes gammes

Qu'un piano pleurait dans la nuit

Gammes

Vieilles gammes

Ensemble enfin nous vous cherchâmes

Son mari m'a fermé maison

Digue dondaine Digue dondaine

Son mari m'a fermé maison

Digue dondaine Digue dondon

 

Quand ce jeune homme rentra chez lui

Quand ce jeune homme rentra chez lui

Il mit le nez dans sa belle âme

Où fermentait des tas d'ennuis

Ame

Ma belle Ame

Leur huile est trop sal' pour ta flamme

Puis nuit partout! lors à quoi bon?

Digue dondaine Digue dondaine

Puis nuit partout! lors à quoi bon ?

Digue dondaine Digue dondon

 

Quand ce jeune homme rentra chez lui

Quand ce jeune homme rentra chez lui

Il vit que sa charmante femme

Avait déménagé sans lui

Dame

Notre Dame

je n'aurai pas un mot de blâme

Mais t'aurais pu m'laisser l'charbon

Digue dondaine Digue dondaine

Mais t'aurais pu m'laisser l'charbon

Digue dondaine Digue dondon

 

Lors ce jeune homme aux tels ennuis

Lors ce jeune homme aux tels ennuis

Alla décrocher une lame

Qu'on lui avait fait cadeau avec l'étui

Lame

Fine lame

Soyez plus droite que la femme

Et vous mon Dieu pardon pardon

Digue dondaine Digue dondaine

Et vous mon Dieu pardon pardon

Digue dondaine Digue dondon

 

Quand les croq'morts vinrent chez lui

Quand les croq'morts vinrent chez lui

Ils virent que c'était une belle âme

Comme on n'en fait plus qujourd'hui

Ame

Dors belle Ame

Quand on est mort c'est pour de bon

Digue dondaine, Digue dondaine

Quand on est mort c'est pour de bon

Digue dondaine Digue dondon

 

Jules Laforgue

sur l'air populaire  "Quand le bonhomme revient du bois"

mais aussi sur l'air de Pi R O mon petit frère!!

Publié par amasaä à 11:27:12 dans entre autres pour moi et mon émoi | Commentaires (0) |

FREHEL | 16 septembre 2005

Où sont tous mes amants

Tous ceux qui m'aimaient tant

Jadis quand j'étais belle

Adieu les infidèles

Ils sont je ne sais où

A d'autres rendes-vous

Moi mon coeur n'a pas vieilli pourtant

Où sont tous mes amants

Dans la tristesse et la nuit qui revient

Je reste seule, isolée sans soutien

Sans nulle entrave, mais sans amour

Comme une épave, mon coeur est lourd

Moi qui jadis ai connu le bonheur

Les soirs de fête et les adorateurs

Je suis esclave des souvenirs

Et cela me fait souffrir

la nuit s'achève et quand vient le matin

La rosée pleure avec tous mes chagrins

Tous ceux que j'aime

Qui m'ont aimée

Dans le jour blême

Sont effacés

Je vois passer du brouillard sur mes yeux

Tous ces  pantins que je vois ce sont eux

Luttant quand même , suprême effort

Je crois les étreindre encore .

Publié par amasaä à 11:24:15 dans entre autres pour moi et mon émoi | Commentaires (1) |

Anne Sylvestre | 15 septembre 2005

Maman le vent me fait la cour

Le vent me trousse et m'éparpille

Le vent me souffle des discours

Pardi c'est ennuyeux ma fille

Cà l'est bien plus encor Maman

Car le grand v ent est mon amant

Refrain:

Fille folle amante du vent

Boucle ton corset

Baisse bien la tête

Méfie-toi qui aime le vent

Engendre la tempête

Engendre la tempête

Maman le vent partout me suit

Le  vent me presse et me bousucle

Il pousse mes volets la nuit

Pardi tu seras ridiculoe

De quoi ma fille a-t'on bien l'air

En accouchant d'un courant d'air

Maman le vent m'aime si fort

Que je dois ouvrir les fenêtres

Il ne veut plus coucher dehors

Et  je crois qu'un enfant va naître

Fille je m'en irai avant

D'être la grand-mère du vent

Maman mon fils est né ce soir

J'en suis restée toute meurtrie

N'ai pas eu le temps de le voir

Il m'a laissé à ma folie

Et le voici parti Maman

Aux trousses de son père le vent

Mes amours ne sont que du v ent

Est-ce aussi le vant que j'ai dans la tête

Publié par amasaä à 10:07:57 dans entre autres pour moi et mon émoi | Commentaires (0) |

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