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Publié par Woupou à 20:29:32 dans Des pics full droles | Commentaires (1) | Permaliens
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Statistiquement parlant, il n'y que très peu de chances qu'un manga du nom de Slam Dunk ne traite pas de basket. Même les plus décrépits d'entre vous savent que ce terme désigne l'action d'enfoncer à deux mains le ballon dans le panier de basket. Il s'agit d'une technique assez ardue, que seuls les professionnels peuvent se permettre en plein match.Slam Dunk est donc un shônen parlant de basket. La belle affaire, me direz-vous. Pourtant, ce n'est pas comme ça que le voyaient les éditeurs du tout jeune Takehiko Inoue lorsqu'en 1991 il arriva en frappant sur leur bureau pour imposer son idée. Le basket était alors un sport peu populaire au japon, et le jeune Inoue choisissait un sujet bien ardu pour faire ses preuves. Aujourd'hui, il les a très largement faites : il est l'un des trois seuls mangakas à avoir vendu plus d'un million d'exemplaires, et la qualité de ses séries (Vagabond pour n'en citer qu'une) est aujourd'hui appréciée par un public interplanétaire. Slam Dunk reste sa série fétiche, si ce n'est sa meilleure, et l'on se complait à penser qu'elle est l'une des principales raisons de la montée en flèche de la pratique du basket chez les jeunes nippons sur les dix dernières années.
Sakuragi est un rebelle, vivant sa petite vie de rebelle avec ses amis rebelles, réputé pour son goût de la baston et surtout sa malchance presque mythique avec les filles. Tout change le jour où il rencontre Haruko Akagi. La ravissante sœur de Takenori Akagi, capitaine de l'équipe de basket du lycée Shohoku ne passe pas inaperçue aux yeux de notre héros : c'est le coup de foudre immédiat. Malheureusement pour Sakuragi, la passion n'est, une fois de plus, pas réciproque. Il s'inscrit alors dans le club de basket afin de plaire à Haruko, grande fan de ce sport et folle amoureuse de Kaede Rukawa, lui-même, talentueux basketteur. Ainsi se forme un triangle amoureux pas spécialement original, et de toute façon simple prétexte pour démarrer l'histoire, puisque l'auteur l'envoie balader au bout de cinq volumes, juste ce qu'il faut pour un minimum de cohérence.
Car il s'agit de ne pas se méprendre : le seul et unique sujet de Slam Dunk, c'est le basket, et rien que le basket. On sent la plume passionnée de Takehiko Inoue s'agiter notamment dans les matchs, où une action peut prendre plus d'une cinquantaine de pages et où dix minutes peuvent s'étendre sur un volume entier. Nul besoin d'être amateur de basket pour se sentir transporté dans l'action. Ancien assistant de Tsukasa Hojô, Inoue montre qu'il n'est pas un amateur en ce qui concerne la mise en scène, et soigne son tout particulièrement son découpage de planches. Au final, cela donne des matchs réalistes, tendus et diablement intéressants à suivre.
Peut-être l'auteur pousse parfois le bouchon un peu loin, quand par exemple un match de 40 minutes s'étend sur plus de 7 volumes (soit une moyenne de 6 minutes par volume), mais il n'empêche que la tension ne faiblit jamais, et qu'avec une telle atmosphère tout au long des affrontements, Inoue nous sert une véritable leçon de mise en scène.
Le découpage est une chose. La crédibilité des personnages en est une autre. Encore faut-il que ces derniers soient intéressants pour que le lecteur daigne s'intéresser à leurs aventures. Vous l'aurez deviné, la réussite est au rendez-vous. En plus du personnage de Sakuragi, qui est un pilier du manga, et sur lequel nous reviendrons, les quatre autres joueurs titulaires possèdent leurs caractères propres, au point que le lecteur arrive à se passionner pour eux et pour l'équipe qu'ils forment ensemble. Les équipes adverses, les entraîneurs, même certains remplaçants, d'autres personnages peuplent le monde de Slam Dunk, et chacun possède un petit quelque chose le rendant crédible. Inoue préfère s'entourer de protagonistes définis plutôt que d'une foule de personnages sans vie, ce qui est tout à son honneur.
Inoue n'hésite pas à tourner ses héros en dérision, comme en témoignent les petites caricatures en fin de chapitres, et l'humour est aussi un point essentiel du manga. A ce niveau, Sakuragi joue un rôle important, par son aspect de jeune débutant plein de hargne et d'arrogance. Son petit coté rebelle prend un aspect délirant, surtout pendant les matchs, où dans un premier temps il aura tendance à régler les conflits à coups de boule. Puis, peu à peu, il sera pénétré par le noble esprit du sport, sans pour autant devenir un joueur invincible. Slam Dunk reste un manga réaliste du début à la fin.
Un manga réaliste, mais aussi d'une beauté graphique époustouflante. Ne vous fiez pas aux dessins des premiers volumes, qui ne font pas honneur à la série. Les matchs, surtout, sont dessinés avec un tel soin qu'on ne peut qu'être ébahis par ce que l'on voit. Inoue montre qu'il est un auteur qui s'attache avant tout à l'esthétique de ses œuvres, ce que l'on retrouvera dans Vagabond.
Surprenant, divertissant, sublime, Slam Dunk est une œuvre qui vous passsionnera, que vous aimiez le basket ou non. Il s'agit tout simplement d'un manga incontournable, dont les 31 volumes ne feront que vous donner envie d'en lire plus.
Le monde du basket pouvait déjà se targuer de compter parmis ses plus grandes figures des hommes tels que Mickaël Jordan, Wilt Chamberlain, Tim Duncan ou bien encore George Eddy (plus connu pour sa verve que pour son basket, et c'est ce qu'on aime chez lui, merci Georges!). Et bien à présent ce petit univers devra accueillir le nom de Hanamichi Sakuragi, tout fraîchement entré au lycée de Shohoku.
Sakuragi est un yankee, et ce qu'il déteste par dessus tout, c'est d'entendre le mot "basket". Même les membres de sa bande ne peuvent échapper à sa colère quand ce mot tombe dans ses oreilles. S'il hait ce sport, c'est parce que la dernière fille à qui il a fait des avances l'a rejeté car elle était amoureuse d'un joueur de basket de l'équipe du collège. Et pourtant, le jeune homme aux cheveux rouges va finir par "aimer" ce sport lorsqu'il rencontre Haruko, une élève de seconde fan de basket. D'après celle-ci, Sakuragi possède le potentiel physique (1m88, 83kg) pour permettre à l'équipe de Shohoku de se hisser au niveau national. Mais Sakuragi ne comprend rien aux règles de ce sport, et qui plus est, il va se battre contre un certain Rukawa, le rookie de Shohoku (jeune élément très prometteur en terme de basket) dont Haruko est secrètement amoureuse, ainsi que contre le capitaine de club du lycée qui n'est autre que le frère aîné d'Haruko.
Critique :
Sakuragi, c'est un petit peu l'opposé de Tsubasa dans Captain Tsubasa (Olive et Tom pour les incultes ;-) ). Il n'a pas vraiment l'air d'un héros au grand coeur, prêt à tout pour les autres. C'est plutôt le type d'inidividu qui ne soucie guère des autres, et qui est le premier à foncer lorsqu'une bagarre éclate. Pourtant, il va devoir se plier aux règles des sports collectifs, tout comme ses autres partenaires. Car hormis Akagi, le capitaine de Shohoku (plus souvent surnommé le gorille par Sakuragi, sûrement parce qu'il a la carrure d'un gorille et un peu la tête aussi lol), tous les membres et futurs membres du cinq majeur sont des têtes brûlées qui jouent d'abord pour eux-même. Prennons exemple de Rukawa, le rival numéro 1 de Sakuragi. Lorsqu'il jouait au collège, il gagnait les matchs quasiment à lui tout seul, et c'est d'ailleurs le reproche qui lui sera fait quelques manga plus loin... Mais je n'en dis pas plus. Quand aux éléments qui font que ce manga est un classique du manga sportif, c'est non seulement l'intensité qui reigne pendant les matchs (les règles du jeux sont en plus très bien expliquées, ce qui en fait un manga très réaliste) mais aussi un humour parfois un peu gamin, mais si bon. Les dessins de Inoue sont tantôt réalistes, mais savent aussi être caricaturaux : on retrouve pas mal de SD dans ce manga. En somme un très bon moment de détente vous attend si vous vous attaquez à celui-ci.
Le coach
Monsieur Anzaï était surnommé le diable aux cheveux blancs. Après avoir été joueur de niveau national dans sa jeunesse, il était devenu un entraîneur universitaire réputé, jusqu'à ce qu'un drame bouleverse sa carrière. Avec Sakuragi et Rukawa, il a trouvé deux talents et se passionne pour leur évolution. C'est son aura qui a attiré Mitsui et Miyagi à Shohoku. Il sort rarement de sa réserve, mais ses interventions, tant psychologiques que tactiques, renversent plusieurs situations. Il l'est sans conteste l'une des meilleures armes de Shohoku. Contre Shoyô ou Kainan, il intervient peu, il est malade lors du match contre Ryônan. En revanche, lors du tournoi national, on le voit prendre toute son importance par un coaching habile (entrée de Yasuda, sortie de Rukawa pour le ménager) et son impact psychologique pour mettre ses joueurs dans de bonnes dispositions. La chute du tome 23 alors qu'il va annoncer son "plan" pour la seconde mi-temps est un régal de suspens, et suscite un effet d'attente d'une rare intensité.
Les joueurs phares
Il est délicat de ne pas faire une revue d'effectif entière en l'occurence.
Akagi Takenori (1m97, 93kg) Capitaine et principal soutient de son équipe jusque là. Il incarne le sérieux et l'amour du basket, c'est un compétiteur acharné. Son jeu est tourné vers la puissance, avec une défense excellente (la défense tue mouche) et son dunk puissant baptisé par Sakuragi le gorilla dunk. Ses failles ne sont révellées que par les meilleurs joueurs du pays, Sannô, lors de la séance vidéo : il est à l'aise sous l'arceau, mais dès qu'on l'en éloigne, il perd en impact.
Mitsui Hisaichi (1m84, 70kg) Joueur de troisième année, il a connu un parcours chaotique. MVP du tournoi des collèges, il s'est blessé en seconde et à mal tourné. En fait, il nourrissait un profond désir de jouer au basket, et revient dans l'équipe malgré sa condition physique détériorée. C'est un très bon joueur, qui a un grand talent pour tirer à 3 points. Il est l'arme décisive de Shohoku contre Shoyô, manque d'un ongle de donner la victoire contre Kainan, et se montre décisif dans tous les matchs suivants.
Miyagi Ryôta (1m68, 69kg) Au sein de cette équipe de grande taille, il fait figure de nain... ou presque. Il compense son manque de centimètres par une grande vélocité et un grand talent de passeur. Cependant, en défense, il est souvent handicapé lorsque les meneurs adverses prennent les shoots. Son jeu repose sur ses feintes et sa capacité à dérouter l'adversaire.
Rukawa Kaede (1m87, 75kg) Joueur déjà remarqué au collège, c'est le "champion" de Shohoku. Bien qu'il ne soit qu'en première année, il est capable de renverser un match à lui tout seul. On le voit régulièrement défier tous les champions adverses et les passer, même si on peut considérer que Maki ou Sendô lui restent supérieurs à Kanagawa. Son but est d'aller jouer aux USA, et il s'en ouvre à monsieur Anzaï qui lui enjoint de devenir d'abord le meilleur joueur du Japon. Fier à l'excès, il a un jeu très personnel, même si sa réussite est insolente dans celui-ci. Il ne trouve ses limites que lorsqu'il est à bout de forces, car il est incapable de maintenir son rythme de folie sur 40 minutes. Son talent pour shooter est toutefois contrebalancé par sa faible propention à passer le ballon, même lorsque cela lui donnerait une action plus facile à mener.
Sakuragi Hannamichi (1m89, 83kg) Débutant au basket, et héros de la série, il est le ressort à la fois comique et décisif de l'histoire. Ses capacités physiques énormes, liées à une technique longtemps déficiente (sur la fin, ça va bien mieux), rendent réaliste cette double casquette. Venu au basket pour l'amour de Haruko, la jeune soeur d'Agaki, il y reste par passion pour la balle orange. Son atout principal est sa détente formidable, qui lui permet de disputer des rebonds même à Uozumi, pourtant joueur le plus grand de la série. Il n'a pas vraiment d'action type, sinon son acharnement à placer un dunk. A ce titre, son action face à Maki de Kainan est le summum de l'émotion dans la série, un authentique grand moment de sport ! Dès qu'il s'avère capable de shooter, il prend une importance de plus en plus grande dans l'équipe, contre Toyotama (il faut le voir ridiculiser Kishimoto) ou contre Sannô, où il s'impose contre Kawata Mikio, en particulier par l'alliance de vivacité et de puissance qu'il représente.
Le jeu
Tourné vers l'attaque rapide, Shohoku pratique le "run and gun", en particulier avec Rukawa vers l'intérieur ou Mitsui à trois points pour conclure les actions. Le jeu vif de Miyagi s'y prête bien. Contre Toyotoma, avec Akagi, ils démontrent leur capacité à jouer placé, avec un jeu dirigé vers l'intérieur, qui peut aller au panier, ou alors ressortir vers Mitsui pour conclure (action contre Ryônan, ou alors attaques en seconde mi-temps contre Toyotoma). Leur point fort est leur capacité à s'imposer au rebond, avec Akagi et Sakuragi en intérieurs, voire le soutient de Rukawa, pas manchot dans ce domaine. De fait, un rapide regard sur le jeu de Shohoku révèle que c'est le plus complet de toute la série, puissant à l'intérieur, avec un joueur de classe capable de retourner un match, un meneur rapide et un shooter extérieur efficace. C'est sans doute le fruit de la composition de l'équipe de rêve pour Inoue, avec un joueur type de ce qui s'approche le plus de son idée du basket sur chaque poste. Ce qui permet aussi d'expliquer leur montée en puissance tout au long de la série. Ils peuvent en effet être considérés comme intrinsèquement plus forts que (presque) tous leurs opposants, mais handicapés par un manque de cohésion, des blessures, etc... qui les placent régulièrement en situation d'infériorité. Sannô est sans doute la seule équipe a être plus riche et forte que Shohoku dans tous les compartiments du jeu.
Publié par Woupou à 20:27:06 dans Slam Dunk | Commentaires (0) | Permaliens
Slam Dunk est un manga qui repose sur l'opposition des équipes, et en particulier des joueurs en un contre un. Dans le tome 26, Fukatsu, capitaine de Sannô, le dit très clairement à Sawakita, réputé le meilleut joueur lycéen : "C'est toi le champion, tu fais comme tu veux", mais aussitôt d'ajouter que si c'est pour se faire dominer par Rukawa, il peut aller s'asseoir sur le banc tout de suite.
Publié par Woupou à 20:25:08 dans Slam Dunk | Commentaires (0) | Permaliens
VoS cOmMeNtAiReS aUsSi iNtErEsSaNt qUe MoN sItE!