L'ombre s'installe sur les pétales tombés
Et se taisent en même temps les rêveurs lointains
Ceux-là à qui un jour tu as tendu la main
Pour te retenir aux portes d'un monde pollué
Par des tonnes de mots venus dont ne sais où
Enchaînés par cohorte ils nous parlent de tout
A croire qu'il est urgent pour ces sortes de loups
D'être les premiers à acheter pour des clous
Quelques morceaux d'un progrès demain dépassé
En face de ton écran tu guettes du nouveau
Pour forcer tes larmes virtuelles à devenir eau
Pour donner sens à ce petit monde glacé
Où tu projettes coup sur coup à des inconnus
Des idées sur demain en quête d'avenir
Comme si tes cordes vocales avaient due subir
Une opération secrète qui jamais ne fut su
T'entends chanter les bienfaits de ces liens
Cousu dans un éphémère sans réel visage
Pour peut-être un jour atteindre les rivages
D'un semblant d'existence aujourd'hui déteint.
Publié par Dhimwoe à 08:27:15 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Quand je m'aventurais où règne la pénombre
Chaussé de bottes noires armé d'un semblant de courage
La forêt très sombre silencieuse entretenait ma rage
Laissait en moi l'envie de revoir au moins ton ombre
La lueur de la lune donnait du relief aux arbres
Leurs feuilles jaunes d'automne tombaient au grès du vent
Lui seul j'attendais pour couvrir mes pas lents
Emprisonnés par mes désirs recouverts par le marbre
Les deuils s'enchainent, troubles mes passions
Construisent ma solitude tissée de fils d'or
Pour survivre faut-il aujourd'hui oublier ses morts
Et tendre le regard vers d'autres horizons
Composées d'arc-en-ciel et de fraîches fontaines
Où coule une eau magique dite de jouvence
Celle-là nous ramène au matin de l'enfance
Age lointain où nous dormions sous nos chênes.
Publié par Dhimwoe à 07:38:29 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Je traverse ces couloirs nuit et jour
Sent ton dernier souffle près de ma joue
Vois ton sourire source de nos moments fous
Joie et tristesse pour faire revivre cette amour
Imaginé au seuil d'un échange sans foi
Crève l'écran de nos fragments d'oraisons
Partager à deux au moment de vivre la saison
Chaude à chaque minutes de ces longs mois
Où toi tu vivais des instants dignes des rois
Cachés entre nos regards forts secrets
Chuchoter à l'oreille quand le temps s'arrêtait
Nos songes légers s'envolaient sur les toits
Jardins perdus au fil des années d'émoi
L'énergie se disperse lorsque la foule se lève
Au cœur d'anonymes transitent nos rêves
De ceux-là même source de retour sur soi.
Publié par Dhimwoe à 08:10:19 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Lumières passées par des sens d'illusion
Formulation luisante des ondes parasitées
Par ces long segments instantanés
Déformés aux moments de longer les ponts
La source colorée traverse la focale
Se disperse de part et d'autre de la nuit
Pour éclairer quelques mots tracés aujourd'hui
A la craie blanche sur le tableau de ma salle
Les vibrations de l'air demeurent invisibles
Pourtant ce sont elles qui déforment nos maux
Elles atteignent nos sens les plus profonds très tôt
Pour calmer nos ardeurs en déjouant l'impalpable
Les courants amènent à mes pieds des notes
Ramassées le long des berges les plus lointaines
Où personne à ce jour ne connaît la peine
L'émotion une fois jouée nous emporte.
Publié par Dhimwoe à 08:11:22 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
A force de chanter aux pieds des monts
J'ai vu à un moment les rayons se lever
Il y en avait tant et tant que tout était éclairé
Je voyais encore cette planète rouge tout au fond
Nulle âme en ce théâtre désert pour se sauver
Le silence régnait sur ce décor nourrit pas l'absence
D'êtres et d'herbes pour colorer ce lien d'incandescence
Toutes formes, tous pas à un endroit posé s'effaçait
A bien écouter seul le battement de mon cœur s'entendait
Et puis ce contraste faible entre ciel et terre
Peu à peu se développait lorsque se levait la lumière
Les couleurs du tableau lentement me revenaient
Chaque formes au bout de tout ce temps se personnalisées
Les dunes de la vie se voyaient de loin
De l'ensemble j'y voyais les lignes de ma main
Les creux entre chacune dessinaient des parcours oubliés.
Publié par Dhimwoe à 10:18:37 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
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Textes déstructurés et mots
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l'amour la vie et la suite
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