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L'âme de fond | 26 avril 2007

 

 

Des syllabes  en Charybde s'arriment et déballent
Aux quatre coins arrondis de la barque des sons
En voix d'extinction au passage des ponts
L'amplitude s'effondre, s'en va dans la cale
 

Au-dessus des larmes blanches, la dague
Coupe la corde raide trempée d'eau salée
Vétuste embarcation fébrilement pilotée
Par des meneurs couvreurs de terrains vagues
 

Serpents de mer agités par des lames de fond
Les vents raniment la tempête endormie
Renversé, il suffit de peu pour les voir transis
Dans un espace où la limite s'appelle l'horizon
 

Quand tu rames, tu avances et elle, elle s'éloigne
De nos idéaux ignorés sculptés dans le marbre
Au loin tu ne le vois pas mais flotte un tronc d'arbre
Saisie le maintenant utilise ta hargne.

Publié par Dhimwoe à 09:37:29 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Vol honté | 24 avril 2007

 

 

A force, plié de recevoir des coups
Tu apprends à garder le silence des fous
De ceux là mêmes qui en disent tant
Sur ton lourd passé de jeune délinquant
 

Tu as cueillis un trèfle à cinq feuilles
Tu l ‘aimes tant aujourd'hui et fait le deuil
D'en trouver un semblable dans le futur
Pourtant t'avance droit jusqu'au pied du mur
 

Les falaises millénaires prennent place
Les saisons ce sont arrêtées de guerre lassent
Devant un nouvel espace neuf de béton
De ceux crées pour toucher plus vite le fond
 

Funambule des lignes à hautes tensions
L'argent devient inutile en Aïon
Le vertige se déchaine électrique
Naissent les notes d'une nouvelle musique.

Publié par Dhimwoe à 07:34:53 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Tisser des liens | 23 avril 2007


Ecrire au fil des siècles en latin
Du monde où naissent chaque jour des lendemains
A ne savoir pourquoi nous croyons pourtant à la fin
De nos désirs de vivre et de sourire main dans la main
 

A construire les faces cachées de ce chagrin
Nous oublions tout et changeons de teint
Pour une image lacérée un tableau peint
Etre dans un état premier de la bouche au sein
 

Puisses-tu ce jour dans l'ordre peser ce grain
Apporter du monde des ombres, le plus lointain
Où poussent les splendeurs nées de mon jardin
Je te les offres pures au petit matin
 

En attendant caché en face pour un rien
Et pourtant imagine, j'aurais bien besoin
D'entendre ton cœur battre près du mien
Pour avancer debout sur un grand chemin.

Publié par Dhimwoe à 08:04:08 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Sous l'écaille la peau vit | 20 avril 2007

 

 

Devant l'aquarium j'observe les petits poissons
Ils font des bulles et ensemble  tournent en rond
Toutes les paroles relevées tombent à l'eau
Bouche bée tu ignores le vrai du faux
 

Le dernier rappel s'entend dans les couloirs
Plus besoin de faire semblant jusqu'au soir
Ni de couvrir sa face de fond de teint
Or, est-ce pour autant que l'histoire prend fin ?
 

Je ne le saurais pas avant l'arrêt des bulles
Dans ce bassin où les nageoires ondulent
Ces cylindres creux et si long sont dressés
A produire des vagues de façon déphasée
 

J'épingle ces idées légères au ciel
Innove en moi sur un champ partiel
D'oxygène accompagnée d'hydrogène
Dis-moi au fond de toi ce qui te gènes
 

Entendre là debout dans un froid inconnu
Les fines gouttes tombées en continu
Parfois le doute émerge des certitudes
Immiscées lentement dans un interlude

 

Où rien ne se perd ou tout se transforme
Restons donc entre nous dans les normes
Pour mieux vivre endormis notre quotidien
Et croire naïf en de nouveaux lendemains.

 

Publié par Dhimwoe à 10:09:38 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

J'entends ton rire de cristal | 18 avril 2007


Sortir d'une atmosphère asphyxiante
La tête hors de l'eau je chante
Les yeux tournés vers ton corps étanche
Une tombe couverte de fleurs blanches
 

En un dernier instant j'entends ton rire de cristal
 

C'est fait les mots s'absentent tout c'est terminé
Les feuilles s'envolent en moi en fin d'été
L'étang reflète ces moments agréables
Tous reviennent pleurer d'un air affable
 

En un dernier instant j'entends ton rire de cristal
 

Continuons aveugle cette route
Prendre à deux ce chemin coûte que coûte
A bout de souffle à plat ventre
Les paroles viennent du chantre
 

En un dernier instant j'entends ton rire de cristal
 

Remarque ces douleurs, le monde dort là
Sans vraiment savoir ce jour au fond pourquoi
Les notes tristes s'élèvent vers des nuages
Remplis d'un sang, entretenu par la rage

En un dernier instant j'entends ton rire de cristal.

Publié par Dhimwoe à 09:51:09 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

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