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Sans trait sur la cible | 06 mars 2008


Des traces sauvages en forme de lettres aimées
Apparaissent découvertes par les vagues
Le sable réappparait après la marée
Caresse les grains fins parsemés de zig zag
Et mon empreinte nait, morceau d'identité

A l'autre extrême de mon cadre de sel
Les oiseaux passent dans ce bleu éternel
Dans un climat serein entre terre et ciel
Elles sont dépliées pour un vol plané les ailes
A la recherche d'un souffle naturel

L'endroit neutre garde les secrets du site
Il porte de chaque côté ses limites
Difficile pour l'homme de les dépasser
Fais dans un premier temps avec sinon tu le quitte
Définitevement écrit, il sera ton passé

L'infini après tout rejoint le néant
Dans le hors champs méconnu des possibles
Couvert pour survivre dans les zones sensibles
Où chercher le centre devient un jeu dément
Je suis ma piste pour rester invisible.

 

Publié par Dhimwoe à 07:35:14 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Fée d'arme | 01 mars 2008

 

Tendu par l'arme accroché à ton épaule
Le regard fixe sur ce lieu d'où vient le bruit
Tu connais précisément ceux que tu fuis
De ce cul d sac découvert dans un vol

La voie est définitivement sans issue
Impossible ce jour de continuer
Pour en un saut passer de l'autre côté
Et vivre libre et heureux  loin des exaltés


La nuit de son manteau cache ton corps
Seul le gyrophare glace l'espace à chaque passage
Rappel toi tout à l'heure tu étais fou de rage
Entendais des propos où tu étais mort

Après toutes ces courses à travers les villes
Tu te retrouves seul, plus personne sur le radeau
Sorti d'un autre monde de derrière les barreaux
Tu hères dans les faubourgs et songe à ton île.
 

Publié par Dhimwoe à 07:47:40 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Au pays des merveilles | 27 février 2008

 

Prostré muette au milieu de la tragédie
Elle souffre et malgrè tout arrive à survivre
Partir quelque part sur des terres couvertes de givres
La voix ébranlée par ces flots de pleurs gris

Assise au cœur du temps face à son miroir
Elle observe sa place dans ses ténèbres d'ennuis
Où pétales de roses volent de sol en si
Les doutes en surface fondent à force d'y croire

Dans le feu rallumé du premier carrefour
Où se croisent anonymes la passante d'un soir
Exaltée ou peureuse nul ne peut le savoir
Elle traverse la rue et rentre dans la cour

Enfin rassemblée pour ce dernier envol
Au centre de la marelle tu devines les contours
Elle sera la première à s'y jeter pour toujours
Loin des cris intérieurs et des montres molles.

Publié par Dhimwoe à 07:38:52 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Les rivages de l'asphalte | 22 février 2008

 


Les néons situés à vingts mètres du sol
Eclairent la route et ma face à tour de rôle
Je regarde le ravage en dedans de moi
Et au détour de mes songes t'apperçois

Les villes défilent aux alentours des virages
Les bois du château dessinent ton visage
Ils encadrent tantôt les traits de ton regard
Seuls formes visible noyée dans le brouillard

Des mots inconnus émergent autour de mes lèvres
Ils semblent tout droit sortis d'une histoire brêve
Relève la tête, lis-moi une fois encore
Les passages cachés où s'effacent les remords

Ecartelés dans mes faits j'écoute tes notes
Arrivées au carrefour elles seront lettre morte
Au feu rouge j'entends dinstinctement ce bruit
Perçu un beau soir aux bout du fil de la vie

Publié par Dhimwoe à 07:24:08 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Les monstres en soi | 18 février 2008

 

Je creuse délicatement de mes doigts
La vase amassée là sur le bord de la grève
Au fond parfois sont enfouis des fragments d'histoire brêves
En filigrane elles vivent tout au fond de moi :



En période de marais remontent par les courants
Des lointaines côtes, des algues fines
Au rouge carmin profond venues des mers salines
Dégoulinent de leur tige un étrange et épais sang

Les légendes racontent qu'elle proviennent d'endroits mystérieux
Enfermés tout au fond des océans les plus méconnus
Les ragots laissent trainer entre les lignes tu
Quelques incertitudes quant à l'origine de ces lieux

Des eaux brûlent encore en leur surface
Des souffrances en provenance des abîmes
Jamais atteintes par les cauchemars le plus intimes
Des navigateurs au bord du précipice et les langues se lassent

Des marins imprudents reviennent à moitié estropiés
Ils nagent en des endroits piégés par les démons de ma nuit
Des jours entiers passés sur le pont à écouter le bruit
des vagues, lorsque la pluie se calme loin des glaciers.



J'affronte mille fois ces serpents au nom oubliés
Parle aux miens de l'ensemble de leurs desseins d'aliénés
Relativité partielle d'une existence passée à les recherchées
Pour croire en quelque chose capable de me rassurer

Apporter un sens à une route à sens unique
Dont l'issue vue d'ici semble des plus tragique.

 

Publié par Dhimwoe à 06:57:00 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

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