Sans la pluie ici bas comme elle était en l'air
Espérant que la nuit ne fut aussi longue hier
A entendre les paroles sorties du quai d'une gare
L'errance devient quotidienne loin des immeubles en barre
Les étoiles autrefois nous montraient la route des saints
Elles éclairaient les chemins du soir au petit matin
Habillé de noir les branches des arbres remuaient
Tels les bras des monstres elles nous entouraient
Un éclair parfois traversait l'horizon
Nous laissais imaginer le lointain de mille et une façons
D'un pas régulier en aveugle j'avançais
D'immenses ténèbres parfois m'approchaient
Pour aller d'un point à un autre je crois
Qu'autour de nous il y a une infinité de voies
Sur les plus courtes nous croisons la banalité des aimants
Sur les plus longues rencontrons le néant.
A chacun de savoir ou de naviguer à vu
L'Autre est toujours ce grand inconnu
Des ailes d'anges parfois nous rêvons
Pour passer de ce monde de terre vers l'Oblivion.
Publié par Dhimwoe à 05:14:17 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Donne moi un peu de ce rien pour continuer matin jusqu'au soir
Imagine alors ces formes ce regarder les unes et les autres
Aucunes ne s'attendaient à ce voir dans cette phrase, cette histoire
Déposés tendrement entre ces mots doux qui étaient les nôtres
Les trous, les silences abritent dans des coins de pages
Les plus sombres visages cachés entre les mains
Pour découvrir de meilleurs lendemains à la marge
Mais en fait dans le fond il n'en est rien
Panses vides et cœur chagrin transformé
Des tripes il en fallait pour affronter ses propres peurs
Enfouies dans une conscience au reflet de sourires enchantés
Les corps se lassent de tout sauf des caresses en chœur
Abondent les plaisirs au creux de mes rêves
Couchées dans l'herbe les paroles de velours
S'écoulent dans mes oreilles de façon brève
Plutôt que de ramper la foule alentour parle d'amour
Devrais-je encore dans le noir t'observer ?
Inutile de chercher notre miroir une fois celui-ci traversé
De l'autre côté l'envers des scènes tend à se fixer
Sur ma rétine surgissent des flashs jusque là occultés.
Publié par Dhimwoe à 05:20:37 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Liquéfié jusqu'à disparaître vivant
De ces taches de sang proviennent des éléments
D'une scène oubliée au fond d'un espace temps
Gravé au coin de ma mémoire d'éléphant
Comment effacer ces pièces désincarnées ?
Aujourd'hui elles remontent pour me faire suer
A croire que la vie va plus loin que l'horizon
N'en déplaise aux cyniques je conserve ma raison
Les jours les plus tristes je l'ai franchi à la nage
Pour calmer ma douleur et ma rage
Reconstruire mes pensées faire peau neuve
Partager un espoir avec ceux qui le peuvent
Ce fleuve magique si longtemps ignoré
Qui m'amena une nuit à tes côtés
Il était pur et si bon rempli d'eau salée
Qu'encore aujourd'hui j'en rêve assez.
Publié par Dhimwoe à 07:33:32 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Tous ces moments couleront le long de mes joues
En filigrane apparaitront quelques lettres aujourd'hui mortes
Les écrits restent à lire avant de devenir loup
Pour partir sur de nouvelles routes rejoindre les cohortes
Le long de mon corps au rythme des gouttes de pluie
S'égrainent lentement ces images sources de mes peurs
Un ordre des choses donne naissance à de nouveaux fruits
Derrière sombrent dans les ténèbres des sortes de tumeurs
Chacune de ces perles transparentes bouchaient l'entrée de mes pores
Le refroidissement de mon sang avance jusqu'à ce que cessent les paroles
Elles m'étaient devenues étrangères à force de voir le silence comme or
J'ai eu de mal au début à reconnaitre leur sens dans ma geôle
Toute chaleur qu'elles pouvaient m'apporter je la prenais
Je le faisais pour partager ces éclats de soleil
Venus de pays où il ne pleut pas pour les fées
Où s'envolent mes nuits en plein sommeil
Attaché à mes cordes sensibles je descends d'un nuage
Pour assister au ravage où s'arc-boutent des hommes en sang
Courbés sur leurs tâches ancestrales enfermés dans leur cage
Ils avancent sous la neige et ce voient recouvert d'un manteau blanc.
Publié par Dhimwoe à 04:40:52 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
Comme les astres des amours puissants
Se meurent l'émotion des amants
L'engouement se gèle au fil des ans
Faits place dés lors au désœuvrement
Les rires et les joies dépérissent
La lourdeur des mots est de mise en Aïon
Écarter de force les regards fléchissent
Se baissent les yeux face à l'inaction
Désormais le rien construit l'ébétude
La force de la voix s'égare dans un vide
Des plus répugnant au plus indifférents
Règnent la nausée de l'observateur impavide
Les pulsions se recouvrent de cendres
Se terminent les vraies raisons d'être là
Les fossiles des cœurs sont dans l'ambre
L'histoire inachevée se termine ici bas.
Publié par Dhimwoe à 09:37:38 dans Dhimwoe | Commentaires (1) | Permaliens
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