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Centi aime | 28 septembre 2007

 

Esperance trouée de la tête aux pieds
Là-bas, à l'autre bout du monde
Ensorcelé par ce pur vélin cousu comme il vous sied
De vaines nuées d'insectes couvrent l'écriture ronde

Applatie dans les angles à l'arrivée de la charrue
Les graines retrouvées parsement les sillages
Encore chauds quand la terre s'ouvre sous la lame nue
A la sueur du conducteur au sommet de sa rage

Dernières paroles échangées avec le peuple amnésique
Sûr du pire en l'attente magique d'un nouvel empire
Où les brisures de l'ennui font de plus en plus chic
Sur des avenues éclairées par des statues de cire

Espace cyclopéen où l'avenir est en fuite
Vers un autre rivage idéalisé en un clin d'oeil
Pourvu que dans cet autre lieu il y ait une suite
Fantasmée en silence à l'orée de notre deuil.

 

Publié par Dhimwoe à 07:17:07 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

L'être à verser | 25 septembre 2007

 

 

Cela fait longtemps qu'au bout de cet enfer
Maintenant blanc comme neige, j'ai trouvé mon île
A tire d'aile applati souffle coupé tu arrives à l'il
Et toi mon elle me laisse tournoyer seul dans l'air


Tourner en rond pour rouler les R
Loin des regards vus d'antant dans ton âme
Surface liquide aux bords froids je te damne
Au rythme régulier des vagues de l'amer



Ton silence surgit au fond d' une faible flamme
Engourdie mais brûlante au creux de mon crâne
Echappée de lointaines idées en panne
Revues et corrigées à grand renfort de mon charme

Les formes éthérées flottent sur ce plan aux faces livides
De celles parfois un jour croisées dans une autre zone
Tandis qu'à mille lieux la licorne à nouveau me pardonne
Au matin sur mon oreiller baigner de larme limpides.

 

Publié par Dhimwoe à 07:11:49 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Descente | 21 septembre 2007

 

A trop vouloir saigner
Sur de fausses blessures devenues brasiers
J'entends rire les cigognes des enfants
Plus aucun bébés n'arrivent par les voies fausses en blanc

Descendu d'un nuage crevé au détour des pavés
Par l'incommensurable paix agitée par ceux des tombes
Arraché en ce jour jusqu'à se morfondre
Oubli toutes ces guerres en silence s'il te plait

Redescends l'être mort d'un étage
Et goutte sur le champs à mon breuvage
Donner tête baissée de-çi de-là en partage
Pour exorciser ce léger coup de rage

Corps couvert de plaies, d'hématomes
Engagé éternellement enragé dans des tourments infinis
J'éructe quelques sylllabes au milieu du volcan du ma vie
La chaleur est intense dans le coeur de l'homme


Recouvre moi à la fin de ce baiser d'amour
Attrappe au virage toutes les images
Un jour oubliées au fond de mon passé en cage
Si souvent évacué sous des coups de tambours

S'enflamment lentement sur la grêve
Mes derniers mots devenus rêves
D'ici où d'ailleurs naissent des idées noires
Pour mieux perdre mes mots recouverts de l'épais brouillard.

Publié par Dhimwoe à 07:09:00 dans Dhimwoe | Commentaires (4) |

L'âne osé | 18 septembre 2007

 

La horde des princes tristes nourrit mon errance
Dans moins de deux les étoiles cesseront de briller
Toute fin engendre en elle un commencement ignoré
Avance jusqu'au précipice, la solitude vient après l'absence

En fin de tout, de nul part surgit le néant
Accroché à la foi tu crois et perçois ma confiance
L'aube apporte probablement une nuée d'espérance
Convoitée par des armées en quête de mécréants

Hurlez sur mon tombeau qu'advienne ma démence
Sur votre propre tempo battront à nouveau mes rares veines
A la recherche d'énergie pure venue de la scène
D'ici peu les jours comme les nuits n'auront plus d'importance

Tire sur les médailles gagnées grâce à ces morts
La force fait loi quand tu obéis à cette dégénérescence
Certe tu peux manger mais mesure notre souffrance
Toutes ces merveilles et victuailles me sorte par les pores.
 

Publié par Dhimwoe à 06:59:58 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Un pas vide | 14 septembre 2007

 

Entre la mort facile et le vide
Autant dès le départ choisir les deux
Si cela est impossible ou perfide
Alors sur le champs fais un voeux

Une ode aux caresse fébriles
Capter dans le regard de tes yeux
Où les pointes noires dérivent sur ce fil
Dans l'instant grave à moitié creux

Où mêmes les heures se défilent
Pour rejoindre à la nage une autre errance
De celle mainte fois désséchée sur cette île
Par des pensées enchaînées par l'absence

D'émotions quadrillées sur un livre
Où arpentent des princes et puis des gueux
Bousculés par des vies devenues inutiles
Quand vous faites semblant d'être heureux.
 

Publié par Dhimwoe à 07:23:39 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

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