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Traces de mots | 04 septembre 2008

 


Pluie triste et larmes en un regard s'en vont
Peau blanche recouverte de poudre de riz
Sous les chauds projecteurs règne l'illusion
Tes pleurs apportent à n'importe quel été du gris

Je crois voir en tes yeux des perles luire
Et pourtant pendant de long silence j'y ai vu
Des images des couleurs et même des sons bruire
Ces fins filets d'eaux salés m'ont plus qu'émus

Nos vies s'emplissent de fragments de souvenirs
Impossible à classer et même innommables
D'importance relative ils demeurent dans la mire
Dans notre mémoire vive et inaltérable

J'ai vécu dans ces passages d'histoires pendant si longtemps
Qu'il semblent désormais faire parti de moi
Le seul moyens de m'acquitter de ces pans
De ma dette envers eux est de l'ai écrire chaque fois.

Publié par Dhimwoe à 06:42:00 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Sous mes pas | 22 août 2008

 

De mes rares veines au lointain océan
Ne te l'avais-je pas encore dis ?
Courent tout le long des flots confiants
Où le soleil au soir aime luire aussi

Le sel de mer donne plus de goût à la vie
Qu'un plat des plus fins sorti des rayons
Remplis de préjugés par des paroles aigries
Messages répétés, ils tournent en rond

Parfois j'en écarte quelques mesures infimes
Répands de la poudre de pluie pour voir renaître
A l'infinie ton sourire face à cet abîme
Il prend à ce moment sens, donne envie d'être

Vu lorsque les pleurs le recouvre de leurs eaux
Fais de chaque jours qui passent un moment réussi
Dans l'instant s'écoulent des minutes en écho
Remplies de non sens forcement non choisies

Dans l'avenir creuse ces images passées
Porte les en toi en suivant les vagues bleues
Elles t'amènent là ou tu décides d'aller
Grain de sable parmi tant d'autres sous les cieux.

Publié par Dhimwoe à 08:14:03 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Un dernier appel | 01 août 2008


Un quartier dévasté après les bombardements
S'y frayent en se froid juste au creux des pierres
Des petits lézards sortis de derrière
A l'arrivée du soleil pour profiter du moment

Des fissures remontent jusqu'à la fenêtre
Les vitres ont explosées en pleine nuit
Jusqu'à maintenant personne ne s'en soucis
Le regard des hommes n'est plus là peut-être

Dans cette espace de silence j'entends battre ton coeur
A tous les étages des immeubles ce tambour résonne
Au fond de mes oreilles à un rythme monotone
Les sons se sont arrêtés j'écoute en mon intérieur

Ce rythme régulier pour calmement me bercer
Au détour d'un couloir du sang recouvre les dalles
Vais-je enfin te retrouver le corps criblé de balles
J'avance en écoutant ton portable sonner.

Publié par Dhimwoe à 08:05:07 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Prélude au creux de la vague | 25 juillet 2008

 

Il s'en va à la tombée de la nuit
Pour enfin laisser se reposer son corps
Epuisé par tout un tas d'activité au port
Marqué par le poids des sacs et le bruit

Au soir écarter toute forme de rage
Il en aura fallu du coup des années
Pour en arriver là le coeur blessé
Après un si long combat dans sa cage

Les cris des goélands traversent le ciel
Les plumes s'écartent embrassant l'air
Dans une couleur bleue face à la guerre
Des poings serrés brisent les ailes

Le pire et le meilleur se rencontrent à la fin
Ils sentent que le derniers moment expire
Sous un air connu il rempli de musique nos dires
Et laisse monter les larmes derrières ses mains.

 

Publié par Dhimwoe à 08:51:14 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Entre ciel d'éther et terre de feu | 22 juillet 2008

 

Au son de cette bouche absente dont la voix m'a émue
Entendue dix fois et pourtant pas de visage dessus
L'ordre des choses laisse choir l'instant
En une gamme de notes amplifiées par moment

Pendent en silence souvent les chaires crues
Tendues auparavant au moment de croiser l'élue
J'imagine des terres de cendres à feu et à sang
J'en connais le chemin pour l'avoir vu enfant

Regard dans un désert sauvage perdu
Les routes droites aux destinations inconnues
Se multiplient tout au long du hors champs
Elles m'amènent à marcher assez longtemps

Jusqu'à des rivages où germe l'inconscient
Déchiquetés par endroit sauvagement
Comme si une horreur indicible s'était mise à nue
Le temps seulement  d' y avoir à nouveau cru.

Publié par Dhimwoe à 06:55:57 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

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