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L’ antre ciel d’ éther | 05 juin 2007


Dans un suaire de pierre s'affolent plates
Avant l'arrivée du matin, des âmes tristes
Adossées à leurs chaines telles des autistes
Muettes le regard lointain orgueil défait à la hâte

Pour reconstruire un jour d'après leur bréviaire
Un instant incertain où des yeux peints de khôl
Un soupçon de néant atteint en un envol
De charme suranné fait de rire et de lumière

Cartes osées sur un air de vieux magazines
Un chant tant entendu qu‘ en un court refrain
L'ensemble des mots cachés à chacun vient
L'attente fragile laisse en chacun pousser des racines

Elles produisent des arbres aux pousses légitimes
Dont un jour nous cueillerons aveugles les fruits
Arrosés de soleil et de soins naturels, tout cuit
Et tu es l'astre aux milles voix en partance pour l'abîme

Cousue dans mes chairs scintille sur ma peau
Pour éclairer mes nuits de feu sur les planches
Le souffle du temps emporté par les branches
Les écrits enfouis retrouvées du tombeau.


Publié par Dhimwoe à 07:50:37 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

... dont les souvenirs s’entassent dans une clairière | 01 juin 2007


Oser ramer dans le vague attentif
Sous la noire fumée de tes cendres je case
Ton corps consumés en une journée de phrases
Alignée désossées en un mécanisme collectif

Un construit nait peu à peu dans l'imprévu
Fin de règne au moment ou tu pars au guet
Descend ces marches de marbre de bleu veiné
Jugeons dans le sang les amours mis à nu

Une chaine serre ma gorge muette
Mes paroles sont entendues dans tes peines
Liées à nos ennemis à ton tour tu dégaines
L'effet te transforme peu à peu en bête

Vide, fatiguée dans un reste de jour
Remonter par la clé comme un jouet du temps
Poison doux des soirs en descente je sens
Le piège tendu vers l'astre mort d'amour.

Publié par Dhimwoe à 07:51:48 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

Des sons custrions à deux voix | 29 mai 2007

 

Calé un soir devant ce mur de feu
Patiemment entre les chenets tu l'embrases
Comme si plus rien ne comptais à deux
A ce jour de brulure, dernière phase
 

D'une attente subtile presqu'irréelle à la fin
Inconnu passager pour ce voyage en partance
Vers un nul part signalé j'amène dans un lointain
Grain de sable où ondulent les vagues denses
 

Découpées pièce par pièce dans les traits désunis
Frontières brèves invisibles dans un  labyrinthe
Dont la sortie cachée reste à trouver dans l'envie
Comme si l'entrée éclairée y menait à demi teinte
 

Longues et sinueuses sont les routes de l'imaginaire
A l'orée d'un bois vert, tu crois voir la lumière
Incertains conducteurs sont les fils à défaire
En une seconde de désarroi d'une époque si fière
 

De lance agité pour diluer les grumeaux
Nés d'un mélange de futiles ingrédients
Dans un mets magique réalisé au cordeau
Cuits sur les flammes produites par non chants.

Publié par Dhimwoe à 07:34:56 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Ames fermées | 25 mai 2007


Au son d'émois parcourus dans les prairies
J'entends les saxophones qui larsennent
Contenu droit en accord avec le bruit
Je prose mes pas feutrés sur ma peine

Les cuivres en sourdine créent l'ambiance
Là flottent quelques chuchotements
Nous les parsemons entre deux ou trois silences
En extase sur un ton d'enchantement

Claquent les flottements des deux glaçons
Le pure malt devient arme forte
Nous nous laissons filer vers l'horizon
Dilué les regards derrière la porte

T'as misé sur la légère lumière
Pour délier les contours de nos visages
Où s'ouvrent peu à peu de nouvelles frontières
Découvertes un beau jour après l'orage

Les notes créent une sorte d'ambiance
De celles recherchées et jamais atteintes
Suffisait-il d'accéder à la transcendance
Pour naître et produire nos ententes.

Publié par Dhimwoe à 11:31:40 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

Accroche les cîmes | 24 mai 2007


Silence dans les creux des nuages
Tout droit sortis de ce monde froid
Pour un peu nous entendrions l'autre rivage
Et verrions les têtes enfouies hors la loi

Les coups cinglent les corps transis
Ils se glacent en ce désert de neige
Seuls de nos cœurs naissent les fruits
Pour un peu à la fin la souffrance s'abrège
 

Revenu corps vidé d'une insomnie
Je songe au pied d'un arbre
Le souffle court et la voix affaiblie
Aux contenus de tous ces palabres
 

L'action ignorée en son essence
Tourne en rond, part en fumée
Donnons les pas de notre curieuse danse
Pour se divertir avant de s'ennuyer.

Publié par Dhimwoe à 11:22:57 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

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