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De Pierre et de sang | 22 juin 2007


A L'aube blanche de la rage
Fondent les malaises avant l'aurore
Presque endormis par les signes de la mort
Dessinés à la hâte dans les vagues de la plage
 

Le cri dévoile l'effet de l'arrachement
Douceurs transformées en perversions bis
Rires aux vents et bonbons à la réglisse
Fondent librement dans le palais d'antan
 

L'or détruit les rares tremblements
Encore une once de regards et les forces agissent
Sur les portes feuilles vivant que tu hisses
Bien haut dans l'espoir des nouveaux déments
 

Jusqu'alors criant loin à la froide marge
Cousus de chairs trouvées sur d'autres corps
Ils avancent têtes nues tous droits vers le grand nord
Là-bas le désert de neige gardera leurs visages.


Publié par Dhimwoe à 07:32:33 dans Dhimwoe | Commentaires (4) |

Toiles en boucle | 21 juin 2007


Astreint à mettre des couleurs
Toutes sortes d'astuces pour créer le beau
Dans un paysage peint par le chaos
Où des flammes dansantes naît la peur

Avancer lentement dans ces contrées putrides
Des terres calcinées naissent les cendres
Inscrit-toi là devient le dernier membre
Ou plutôt disparaît, apparaît apatride

Comme si le choix se limitait à deux
Et qu' en tranchant tu te sentais plus libre
D'agir sur un destin décrit par bribes
Par des hommes bien empêtrés dans leur nœud

Détache cette culpabilité et tes cordes
Pour exprimer toutes tes envies
Prends en compte l'ensemble même les non dits
Et apprécie les instants où tu débordes.

 

Publié par Dhimwoe à 08:20:14 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Phare en Dole | 16 juin 2007


Les baisers sucrés de l'impromptu
Sur les chairs sonnent une fois déchu
A la mort annoncée des bals perdus
Au moment sacré ou je me suis tu

Les lumières rougeoyantes s'éteignent
Dans une ambiance ou nulle teigne
Vient détruire les regards ambiants
Chacun le sais mais fait semblant

Les rires maintenant s'éloignent
L'émoi me gagne surtout ceux d'été
Ou tu as vu mon silence inquiet
Et ma tête tombée te poigne

Les pas s'arrêtent sentier de boue
L'empreinte désossée de tes mots
Poursuit son avancée en radeau
Dans mes songes d'écartelé je renoue

Entre le désir et le frustré de charme
L'écart se creuse, forme des sillons
De bois sculpé en forme d'âme
Blanche servie dans une coupe au bord rond

L'eau limpide sculpte les hurlements
Ceux là mêmes sortis au dernier moment
Tu aurais voulut à ton tour dire comment
Pourtant en pleurs plus rien tu n'entends

L'acier coule dans ta bouche lentement
Rempli le moule, tout ton dedans
Si beau et gracieux vu depuis mon banc
Ce qui m'est chair devient sang

A croire tes histoires de vies
Le monde tourne à l'envers, je fuis
Raisonne mon être à en devenir groggy
Les chocs façonnent parfois la nuit.

Publié par Dhimwoe à 08:29:22 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Eau plus profonde | 12 juin 2007

Avant d'inscrire nos noms sur des feuilles mortes
Récupérons ensemble la soie de nos vers
Et couvrons nos peaux douces amers
Des parures câlines produites de la sorte
 

Transportés par des vagues de fumées
Les pétales parfumés dérivent et se pose
Sur mes mains brunies en pays d'Oz
Ou la magie blanche nie la réalité
 

Subjective pour une poignée de vivants
A l'esprit tendu vers nos oreilles
A l'ouïe fine comme nulle autre pareille
Recroquevillée devant leurs écrans
 

Des poissons traversent les cristaux liquides
Passent en direct du neutre à la phase
Atteignent en final le bout de la phrase
L'idée dès lors écrite devient limpide .

Publié par Dhimwoe à 07:43:40 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Terre minus | 08 juin 2007

 

 

Etre face à son miroir envieux
Des traits tirées refaits en off
Par un battement sous l'étoffe
Et puis quelques trucs plutôt curieux
 

Bulles enfumées en des tubes creux
J'ouvre un espace en cette brume
Garde pour moi mon amertume
Avant de recouvrir tous mes bleus
 

Peints ou sensibles sont mes yeux
Les maux s'effilochent sur mon blouson
De cuir pour protéger ma peau et ma raison
Des parasites les plus forts dans l'épieu
 

Au bout du compte j'ai vu de mes yeux
Les colères et les joies combler l'existence
De quelques formes entrées en déviance
Au moment ou plus rien n'était sérieux
 

L'image nous renvoie un reflet des cieux
Celui  tant de fois croisé dans un regard
Et pourtant au détour du hasard
Nous le voyons les jours pluvieux.

Publié par Dhimwoe à 07:53:53 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

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