Repos après la tempête.
Ne jouez pas avec le feu...
Qui s'y frotte s'y pique...
Une once de Mélancolie...Dangereusement Inflammable...
Heureuse, Discrète, Secrète...
Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire...
Amoureuse, Accomplie.
Identitée puisque Dévoilée...
cellequipourraitrefairelemonde@hotmail.com
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Assise seule dans un coin, elle observe les gens s'amuser. Ils chantent, ils dansent, et ils le font bien.. Ils essaient de l'inciter, mais elle ne veut pas, elle ne peut pas. ...Les couples dansent comme jamais. Elle regarde sa mère assise à un autre coin de la pièce, seule elle aussi. Personne ne l'invitera à danser, elle dansera toujours toute seule parmi les autres, comme d'habitude. Et puis il y a les gamins, tous ces mômes avec le sourire aux lèvres, ces petites filles qui virevoltent, guidées par les bras puissants d'un père protecteur. Elles rient, elles tournent, elles sont jolies. Elle, ne tournera pas et ne s'amusera pas non plus, malgré l'envie croissante qu'elle cache derrière ses grands yeux emplis d'une amertume éternelle ; privée de la présence paternelle, à jamais.
Publié par Anciennement>moi à 22:04:24 dans Souvenirs célestes | Commentaires (2) | Permaliens
Je ne pensais pas que tu connaissais ce jeu, ni « nénette »... Toi non plus, tu ne pensais pas. Agréablement surpris... Toi comme moi, nous y jouions avec des êtres maintenant loin... Après nous être remémoré toutes les règles, nous en avons fait quelques parties, et au final, je t'ai plumé, non ? J Alors ça m'a rappelé mon enfance, lorsque tout ce côté de la famille y jouait ; et l'incident du midi avec la viande m'a rappelé mon refus de m'alimenter étant petite. Je me suis souvenue, j'allais cracher dans les toilettes... « Je t'ai vu ! » Mais il ne disait rien. Il ne m'a jamais rien dit, jamais obligée à quoi que ce soit. Je n'avais pas faim, je ne voulais pas manger, il savait ce que j'allais faire dans les toilettes, mais il ne disait rien. Au fond, c'était quelqu'un de casanier mais de gentil... Heureuse d'avoir retrouvé ces quelques bribes de mon passé en quelques minutes avec toi.
Publié par Anciennement>moi à 11:44:55 dans Souvenirs célestes | Commentaires (6) | Permaliens
Elle avait eu l'idée de la table pour objet. Au départ, rien ne m'aurait inspirée. Et puis, mon côté coquin a pris le dessus...
Je jouais avec table, avec le pied de la table, et sous la table. Au fur et à mesure, l'amusement devenait plus grand, et j'y voyais un intérêt croissant. Aussi ai-je décidé de révéler en ce lundi matin mon côté sensuel, ma petite nature de salope. J'emmêle mes pieds sous les barres, et m'allonge, le regard coquin... Soudain je me cambre, me retourne et clac, je tombe raide sur le sol ; mes cheveux dissimulent mon visage...soumise, oh oui, je joue le rôle de la salope soumise, quand je ne joue pas celui de la dominante provocatrice. C. fait de même, mais elle n'a pas ce petit truc de perverse qui rend la scène excitante. Ce n'est pas grave, moi, je m'éclate. Relevées, nous observons la table qui nous attire, pendant que l'une d'entre nous danse au milieu. Elle saute ; et M. et moi prenons la place. Nous lions nos mains, montons sur la table ; nous nous fixons droit dans les yeux, le regard plein de haine ; puis nous tournons la tête de manière désinvolte, en nous prenant par la taille. Elle descend, s'appuie, vulnérable, sur notre objet ludique, pendant que C. m'a rattrapée dans ses bras. Et je la trouve belle, M., une sensualité se dégage en permanence de son corps, qu'elle s'amuse, ou pas... Alors moi je m'allonge en arrière sur la table, les jambes crispées sur sa taille, et C. m'attire à nouveau vers elle ; je suis dans ses bras, et cette fois, je déplie mes jambes en arrière, en courbant un peu plus le dos... Toujours dans ses bras, je me retourne, croise les jambes, toujours sur la table aussi. Là elle me porte, nos corps forment une croix ; puis elle me dépose par terre, où les autres finissent par se casser la gueule, sauf elle ; qui nous domine, fière, sur la table. Enfin, elle croise elle aussi les jambes avec un regard de « vainqueuse » orienté vers les soumis, au sol.
Chacune domine à un moment donné... Mmmm, j'aime ça... Il paraît que nous nous mettons à fond dans le rôle... Et que c'est intéressant parce qu'il paraît que nous sommes toutes réservées dans ce groupe. Nous, réservées ? Ohoh ! Si les gens savaient, parfois...
Ce serait délicieux...
Publié par Anciennement>moi à 22:28:38 dans Souvenirs célestes | Commentaires (3) | Permaliens
Dans le camion de Lillah, je retrouve, encore une fois, ce sentiment qui m'accompagnait chaque mardi l'année précédente. Je la retrouve, toujours souriante, énergique, simplement. La radio à fond dans le camion, la musique me donne envie de rouler indéfiniment. Elle me dépose devant chez moi, et là, tout revient. Dans la rue déserte, sans bruit, sans rien, un sentiment inexplicable d'une intensité rare. L'envie de monter en haut de la falaise, l'envie d'aller au bout de la digue, l'envie de longer la plage, et de chanter, toujours, ne pas s'arrêter, une douce mélodie qui guiderait les éléments de la nuit. Finalement, rien n'a changé. Lorsque tout allait mal, lorsque la nuit m'enveloppait continuellement, lorsque ma sombre silhouette hantait les rues havraises à la recherche d'un bonheur perdu, le sentiment était le même. Et je retrouve, dans ce camion, cette union père-fille, l'amour d'un Corse au sang chaud pour ses enfants, la protection paternelle dont elle bénéficie sans le savoir vraiment. Je retrouve cette chaleur incroyable, cette entente familiale comme on en trouve peu...
Publié par Anciennement>moi à 21:37:22 dans Souvenirs célestes | Commentaires (2) | Permaliens
Vide. Simplement vide. En proie à des hallucinations. A consommer avec modération. Pensées calmées, couchée. Puis vient tromper le malaise, et la tête tourne, et la tête tourne. Et les bruits, pourtant inexistants, s'incrustent dans l'esprit qui s'en imprègne. Et la tête tourne. Le sol se dérobe. Battements rapides ; le sang monte. Et la chaleur monte. Et la tête tourne. En-dessous, les voix ont cessé de rire. Attendre. Juste attendre. S'endormir, une nuit sans rêves, sans cauchemars ; juste vide.
Publié par Anciennement>moi à 21:36:11 dans Souvenirs célestes | Commentaires (3) | Permaliens
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