Repos après la tempête.
Ne jouez pas avec le feu...
Qui s'y frotte s'y pique...
Une once de Mélancolie...Dangereusement Inflammable...
Heureuse, Discrète, Secrète...
Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire...
Amoureuse, Accomplie.
Identitée puisque Dévoilée...
cellequipourraitrefairelemonde@hotmail.com
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Les pièces avaient pris la poussière au fil des années, et certains lustres étaient tombés. Des éclats de verre jonchaient le sol par endroits ; mais le long couloir accueillait toujours ces ombres envoûtantes. Le manoir était resté tel qu'il avait été pendant les années de romance, ces belles années que la mort avait emportées. Chaque objet était resté à sa place. Du piano semblait provenir la même mélodie, bien que les touches fussent étoilées.., à présent. Alors, elle se souvint. Elle se souvint de lui dans le couloir. Ce fameux soir, éclairé à la lueur de quelques chandelles, lorsque leurs secrets se transmettaient sans mots, lorsque leur amour se dévoilait, doux, et puissant. Le grand miroir n'avait jamais été déplacé depuis. Elle s'y arrêta, observa son reflet terni par le temps, et ressentit ce souffle d'homme mûr qui lui avait autrefois brûlé la nuque ; et elle le revit offrir à son décolleté un bijou magnifique et rare. Dans son évasion, elle avait posé sa main sur la sienne qui n'était plus, mais pourtant, elle crut l'avoir touchée elle aussi, l'espace d'un instant. Alors elle se retourna... mais l'obscurité apaisante ne découvrit personne.
Publié par Anciennement>moi à 16:01:11 dans Paradis rime avec enfer | Commentaires (1) | Permaliens
Petit bout si jeune et si gentil,
Je te lis.
Tu m'écris que les hommes ne font pas de merveilles. Ta maman a ses heures, tu dis que parfois elle boit de jolies choses qui te blessent trop fort. Sache petit homme, que certains adultes sont parfois tristes et violents, mais au fond, ils ne sont pas méchants.
Tu m'écris que chaque soir ses ongles te rentrent dans la peau, que ses coups te font mal, et que tu dors n'importe où. Ton cœur bat si vite qu'il s'envole, sans personne pour le rattraper. Et tu as peur, tu l'entends vaciller, se cogner à la chaise, avant de s'étaler, faible et inconsciente. Tu dis que tu te sens terriblement seul, que la relever de ses rejets te fait plus de peine à chaque coup. Paniqué, tu te détestes et affirmes que ton papa n'aurait jamais laissé faire ça, qu'il était fort, qu'à lui seul il faisait tourner la maison et peut-être même le monde. Tu as fini par conclure, et tu as sans doute raison, que son amour protégeait ta maman de ce trou noir. Je sais combien d'amour vous entourait tous les trois, combien c'était beau à voir. Mais les Hommes se défendent à leur manière, plus ou moins conséquente. Ta maman a oublié qu'elle avait un fils, et elle seule peut changer le cours de ces choses. Ne te crois pas impuissant, tu fais déjà tant...
Lorsque tu seras grand, tu ne subiras plus tout cela. Je t'imagine alors me demander, QUAND ?, ta voix pleine de trouble et de colère. A la distance à laquelle je me trouve de toi, je ne peux t'aider plus que je ne le fais. Je ne peux t'apporter que soutien moral et espoir, petit guerrier qui un jour sera aussi fort que son papa... et prêt à tout affronter.
Bises tendres et chaleureuses, je viendrai te voir, bientôt ; je te le promets petit cœur.
Publié par Anciennement>moi à 21:45:00 dans Paradis rime avec enfer | Commentaires (1) | Permaliens
Je sais que je te briserai le cœur en t'écrivant ces mots, mais vois-tu, je ne peux plus. Je ne reviendrai pas sur ma décision, j'en suis certaine. Les moments passés ensemble étaient agréables, et je te promets que je ne les oublierai pas, contrairement à ce que tu penses. Mais notre relation n'était pas celle que je cherchais, je me suis trompée, et je m'en veux terriblement de te faire aujourd'hui cette peine. Tu trouveras d'autres femmes, sans doute bien mieux que moi. Ma place se réduira dans ton cœur, tu verras. Tu es la seule personne qui m'ait vue mieux que je n'étais, la seule personne qui ait vu en moi la beauté de l'âme et du corps. J'ai changé depuis, quelque chose n'existe plus en moi, quelque chose est parti, tu me l'as dit toi-même. Ne me poursuis plus je t'en prie, je sais combien cela serait dur de te demander que l'on reste amis, alors, pour le moment, je préfère que l'on ne se parle plus du tout.
Ne crois pas que je coule des jours heureux avec cet autre... Car il me pourrit l'existence, il ne me rend pas heureuse, j'en ai conscience. J'aime quelqu'un pour qui je n'existe pas. Eh oui tu avais raison, je comprends trop tard ce que tu ressentais. Je comprends maintenant pourquoi tu disais si souvent que l'amour était synonyme de haine. Je peux le perdre à tous moments, et d'ailleurs, je m'en fous presque, tu sais ? En cette heure je voudrais juste mourir. Je hais la vie et ce qu'elle me retire, je hais ce personnage capricieux et pervers, je hais ceux qui m'entourent. Je voudrais juste partir. Je comprends enfin tes trips, mais il est trop tard, et l'on ne changera plus rien. Je campe sur ma position, et je te dis non, je ne peux pas, je ne suis pas prête, et je ne saurais pas t'aimer. Je n'ai pas su, je ne saurais plus. Mes poignets meurtris, mes jambes lacérées, mon cœur trompé, mon âme abîmée, je ne suis plus capable d'aimer, ni même de l'envisager. Ne recommence pas ces longues nuits de haine et de disputes que nous avons passées, je ne veux pas me disputer avec toi. Plus maintenant, plus comme ça, je suis fatiguée de tout ça.
Tu m'as reproché l'égoïsme de ne pas avoir été là pour toi, mais je ne savais pas. Je n'ai pas entendu ton appel, je n'ai pas reconnu celui-là. Par réflexion, je crois que l'on ne comprend que ce que nous avons vécu. Chacun réagit en fonction de son histoire, et les nôtres s'opposaient ; toi tu voyais le mal alors que moi j'espérais, toujours. Aujourd'hui, non cela ne marcherait pas mieux, et je t'ai dit cent fois pourquoi... S'il te plait n'insiste pas, c'est déjà si dur...
Bloque-moi, supprime-moi de tes contacts, fais ce que tu veux si cela peut te soulager davantage... Un jour, lorsque ça ira mieux, on se retrouvera, j'en suis bien sûre. En attendant ce jour, je te demande juste de faire attention à toi, même si je sais que tu ne le feras pas, au moins, je l'aurais dit. Je te souhaite bon courage, « bonne chance », car nous aurons des chemins semblables à présent.
Bises mélancoliques,
Ambre.
Publié par Anciennement>moi à 21:53:15 dans Paradis rime avec enfer | Commentaires (7) | Permaliens
Il était son être le plus cher, encore petit, fragile et si pur dans son ignorance. Aussi murmurait-elle les secrets bien gardés au creux de son oreille ; peut-être dans l'espoir qu'ils lui serviraient un jour sans en avoir eu conscience. Mais elle savait aussi, qu'elle ne serait pas éternelle, et que la vie seule déciderait de son terme. Alors, par précaution, pour être sûre qu'elle aurait atteint son objectif, la promesse qu'elle s'était faite à elle-même, elle avait laissé une lettre à son fils, afin de le guider juste un peu, afin de lui laisser une trace d'elle au cas où les circonstances décideraient de les séparer avant l'atteinte d'un certain âge. C'est ainsi qu'il lut les quelques lignes suivantes, lui qui depuis si longtemps espérait vainement retrouver un peu d'elle :
Publié par Anciennement>moi à 01:20:06 dans Paradis rime avec enfer | Commentaires (13) | Permaliens
Le jour entrait dans la chambre depuis au moins deux heures. Une atmosphère calme régnait, une chaleur lourde enveloppait les deux êtres enlacés. Le miroir posé sur la coiffeuse renvoyait les rayons du soleil sur leurs corps. Publié par Anciennement>moi à 12:31:48 dans Paradis rime avec enfer | Commentaires (2) | Permaliens
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