Il ne faut pas grand chose
Pour aimer le monde
Pour oublier les nuages froids
Et la mauvaise neige
Simplement
Une odeur
Une chevelure
Cette gamine qui passe
Dans la rue
Devant les graffitis
Obscènes
Peut-être
Pourquoi pas
Faire semblant
D’être amoureux
D’un bouton d’or
A cuissardes sombres
On peut s’égayer
A ce jeu confus
Pour oublier
Que nous sommes
D’infatigables
Malheureux.
Publié par chrisalle à 23:50:46 dans fagotistere | Commentaires (0) | Permaliens
Du coté de Shanghai
Le baiser de feu des alcools
Fait tourbillonner le trimardeur
Qui attend attend attend
Son engloutissement
Dans ce vieux cabaret
De la rive gauche.
Il rêve à cet ancestral mirage ruisselant
Dans les bruines de Shanghai
Antique aventure d’un soir d’automne
Quand de sa chambre d’hôtel
Il violonait vers la mer
Ou – mais c’est une autre histoire - rythmait
Comme on fait des claquettes
Sur les trottoirs de Ceylan
Un air Tzigane où pleuraient les psaltérions
Et où la vie s’enfuyait
Aux chahuts de la brume
Du côté de Shanghai, de Madrid ou de Minden
Chronique de cyclone
Odeur de sang pourri
Et de fête Gitane
Il chantait
Ici ou là emmenant les songes des nuages
Regrettant implorant toujours la même strip-teaseuse
Qui virevoltait tourbillonnait sans robe ni rien
Du coté de Shanghai de Londres ou d’Euskirchen
Publié par chrisalle à 23:47:15 dans fagotistere | Commentaires (0) | Permaliens
Il y avait du Dieu
En eux
Mais
Ils n’étaient point Sages
N’aimaient aucun chant
Ne parlaient aucun langage
Ne psalmodiaient aucune prière
N’ allaient nulle part
Il y avait du Dieu en eux
Mais
Ils étaient aveugles
Aveugles de nuit
Aveuglés d’oubli
Ils n’allaient nulle part
Ils étaient la terre
Qu’ils violaient qu’ils creusaient
Ils étaient la tombe
Qu’ils creusaient aussi
Publié par chrisalle à 23:44:00 dans fagotistere | Commentaires (0) | Permaliens
Le voyageur au baiser d’Automne.
Dans un bar de chimère
Où coulent des alcools
Un Tzigane brumeux repu d’amours
Rêves de vieux crimes de sang
D’ orgasmes neigeux
Et de baisers de feu.
Vieilles Aventures
Rappels suintants
Mirage d’une mémoire
Où filent
Les autorails du passé
Et
Les rumeurs de hasard.
Voyageur nuageux
Au baiser d’ Automne
Qui attend, attend
Les chahuts des soupirs
Et ouï le violon malade
D’un blues de naufrage.
Publié par chrisalle à 23:40:01 dans fagotistere | Commentaires (0) | Permaliens
Mon Fardeau
Mon étoile d’Or
Ma cathédrale
Ma souffrance
Mes mauvaises heures
Heures noires et de peines
De ma mauvaise horloge
Au Tic Tac de banni
D’homme perdu
Mon fardeau
Mon souci
Mon silence
De Sanctuaire
Mon plat sans sel
Ma nuit immobile
Mon fleuve si profond
Où je me noie
Mon fardeau
Ma gène
Ma vallée de vent
Où je perds mon chemin
Mon lit de bois
Rude au cœur
Et à l’aubier
Sans nœuds
Où je péris
Ecrasé
Âme abrupte
Gisant de pierre
Je viens
Je me tais
Je m’effeuille
Un peu ?
Beaucoup ?
Pas du tout !
Publié par chrisalle à 23:36:58 dans fagotistere | Commentaires (0) | Permaliens