RESUME DES EPISODES PRECEDENTS:
Oldi s'est rendu à la BOARF - Bibliothèque d'Ouvrages Anciens Restaurés Finement - dans le but d'y chercher un vieux livre dont l'auteur semble être le même que celui de l'ouvrage ensorcelé qui a jeté sur lui une malédiction assez gênante. Malheureusement, il a appris que ce livre fait partie des centaines d'écrits qu'un grave glissement de terrain a récemment fait choir dans les humides sous-sols de la bibliothèque...
Bien le bonjour! Aujourd'hui, grand jour - ou plutôt grande nuit, vu l'heure - puisque, après des jours de préparation, me voilà prêt à m'infiltrer dans la BOARF tel l'agent du FBI le réseau prétendument terroriste. Oui, je sais, l'alarme idiote de l'illégalité vient dingdinger à vos oreilles pour vous ordonner de me hurler "Infiltration nocturne? Ouuuh, Oldi, c'est pas bien ça!!!" Je sais, que voulez-vous... cette solution ne m'enchante pas mais mes tentatives légales pour entrer dans les caves sub-BOARF ont lamentablement échoué. Pour trouver l'entrée de ces souterrains, ce fut assez aisé: j'avais repéré, lors de ma première recherche dans les rayons particulièrement fournis du bâtiment, un couloir menant à une aile annexe et dont l'entrée était barrée par un petit écriteau portant la mention: "Si plus dans ce couloir vous vous aventurez / A de graves ennuis vous allez vous heurter / Pour l'instant dans ce lieu, les risques d'affaissements / Risqueraient de tuer l'abruti imprudent". Ma seconde réaction - la première étant de me dire "Non, c'est pas vrai! Même ici ils font des alexandrins..." était évidemment d'éviter ce passage, mais suite aux informations fournies par la dame de l'accueil, je sus que mon but se trouvait dans ces cavernes multiséculaires. Et le meilleur moyen d'y entrer était de braver l'interdiction de la pancarte et de m'aventurer au-delà du mystérieux passage.
Et c'est là que le bât blesse. Entrer dans ce couloir s'est en effet révélé être un véritable parcours du combattant, une épreuve que Hercule lui-même aurait abandonné en sanglotant. J'ai tout d'abord joué la carte de l'analphabétisme non-voyant, du genre "Un panneau? Non, non, je l'ai pas vu...", mais cet argument ne réussit pas à convaincre les 2 gardes qui me ceinturaient à peine 20 secondes après mon entrée dans le couloir. Il faut dire que les gérants de la BOARF avaient pris soin de placer une caméra de surveillance en face de l'entrée du corridor, craignant sans doute que des visiteurs peu scrupuleux aillent, par exemple, se cacher dans les cavernes pour dévaliser la bibliothèque la nuit, ou que sais-je encore. Neutraliser la dite caméra de surveillance s'est également révélé peu efficace, l'enveloppe en titane de l'appareil y comptant sans doute pour quelque chose. Enfin, je tentai de me faire engager comme ouvrier chargé de récupérer les livres victimes du glissement de terrain, mais mon CV bidon ne réussit guère à convaincre les employeurs. A la suite de cela, je fus jeté comme un malpropre hors du bâtiment, à grands coups d'alexandrins rageurs dans la figure de la part d'employés furibards; ma carte de la BOARF me fut confisquée et je fus interdit d'entrée dans la bâtisse pour les 15 prochaines années. Un délai beaucoup trop long, sachant que la météorite DI-NI-KET 07111988 se rapproche de plus en plus de notre chère planète, et de moi en particulier... et c'est là que j'ai décidé de jouer la carte de l'infiltration frauduleuse. Et cette nuit, c'est la bonne.
Préparation du matériel...
Cordes? Check.
Grappins? Check.
Passe-partout? Check.
Passe-partout modèle de luxe (communément appelé "pied de biche")? Check.
Manuel de survie? Check.
Cagoule de dissimulation?
Sandwichs? Check.
Livre La spéléologie pour les Nuls ? Check.
Téléphone à batterie pleine pour appeler les pompiers en cas de souci? Check.
Nounours mauve, emprunté à une petite cousine, qui chante comme un attardé quand on presse le coeur rose sur son ventre? Check.
Milk? Check.
Calembours foireux? Ouaip, vu la ligne précédente, Check.
Et enfin, nom complet de l'ouvrage à trouver, à savoir Traité de sorcellerie pour novices de 15 à 30 ans, auteur inconnu? Check.
Parfait.
(Note de l'auteur: si vous voulez vous mettre dans l'ambiance, je vous conseille, durant votre lecture des prochains paragraphes, d'aller sur Radioblogclub.com et de mettre en fond musical l'intro de Mission Impossible. Ce n'est pas indispensable, mais c'est comme siffler dans un concert, ça rajoute du sel.)
Phase n°1: escalade du mur d'enceinte cernant la BOARF, qui fait 6 mètres de haut. Après mise de la cagoule, utilisation du grappin et de la corde rattachée à celui-ci. Lancement. Manquement de la cible. Choc sur la tête du lanceur. Nouvel essai. Idem. Au 19ème essai - à la 12ème bosse, au 3ème bleu et à la 4ème contusion - décision d'escalader le portail, situé un rien plus loin, et qui lui ne fait qu'1 mètre de haut.
Phase n°2: infiltration du bâtiment. Utilisation du passe-partout, et insertion de celui-ci dans la serrure. Bruit de métal brisé, qui ne provient malheureusement pas de la dite serrure. Utilisation du passe-partout modèle de luxe. Destruction de la serrure. Entrée dans le bâtiment.
Phase n°3: escapade vers le couloir interdit. Rencontre d'un vigile armé d'une lampe-torche. Dissimulation derrière une étagère. Pression sur le coeur rose du nounours et balancement de celui-ci au loin.
" Bonjour mon p'tit ami, veux-tu jouer avec moi?
Veux-tu quelques bonbons, ou bien du chocolat?
Ou alors si tu veux, on peux aussi chanter!
Vas-y chante avec moi, ça fera rigoler!
(refrain) Tralalalala pouët, tagada gada tsoin,
Ah la la que c'est chouette d'avoir un vrai copain!!!" (requiem)
Le vigile, alerté, galope vers le jouet, tandis que l'infiltré reste coi, atterré devant le fait que dans ce lieu, même les nounours se mettent à faire des alexandrins. Reprenant ses esprits et profitant de l'absence du vigile, il se dirige vers le passage interdit. Il se rappelle en passant d'acheter un jouet digne de ce nom à sa cousine pour noël, en cas d'absence de décès astéroïdique.
Phase n°4: entrée dans les grottes. Le passage est franchi. Après une ou deux bifurcations, le sol disparaît soudain. Fixation solide d'une corde à un faux chandelier décoratif et descente dans les cavernes humides...
Et enfin, phase n°5, récupération de l'écrit moisi.
C'est là que ça devient un petit peu problématique...
Outre le labyrinthisme des grottes, et le fait qu'un éboulement n'est pas le meilleur moyen de classer des bouquins, je me suis heurté à une menace quelque peu dérangeante. Connaissez-vous les scriptophages? Non? Ce n'est pas grave, vous n'avez pas à en rougir, je dois vous avouer que j'étais moi-même assez enclin à partager votre ébahissement jusqu'à il y a 10 minutes. En fait, dissimulé dans une mini-grotte que j'ai soigneusement rebouchée avec des livres, je lis actuellement, à la lueur de mon portable, Le guide de l'entomologiste amateur, de George Lapetytebette, édition 1926, dédicacée par l'auteur. Les scriptophages sont des espèces d'insectes particulièrement hideux dotés, en vrac: de 6 pattes tranchantes, d'une carapace bleutée métallique, d'un appétit vorace et d'yeux perçants. Et surtout, de la même manière que les araignées mangent des petites bestioles, les moustiques femelles du sang, les mites des vêtements et les morpions... passons, les scriptophages, qui ne vivent que dans les grottes humides, sont friands de bouquins, surtout s'ils sont très anciens. Rien ne vaut pour eux le délice gustatif d'une page jaunie par le temps ou d'une couverture en cuir recouverte par la poussière des siècles. Mais, comme je l'ai dit, les scriptophages ne vivent que dans les grottes humides, et sachant que c'est rarement dans un tel lieu que l'on entrepose des livres, le nombre de ces bêtes reste assez limité - la plupart des scriptophages, semble-t'-il, ne survivent qu'en dévorant les romans de poche que des lecteurs peu passionnées jettent dans les égouts des gares au moment de l'arrivée de leur train. Or, dans les conditions particulières des caves de la BOARF, ces insectes y ont magnifiquement prospéré.
Le problème, outre que je souffre d'insectophobie sévère due à Roger Carel (oui, c'est lui qui en est responsable: depuis qu'il a doublé Jiminy Cricket dans Pinocchio, je ne peux plus voir le moindre moucheron sans l'imaginer affublé d'un costume ridicule et braillant des chansons décérébrantes qui me glacent le sang), c'est qu'il faut savoir que les scriptophages sont carnivores. Connaissez-vous l'histoire de la poule aux oeufs d'or? A la fin, le fermier éventre sa poulette croyant trouver une mine d'or dans les boyaux de la volaille. Eh bien, de la même manière, les scriptophages savent que ce sont les humains les créateurs des livres, et ils pensent que le goût de la chair humaine vaut celui de tous les ouvrages du monde...
Donc, pour résumer, je me trouve dans un réduit peu protégé, entouré par une armée de scriptophages affamés. Leur jeter en appât mon manuel de survie et La spéléologie pour les Nuls ne les a retardés que quelques secondes, et étant donné que mon barrage est fait de livres, il ne tiendra pas longtemps face aux assauts des hexapodes en furie. J'ai bien essayé d'appeler des secours sur mon portable, mais je ne suis tombé que sur la messagerie des pompiers, me disant que c'était l'heure de dormir et que je gagnerais à les rappeler après 7h30. Voilà.
A problème désespéré, solution de désespoir, et je me suis décidé à appeler quelqu'un de passage dans les environs pour venir me chercher...
Question: je suis un acolyte ayant déjà accompagné Oldi dans ses aventures, du moins dans un château poussiéreux et légèrement hanté. Je peux me révéler utile, même si mon coup de main est généralement aussi efficace que celui de la Vénus de Milo. Je porte plusieurs surnoms, un des plus connus évoquant un jouet simpliste et quelque peu démodé, avec lequel un enfant contemporain jouerait durant une dizaine de minutes au grand maximum, avant de bazarder la chose dans un "lieu d'entreposition d'objets inutiles", comme par exemple (choisissez vous-mêmes) une étagère en hauteur / une cave humide / un grenier glacial / une décharge publique / l'Académie Française / la pièce au siège du PCC dans laquelle est rangée la traduction en chinois de la déclaration universelle des droits de l'Homme. Je suis?...
Suspense.
PS: désolé de ne pouvoir répondre à tous les mails et tous les commentaires, je suis assez pris en ce moment... le prochain article ne sera pas pour tout de suite non plus... désolé, tapez-moi autant que vous voulez...
Publié par oldi à 01:07:30 dans 12 - Le livre Hédépargne | Commentaires (27) | Permaliens
RESUME DES EPISODES PRECEDENTS:
Oldi, trimbalant une malédiction aussi grave qu'antédiluvienne à cause d'un ouvrage moisi, il tente de trouver comment contrer ce maléfice. Un récent rapport de police laisse penser qu'il serait allé à Alyneha-sur-Pahragraf, dans la bibliothèque de la BOARF, pour trouver un autre ouvrage...
Bien le bonjour, cher(e)s internautes... comme vous le savez, une météorite veut s'abattre sur moi à cause d'une malédiction qui en a fait autant, due à livre idiot hérité malgré moi. Bref, je ne m'éterniserai pas là-dessus, toujours est-il que je crois avoir trouvé un indice. J'ai fait halte à la BOARF du village d'Alyneha-sur-Pahragraf, en me déplaçant d'une manière dont je suis assez peu fier... comment ça vous êtes au courant de tout?!?!
Enfin bref. Après avoir terminé la lecture du livre qui pourrait bien être responsable de mon envoi ad patres, je me suis aperçu que l'auteur - au nom rendu illisible par les siècles - mentionnait un autre ouvrage qu'il aurait écrit, Traité de sorcellerie pour novices de 15 à 30 ans. Un peu de pub, en quelque sorte... et puisque cet autre ouvrage parle également de sorcellerie, peut-être y trouverai-je un moyen pour contrer cette malédiction, puisque le livre dont j'ai hérité s'est montré assez peu loquace concernant la question. Et si je pouvais trouver cet ouvrage quelque part, ce serait bien à la BOARF.
La BOARF - ou Bibliothèque d'Ouvrages Anciens Restaurés Finement - a été construite en 1994, sur les fondations d'une ancienne villa gallo-romaine au centre même du petit village d'Alyneha-sur-Pahragraf. Le but des créateurs de cette bibliothèque était de rassembler en un seul lieu des ouvrages antébigbangiens d'une valeur inestimable et d'une rareté ahurissante, bref, en faire l'endroit rêvé pour les adeptes d'ancienne littérature. Nombreux sont les historiens passant leurs journées ici, à consulter de précieux manuscrits...
Je me suis donc rendu à la BOARF. Mais, connaissant ma chance habituelle, ai-je trouvé l'ouvrage qui m'intéressait? Non. Je sais que ça casse tout le suspense, mais vous devez être habitué à ce genre de rebondissements, non? Pour détailler, je suis entré dans le (très imposant) bâtiment de la BOARF et me suis adressé à l'accueil. Toutefois, je me dois de vous prévenir: si un jour l'envie vous en prenait d'aller faire un tour là-bas, prenez garde: les personnes travaillant à la BOARF sont très à cheval sur la langue française, et leur langage est d'ailleurs assez... disons... enfin, vous allez comprendre. Je me suis donc adressé à l'employée de l'accueil, et je vous préviens tout de suite que le dialogue qui suit est garanti absolument authentique, 100% pur porc.
- Bonjour mademoiselle, je...
- Bien le bonjour, monsieur, bienvenue à la BOARF,
La grande fierté d'Alyneha-sur-Pahragraf!
Dans ce lieu fantastique vous trouverez sans peine
Des romans, des essais, ainsi que des poèmes
Ecrits par des génies de la littérature
Dont le talent semblait n'avoir aucune mesure.
- ...euh...
- Je vous prierai, monsieur, de vous presser un peu.
Mes journées sont très longues, mais mon temps est précieux.
- Oui, bien sûr. Je voudrais rechercher un ouvrage...
- Je vous conseille de prendre la formule d'abonnement.
Elle coûte 14 euros et dure pendant un an.
Mais lorsque vous l'aurez vous pourrez consulter
Les ouvrages de ce lieu en intégralité;
Pour vous ces manuscrits des temps immémoriaux
N'auront plus de secrets. Encore un ou deux mots:
Pour les prochaines semaines, je ne peux vous aider
A trouver cet ouvrage que vous voulez trouver:
Un petit accident de glissement de terrain
Ayant eu lieu dans nos antiques souterrains,
L'installation électrique du bâtiment
A quelque peu souffert, et le PC devant
Vous a perdu l'ensemble de sa petite mémoire,
Y compris de nos livres le complet répertoire.
La honte me submerge, mais pour votre recherche,
Les jeunes technologies ne vous tendent pas la perche,
Et il semblerait donc que comme un chiffonier,
Avec vos simples mains chercher vous ne deviez.
- Moui, bon... va pour la formule d'abonnement. 14 euros, c'est ça?
- C'est cela même, monsieur, 14 euros tout pile.
Y'a même pas de monnaie, c'est pas très difficile...
- Bon, tenez.
- Très bien mon bon monsieur, votre carte est ici.
Je vous souhaite une bonne et joyeuse après-midi!
Après cet éprouvant dialogue d'alexandrins, durant les heures suivantes, j'ai longuement cherché le livre qui pourrait peut-être me sauver la vie. C'est incroyable le nombre de livres qu'on trouve à la BOARF: j'y ai vu, entre autres, LE PIRE MONDE POSSIBLE, l'ouvrage le moins connu de Thomas More, PANTATUA, de Rabelais, METHODE DES DISCOURS par Descartes, ainsi que le très très rare poème LA VIE TOUT SIMPLEMENT, par le poète anglais O. Mygod-Keceylong, qui est connu pour être le poème le plus long du monde (sa lecture en une seule fois dure environ 50 heures, et il est impossible de tenir ce délai en parlant et sans se nourrir. Heureusement, l'auteur a intégré dans son poème des scènes de repas qui permettent à l'orateur de reprendre des forces sans cesser sa déclamation; toutefois, il est très délicat pour lui de coordonner ses bruits de mastication avec les onomatopées qui constituent cette partie du poème. Idem pour la boisson et les besoins naturels). Bref, de tout et de rien, oui, de rien, car dans cet amas de papier moisi, de Traité de sorcellerie pour novices de 15 à 30 ans, point. Dépité, je suis retourné à l'accueil...
- Alors, mon cher monsieur, vous paraissez peu gai?
Votre recherche en vain pensez-vous avoir fait?
- Oui, je recherchais un livre... Traité de sorcellerie pour novices de 15 à 30 ans...
- Tiens donc, intéressant! Pour tout vous dire ce titre,
Plutôt original, et je le pense, unique,
Eveille en moi une petite réminiscence,
Car cet ancien ouvrage avoir bien vu je pense...
Mais, mais, vous m'avez dit ne l'avoir point trouvé?
Une mauvaise nouvelle je dois vous annoncer...
- Quoi donc?!?!
- Vous souvenez-vous donc du petit accident
Dans les sous-sols dont j'ai parlé auparavant?
Lors de cette catastrophe, des ouvrages en pagaille
Ont glissé comme du charbon dans un soupirail
Dans les nombreuses cavernes juste sous le bâtiment.
Leur récupération se fait difficilement;
Et si, par grand malheur, votre livre est de ceux-là,
Le lire prochainement, vous ne parviendrez pas.
En quittant la BOARF, l'évidence était là: COMMENT RECUPERER CE %@! BOUQUIN?!?!?!
Et pour paraphraser la demoiselle de l'accueil:
Sans ce précieux bouquin, la vie je risque de perdre,
Ben là y'a pas à dire, j'suis vraiment dans la...
A la prochaine...
Publié par oldi à 23:50:24 dans 12 - Le livre Hédépargne | Commentaires (8) | Permaliens
RESUME DES EPISODES PRECEDENTS:
Oldi étant victime d'une assez grave malédiction due à un bouquin idiot, il tente de sauver sa peau...
RAPPORT DE POLICE de l'agent BAMBOIS, Jean.
L'agent DECHEVAL, Marcel, et moi étions en train d'effectuer une ronde dans notre camionnette, lorsque nous aperçâmes aperçîmes avons aperçu, en passant devant la gare, qu'une altercation semblait avoir lieu à l'intérieur de celle-ci. L'agent DechevalL, conducteur de la camionnette, ayant garé celle-ci sur un emplacement prévu à cet effet, nous entrîmes sommes entrés dans la dite gare, à 15h29 très exactement.
Là, Mlle DANTEZYEU, Julie, 41 ans, guichetière de la SNCF de son état, était aux prises avec un individu mâle, de sexe masculin, environ la vingtaine, aux cheveux hirsutes et à l'air hagard. L'individu réclamait avec ardeur un billet de train pour le village d'Alyneha-sur-Pahragraf, tandis que Mlle Dantezyeu lui signalait - pour la 34ème fois, a-t'elle précisé - que suite au mouvement social déclenché depuis mercredi soir par la SNCF, aucun billet pour cette destination n'était disponible jusqu'à une date indéterminée. L'individu s'étant mis à manifester des signes d'énervement et d'agressivité, l'agent Decheval et moi-même sommes intervenus, demandant à cet individu pourquoi il mettait une telle ardeur à se rendre là-bas.
L'individu nous fournit alors des explications assez confuses, incluant entre autres des références à son anniversaire, un ouvrage ancien, une malédiction, une météorite, des sortilèges, etc. Nous sommes tout de même arrivés à comprendre que cet individu désirait se rendre à Alyneha-sur-Pahragraf pour se rendre dans la BOARF, la Bibliothèque d'Ouvrages Anciens Restaurés Finement. Il avait apparamment hérité d'un livre ancien, et après en avoir terminé la lecture, il s'était rendu compte qu'à la dernière page du dit ouvrage, l'auteur mentionnait un autre livre qu'il avait écrit, et cet individu louche voulait donc se rendre à la BOARF pour savoir s'il pourrait y trouver un exemplaire du précieux manuscrit.
Devant ces explications peu vraisemblables, l'agent Decheval et moi-même demandâmes le nom de l'individu, qui répondit par "Oldi". Un peu sceptiques devant ce surnom idiot, nous réclamîmes réclamûmes avons demandé que l'individu nous présente sa carte d'identité. Mais le dit Oldi prétendit l'avoir oubliée chez lui.
L'agent Decheval et moi-même ayant compris que nous avions affaire à un attardé mental, nous avons été pris d'un élan de sympathie envers lui, et lui avons donné l'autorisation de partir s'il cessait de faire du scandale; nous lui avons également conseillé de prendre la voiture. Devant notre clémence, ce Oldi fit également preuve d'un élan de sympathie et de repentir sincère; après s'être excusé publiquement devant Mlle Dantezyeu, il nous remercia de notre gentillesse et nous étreignit fraternellement, l'agent Decheval et moi-même, avant de ressortir de la gare en chantonnant, à 15h42 très exactement. Devant la fierté du travail accompli, l'agent Decheval et moi-même avons décidé, pour nous détendre, de procéder à une activité simpe: vérifier la légalité du distributeur de boissons caféinées présent dans la gare.
Toutefois, à 16h03, l'agent Decheval et moi-même fâmes fûmes avons été pris d'un doute concernant le repentir de ce dit Oldi. L'agent Decheval constata alors la disparition des clés de la camionnette accrochées à sa ceinture, et moi-même, jetant un oeil par la fenêtre, constatait la disparition de la camionnette elle-même. A 16h10, ayant compris que c'était ce Oldi qui nous avait subtilisé les clés, nous appelâmes le quartier général dans le but de rechercher l'engin, qui devait faire route vers Alyneha-sur-Pahragraf. L'agent Decheval et moi-même ne pouvant nous déplacer grâce à notre véhicule officiel, nous décidâmes de faire du stop. A 16h29, nous avons été pris par monsieur Gustave UTAGL, chauffeur de camion Loué - qui manifesta une sympathie instinctive envers nous - et nous emmena bien gentiment.
Arrivés à quelques kilomètres d'Alyneha-sur-Pahragraf, nous avons vu un attroupement au bord de la route, ainsi que nos collègues, qui tentaient de contenir la foule. En descendant du camion de M. Utagl, nous vîmes notre véhicule dans le fossé, son conducteur s'étant malheureusement échappé. Notre expert, après enquête, conclut que cet accident serait dû à une faute d'inattention: le voleur aurait perdu tout contrôle du véhicule en essayant de récupérer une canette de coca-cola ayant roulé sous les pédales. Ayant effectivement trouvé une canette sur le sol du véhicule, cette explication parut plus que satisfaisante. Nous recherchons actuellement le voleur.
NOTE: l'enquête est stoppée, faute de preuves: l'agent Decheval, dans un instant d'inattention, a absorbé la pièce à conviction prouvant l'accident. Il a été suspendu pour un mois.
PS: étant donné que, dans cet article, c'est l'écriture de la police, il a été décidé de changer de police d'écriture.
Publié par oldi à 13:22:07 dans 12 - Le livre Hédépargne | Commentaires (13) | Permaliens
RESUME DE L'EPISODE PRECEDENT:
Votre webmaster préféré, Oldi, ayant fêté le 7 novembre son 19ème anniversaire, il en a profité pour réclamer un petit cadeau aux internautes - d'ailleurs il n'a encore rien eu, sympa les gars. Enfin... bref, après cela, il s'est souvenu brusquement d'un cadeau qu'on lui avait fait un an précédemment pour fêter sa majorité: un vieux bouquin glauque et angoissant à souhait, qui se transmet dans sa famille toutes les 5 générations et qui a l'air aussi sympathique qu'un barbelé de Guantanamo. Il s'est également souvenu d'une vieille légende qui prétendait qu'une malédiction s'abattrait sur lui s'il ne lisait pas ce livre dans l'année suivant son appropriation - or Oldi n'en a jamais survolé le moindre paragraphe. Espérant réparer son erreur, il a donc tenté de lire le dit ouvrage mais celui-ci, à peine ouvert, a laissé s'échapper une fumée noire plus que suspecte. Etrange et pour le moins inquiétant...
Bien le bonjour! Voilà à présent trois jours que mon anniversaire est passé et que, accessoirement, une malédiction s'est abattue sur moi.
Dès que le livre a laissé s'échapper cette fumée noire, j'ai compris que j'étais maudit - fait, hélas! prouvé il y a peu. Après cela, j'ai tenté de réparer mon erreur en lisant le livre. Bien entendu, étant donné l'épaisseur guycarlieresque de l'ouvrage, je suis loin de l'avoir terminé; néanmoins j'ai déjà recelé quelques informations intéressantes.
Il s'agit en fait d'une espèce de livre de sorcellerie basique (qui l'a écrit, je l'ignore: le nom de l'auteur est illisible) à base de philtres et de potions dont les recettes semblent aussi incongrues que dégoûtantes. Philtres d'amour à partir de divers batraciens réduits en purée, élixir d'invisibilité nécessitant de menus sacrifices rituels, bref, l'attirail du parfait sorcier en herbe. Des recettes qui plairaient sûrement à Jean-Pierre Coffe par leur composition 100% bio mais, à mon humble avis, aussi douteuses par leur goût que par leur efficacité.
Mais au milieu de ces incongruités se trouvait un chapitre spécial "malédictions" (en passant, si vous désirez qu'un de vos ennemis voie subitement sa maison s'engloutir dans des sables mouvants, contactez-moi, on pourra peut-être s'arranger. Il faudra juste me fournir quelques-uns de ses cheveux, un petit morceau de parpaing provenant de la cave de l'édifice, un seau de terre de son jardin et 200 000 euros pour mes honoraires). Et là se trouvaient des informations concernant la malédiction dont je suis censé être victime: une double-page explique comment jeter sur un objet le sortilège du "feu divin", l'auteur se vantant d'avoir jeté cette malédiction sur le livre pour punir avec férocité quiconque ne se montrerait pas digne de le posséder - en l'occurence, quelqu'un qui ne le feuilletterait pas pendant un an (Ouais, ouais, mais bon, j'ai plus pensé moi...). La préparation de cette malédiction est longue est ardue, elle demande de nombreux ingrédients végétaux rares qui, dans notre société de rationalisme technologique, n'évoquent plus rien pour personne, et surtout l'auteur ne précise rien sur la manière de contrer cette malédiction, qui est décrite comme étant "le déchaînement de la terre du ciel" - ce qui ne veut pas dire grand-chose...
De plus, chose étrange, la malédiction était censée prendre effet instantanément; or après deux jours j'étais encore en vie. Bref, j'ai fini par me dire que cette malédiction n'était que de la calembredaine, que même si elle existait alors elle a mal fonctionné, et sur ce j'ai utilisé le précieux ouvrage comme cale pour table de chevet devenue accidentellement trijambiste et je me suis mis à relire des oeuvres écrites plus intéressantes telles que Asterix, Achille Talon, Lanfeust et compagnie.
Mais tout cela est arrivé avant ce soir...il faut dire que pour troubler ma solitude estudiantine, j'ai tendance à laisser la télé allumée. Or, je prenais mon dîner lorsque je vis, à la télévision, une photographie qui me semblait familière... je me suis rappelé alors où je l'avais déjà vue...
...c'est-à-dire sur le site Geoportail. La photographie qui était diffusée aux infos était celle de ma maison vue de satellite.
Bondissant comme Lionel Jospin devant les résultats du premier tour des présidentielles de 2002, je me suis précipité sur la télécommande et j'ai monté le son à fond, et tant pis pour les voisins qui de toutes façons pensent que mes oreilles sont dans le même état que mon cerveau et que par conséquent elles ne risquent plus grand-chose.
"...où devrait se produire ce drame. Je vous rappelle que les observatoires du monde entier ont confirmé que l'astéroïde DI-NI-KET 07111988, observé pour la première fois en 1709 et tournant autour de la Terre sans avoir jamais dévié de son orbite depuis s'est, il y a trois jours, mystérieusement rapproché de quelques kilomètres de notre planète pour une raison encore inconnue. Les astronomes ont confirmé que s'il continue sur cette voie, il s'écrasera sur le sol dans quelques semaines à l'endroit que nous vous avons montré il y a un instant. Si DI-NI-KET n'est pas assez gros pour exterminer la race humaine, tel celui qui, il y a 65 millions d'années, mit fin au règne des dinosaures, sa chute provoquerait tout de même d'énormes dégâts et conseillons donc aux personnes vivant dans cette zone de prévoir dès aujourd'hui un exode d'urgence. Bien évidemment, nous vous tiendront au courant si des informations supplémentaires faisaient leur apparition concernant cette menace spatiale. A présent passons à..."
A la fin du reportage, j'ai mis ma télévision en mode "mute" et observai sans voix la présentatrice tout aussi muette que moi. "Le déchaînement de la terre du ciel"... voilà maintenant ce que cela signifiait. Bref, la malédiction existe et il va falloir que je fasse tout mon possible pour sauver ma peau.
J'enviais presque ces ignorants, croyant tout bêtement à un quelconque phénomène naturel... cet être de sexe femelle qui, bien que bougeant les lèvres, demeurait muet à la télévision...
Donc, le résumé du jour, c'est qu'il ne faut pas confondre "femelle et mutisme" et "malédiction".
(Un peu de calembourocie déplacée ne peut que détendre l'atmosphère.)
Publié par oldi à 23:58:57 dans 12 - Le livre Hédépargne | Commentaires (17) | Permaliens
Bonjour à tous!
Si je reviens aujourd'hui, c'est que c'est une date très importante. Si, si le 7 novembre. Ca vous dit rien, le sept? Le 7? Le VII ?
...oui, là, au fond, le monsieur qu'on dirait qu'il s'est coiffé avec de la soude caustique? C'est...? Vous dites? Le premier tirage de la loterie? Mais non, andouille, plus important que ça.
C'EST MON ANNIVERSAIRE AUJOURD'HUI!!!!!!!!!!!!! Non mais! C'est quoi cette bande d'amnésiques!!!! Hé voui, 19 ans et toutes ses dents - remarque, si ce n'était pas le cas, ce serait inquiétant. Bon, pour tout dire, je dois avouer que ces premières heures en tant que dix-neuvard n'ont pas été très différentes des dernières en tant que dix-huitard. Franchement, je suis un peu déçu. En passant, cher internaute, j'attends ton cadeau! Et quelque chose de beau, hein!
Non, sérieusement, je veux quelque chose qui vaille le coup. Je sais que c'est mal élevé de contester un cadeau qu'on reçoit mais, parfois, il faut bien avouer que devant une hideuse offre, je dois effectuer un effort surhumain pour que les muscles de ma mâchoire restent inactifs, sachant que leur mise en route permettrait l'expulsion hors de mon orifice buccal d'un lot de désagréabletés si vulgaires que Thierry Roland en attraperait un complexe d'infériorité. Car j'en ai eu, des cadeaux, disons... spéciaux. Une barbie s'pice di counasse (1), des slips d'occasion, un abonnement à vie aux one-man shows d'Arthur, un "dixionère" écrit par Jean-Claude "aware" Vandamme, une oeuvre d'Andy Warhol (2), une conserve de petits-pois carottes, un lot de chaussettes publicitaires pour la sortie des "aventures de Tigrou", la panoplie complète de Wonder Woman, un tube de nitroglycérine de la guerre de sécession certifié en parfait état de marche, une peluche de Schmilblick authentique (d'ailleurs, il était vert), une chaise à roulettes spéciale "course dans les couloirs de bureaux", une Vénus de Milo à tiroirs, une casserole carrée - pour empêcher le lait de tourner -, l'intégrale des "Feux de L'amour" en DVD, j'en passe et des moins pires.
Mais un des cadeaux les plus étranges a été un vieux bouquin moisi qu'on m'a donné pour mon anniversaire de l'an dernier. C'est mon père qui disait qu'on le donnait à chaque homme de la famille toutes les 5 générations. Le dit bouquin traînait donc dans un coin obscur et poussiéreux de ce qu'on ne peut qu'appeler "grenier" étant donné qu'il se trouve juste sous le toit de notre maison, bien qu'un mot commençant par "b" et se terminant par "ordel" serait plus approprié, mais on n'est pas là pour écrire un dictionnaire des synonymes au contraire d'une poignée de quarante croulants en habits verts à moitié gagas qui se la coulent douce sous leur triste coupole tandis que leur épée accumule au fil des ans une couche de poussière conséquente mais qui n'a sans doute pas grand chose à voir avec le tas de moutons grisâtres qui recouvrait l'ouvrage dont j'héritai. Le seul livre plus poussiéreux devait être celui qu'Eve Angeli se vit offrir il y a quelques années (une rumeur prétend qu'elle l'aurait ouvert un jour, mais c'est peu probable). C'est simple, après avoir dégagé le troupeau de moutons et le berger qui avaient élu domicile sur la couverture de la chose, j'ai toussé pendant une semaine; si j'avais enfilé une robe durant cette période j'aurais fait un malheur sur scène dans mon imitation de la Dame aux Camélias.
Bref, un bouquin qui m'a laissé un assez mauvais souvenir. En plus il avait pas l'air très net, le genre de chose qui ne nous fait pas chaud au coeur mais plutôt froid dans le dos. Un mangaka l'aurait représenté entouré d'une aura maléfique, ça n'aurait absolument pas juré, contrairement à Thierry Roland que j'ai déjà évoqué tantôt et qui, lui, jure tout le temps sauf quand il rit, et autant dire qu'il est difficile de distinguer ce qui est le plus éprouvant pour l'oreille. En plus il y avait une histoire de malédiction ou je ne sais pas trop quoi... une vieille histoire... attendez que ça me revienne... ah oui, il fallait im-pé-ra-ti-ve-ment que je lise ce livre dans le délai de 365 jours durant lesquels j'aurais 18 ans, sinon la malédiction de chépatroquoi s'abattrait sur moi. Pfffff...
........euh, au fait, est-ce que je l'avais lu ce fichu bouquin??????????????????????
Hrum, attendez un instant, c'est pas que je sois superstitieux mais bon, je voudrais revoir ce bouquin... je crois qu'il était par là. Ah le voilà! Je m'en servais sous mon bureau, comme repose-pieds... je l'ouvre...
ZLOUFFFFFFFFF !!!!!!!!!!
...
....
.....
Heuh... c'est normal qu'un nuage noir s'échappe d'un livre que l'on vient d'ouvrir???
Houlà, j'espère que je me suis pas encore embarqué dans une histoire de dingues...
A la prochaine?
(1) Y'a pas mal d'idioties sur ce blog, mais ça c'est authentique.
(2) Je vous le dis honnêtement: j'exècre Andy Warhol.
Publié par oldi à 21:20:36 dans 12 - Le livre Hédépargne | Commentaires (7) | Permaliens
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Bin moi c'est moi ;-)
Je ne suis ni grand, ni petit, ni très gentil, ni vachement méchant, ni mexicain, ni portugais, ni russe, ni chinois... en fait il y a beaucoup plus de choses que je ne suis pas que de choses que je suis...
Bon, pour me présenter, laissons parler le Larousse, il se débrouille mieux que moi.
OLDI (n.m., vient de Haul-Dii qui, dans la langue des indiens Glapnawouets, signifie "idiot du village", bien que la traduction poussée donne un mot moins gentil que "idiot"). Un Oldi est un être humain qui existe, heureusement, en un seul exemplaire. Il est moitié homme, moitié animal, si on tient compte de sa tête de singe, de son corps de mammouth et de son odeur de putois, sans ouvlier son QI d'huître. Un Oldi écrit des textes et fait des dessins malgré qu'il soit incapable d'avoir une quelconque notion de beauté. Le seul Oldi recensé se situe à l'Est de la France, mais son adresse exacte demeure inconnue.
PS: en tant qu'Oldi, je voudrais m'insurger contre cette scandaleuse définition: JE N'AI PAS UNE ODEUR DE PUTOIS - je me suis lavé le mois dernier. Non mais.
Enfin... je vous souhaite une bonne visite sur mon site. Laissez des commentaires plîîîîîze... tout le monde peut s'exprimer, c'est gratuit, ça demande pas beaucoup de temps libre et surtout ça fait plaisir, à l'écrivain et au lecteur... même Thomas More n'a jamais rêvé mieux.
Et pour me contacter, voyez ici: oldi.blogg@caramail.com
Et si ça vous tente, rendez-vous sur http://elunachroniques.ifrance.com, mon site sur mon "grand oeuvre" qu'est le cartoon "Les Chroniques d'Eluna", que vous devez visionner s'il vous plaït.
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La musique adoucit les moeurs, le fil à couper le beurre.
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