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RESUME DES EPISODES PRECEDENTS:
Enfin! Oldi et Culbuto ont réuni tous les ingrédients, il ne leur reste plus qu'à préparer la potion... mais, qu'en est-il de la malédiction?
La nuit était noire, extrêmement noire, enténébrée par de massifs cumulonimbus, aussi sombres et lugubres qu'un programme électoral de parti néonazi. Puis, les nuages se dissipèrent, laissant apparaître le somptueux spectacle de la voûte céleste aux millions d'étoiles scintillantes. Une amélioration météorologique qui tombait à point pour le personnel de l'observatoire Tagueul, à Larécray. Du moins, pour le personnel qui s'y trouvait. En effet, si, d'habitude, le bâtiment grouillait de savants extatiques qui, tels les vampires transylvaniens, avaient pris l'habitude de quitter leur couche uniquement entre le crépuscule et les premiers rayons du soleil de potron-minet, ce jour-là, enfin, cette nuit-là, la bâtisse était étonnamment vide. Il ne s'y trouvait en fait qu'un nombre de personnes apte à être comptées par un militaire, à savoir deux(1).
La première de ces personnes était Ciro Cilescallier, homme de ménage, ou agent d'entretien pour les administratifs visqueux aux yeux bouffis de lâcheté scélérate et à l'organe cardiaque de composition minérale. D'origine franco-espagnole, Ciro Cilescallier était le type de personnes qui, lorsqu'on leur confie un travail, ne l'apprécient pas forcément, mais le font bien. Ainsi, voilà près de dix ans qu'il dépoussiérait avec une finesse exemplaire les couloirs bétonnés de l'observatoire, même si cela ne lui apportait que peu d'estime de la part de ses connaissances, et un salaire anémique. Oh! son salaire avait bien été augmenté quelques mois auparavant: une circulaire ministérielle idiote (pléonasme) avait stipulé la disparition des agents d'entretien dans l'observatoire; Ciro avait donc été remercié sans un merci. Quelques jours plus tard, un astronome béat avait annoncé la découverte d'une nouvelle galaxie, avant que l'on se rende compte que la dite galaxie était en fait un gros mouton de poussière sur la lentille principale du télescope. Ainsi, Ciro avait été réembauché, avec une amélioration notable de son statut... mais, n'empêche, cela restait modeste. Peu importe, cette vie lui suffisait.
Cessons là cette description du pauvre balayeur, les lecteurs de droite suivant cette article commencent à fulminer. L'autre personne présente dans l'observatoire à ce moment n'était autre que son directeur, Jean Transène, un homme bon et intègre, quasiment sans défaut, si ce n'est une tendance à devenir bruyant durant les rencontres footbalistiques majeures. Jean Transène, pour sa part et malgré les conditions météorologiques idéales, n'avait pas la tête au travail astronomique. Il rangeait son bureau, sans trop savoir pourquoi: après tout, il serait bientôt mort... rangeant un dossier à la couverture rouge dans son vieux porte-documents, il prit soin, avant de sortir de son bureau, de vérifier dans son imperméable la présence de sa patte de lapin porte-bonheur, comme il le faisait machinalement depuis plus de 25 ans. Eteignant les tristes néons, il referma soigneusement l'huis de son poste de travail avant de repartir en direction du parking où était garée la voiture neuve qu'il s'était payée une semaine auparavant, pour en profiter avant... avant la fin. Traversant la salle centrale, plongée dans un silence spectral, il croisa Ciro Cilescallier, qui chassait les moutons.
- Bonjour, monsieur le directeur, dit machinalement le balayeur. Aussitôt, il regretta ses paroles: l'instant présent n'était pas diurne mais nocturne et, de surcroît, il était loin d'être bon.
- Merci, répondit le directeur après un silence. Mais, vous savez, vous devriez rentrer chez vous. A quoi ça sert de balayer, à l'instant présent...
- Si j'ai bien compris, la météorite Niditek... euh... 4-8-15-16-23-42...
- DI-NI-KET 07111988, rectifia Jean Transène. Hé oui, elle se rapproche toujours. Où elle va s'écraser, je l'ignore: cette fichue météorite change sans cesse de trajectoire, à croire qu'elle ne sait pas où faire le plus de dégâts. Quand elle s'est dirigée en direction de la Bretagne sans raison aucune, on a tous jeté l'éponge, on ne cherche même plus à savoir où elle veut aller. Une seule chose est sûre, elle va s'écraser. Où? Aucune idée. Quand? Difficile d'être précis, mais je dirais, dans une semaine tout au plus.
- C'est bien ce que je pensais, murmura religieusement Ciro. Le fait que moi, simple balayeur, on m'ait mis au courant, c'est bien une preuve qu'il n'y a plus d'espoir... et, il n'y a rien à faire?
- Par exemple? Lui balancer un ou deux missiles nucléaires? On ne voit cela que dans les films... d'ailleurs, il n'y a que dans les films qu'une telle entreprise pourrait fonctionner. Non, rien à faire. Le président veut que la vérité soit cachée pour éviter une panique, pendant que lui arrange son sauvetage inutile... complètement inutile. Je pense que c'est la fin de la race humaine, tout simplement. A bien y réfléchir, ajouta pensivement le directeur de l'observatoire, philosophe, ce n'est pas un mal.
- C'est... tout de même un peu... dérangeant, non?
- Oh! Une fois la phase d'acceptation entamée, on s'en fiche un peu. Mais il faut du temps, pour accepter... tenez, personnellement, durant ma phase de panique, je me suis fait construire inutilement un bunker antiatomique au fond du jardin! Cela est complètement inutile et m'a quasiment ruiné.
- En effet, approuva le balayeur, cela a dû vous coûter cher.
- Bah, il faut savoir faire contre mauvaise fortune bunker.
(1) Les militaires, après un long entraînement, savent compter jusqu'à deux car il s'agit du nombre de jambes. Ainsi, si l'Homme avait trois jambes, les militaires devraient compter jusqu'à trois. Et il y en aurait donc beaucoup moins.
NOTE DE L'AUTEUR: oui, je sais, cet article est assez court... j'en avais un plus long déjà entamé, mais j'ai pensé qu'il fallait se rafraîchir un peu la mémoire concernant la météorite. Et puis, une petite pause était nécessaire avant le dernier round de l'histoire du Livre Hédépargne! A très bientôt donc ^^
Certes, cet article court peut sembler frustrant, mais bon, vous savez, il n'y a pas qu'Oldi Land... il y a plein d'autres sites internet, tenez, euuuh... par exemple (complètement au hasard), il y a http://elunachroniques.ifrance.com... tenez, pourquoi ne pas y faire un tour maintenant, histoire de voir s'il y a des nouveautés? Juste une idée, comme ça... ^^
Publié par oldi à 19:49:11 dans 12 - Le livre Hédépargne | Commentaires (12) | Permaliens
12-02-2009 19:27
De oldi
Sujet:
alors ça, jamais! Url: [Liens]
12-02-2009 12:49
De Pelinore Sujet:
mais attend :
12-02-2009 10:34
De oldi
Sujet:
ah oui! Url: [Liens]
12-02-2009 09:58
De Pelinore Sujet:
raaaah !
12-02-2009 09:54
De cosmonaute (en direct de l'ISS) Sujet:
Allo Houston ?
11-02-2009 21:04
De Kaito Sujet:
AHA !!
10-02-2009 19:14
De Pelinore Sujet:
ha ha !
10-02-2009 18:34
De oldi
Sujet:
hey Pélinore, attends!!! Url: [Liens]
10-02-2009 17:39
De Pelinore Sujet:
à propos d'Eluna...
10-02-2009 17:29
De Le secretaire Général et unique membre du P.C.C. (Pelinore) Sujet:
tiens tiens...
10-02-2009 10:52
De Kaito Sujet:
Snif !
01-02-2009 09:49
De Kaito Sujet:
Grrrrr... Bin moi c'est moi ;-)
Je ne suis ni grand, ni petit, ni très gentil, ni vachement méchant, ni mexicain, ni portugais, ni russe, ni chinois... en fait il y a beaucoup plus de choses que je ne suis pas que de choses que je suis...
Bon, pour me présenter, laissons parler le Larousse, il se débrouille mieux que moi.
OLDI (n.m., vient de Haul-Dii qui, dans la langue des indiens Glapnawouets, signifie "idiot du village", bien que la traduction poussée donne un mot moins gentil que "idiot"). Un Oldi est un être humain qui existe, heureusement, en un seul exemplaire. Il est moitié homme, moitié animal, si on tient compte de sa tête de singe, de son corps de mammouth et de son odeur de putois, sans ouvlier son QI d'huître. Un Oldi écrit des textes et fait des dessins malgré qu'il soit incapable d'avoir une quelconque notion de beauté. Le seul Oldi recensé se situe à l'Est de la France, mais son adresse exacte demeure inconnue.
PS: en tant qu'Oldi, je voudrais m'insurger contre cette scandaleuse définition: JE N'AI PAS UNE ODEUR DE PUTOIS - je me suis lavé le mois dernier. Non mais.
Enfin... je vous souhaite une bonne visite sur mon site. Laissez des commentaires plîîîîîze... tout le monde peut s'exprimer, c'est gratuit, ça demande pas beaucoup de temps libre et surtout ça fait plaisir, à l'écrivain et au lecteur... même Thomas More n'a jamais rêvé mieux.
Et pour me contacter, voyez ici: oldi.blogg@caramail.com
Et si ça vous tente, rendez-vous sur http://elunachroniques.ifrance.com, mon site sur mon "grand oeuvre" qu'est le cartoon "Les Chroniques d'Eluna", que vous devez visionner s'il vous plaït.
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La musique adoucit les moeurs, le fil à couper le beurre.
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