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YEHUDA

Yehouda

Traitre mot | 08 décembre 2005

Beged en Hebreu veut dire vetement. La racine de ce mot est la meme que pour le mot "trahison"(bguida). Pourquoi? Car les vetements peuvent etre le reflet de qui nous sommes, ou faire croire que nous sommes quelqu'un d'autre. Les mots sont les vetements de l'ame, ils peuvent aussi bien exprimer les sentiments, ou les travestir. Savoir s'habiller est un art comme celui de l'ecriture. Il n'est pas question de mode ni de tendance car le styliste comme le tailleur, c'est toi. Il te suffit de choisir les tissus et les couleurs qui te vont le mieux, et pas seulement au regard des autres.

Alors surtout ne sortez pas couvert...mais bien vetu et remettez bien les mots a leur place avant de partir.

Publié par Makolet à 15:08:05 dans TSEDEK | Commentaires (3) |

QUI A DIT? | 08 décembre 2005

Quel profit tire l'homme de tout le mal qu'il se donne sous le soleil?


Une generation s'en va, une autre generation lui succede, et la terre subsiste perpetuellement.

Le soleil se leve, le soleil se couche:

Il se hate vers son point de depart, ou il se levera encore, pour s'avancer vers le sud et decrire sa courbe vers le nord; le vent progresse en evoluant toujours et repasse par les meme circuits.

Tous les fleuves vont a la mer et la mer n'est pas remplie, vers l'endroit qui est assigne aux fleuves, ils dirigent invariablement leurs cours.

Toutes choses sont toujours en mouvement, personne n'est capable d'en rendre compte. L'oeil n'en a jamais assez de voir ni l'oreille ne se lasse d'entendre.

Ce qui a ete sera, ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera.

Il n'y a rien de nouveau sous le soleil.

Il est telle chose dont on dirait volontiers: "Voyez, ceci est nouveau"
Eh bien cette chose a deja existe dans les temps qui nous ont precedes.

Nul souvenir ne subsiste des anciens de meme de leurs plus recents successeurs, il ne demeurera aucun souvenir chez ceux qui viendront plus tard.

Publié par Makolet à 11:20:00 dans TSEDEK | Commentaires (5) |

La compassion | 25 novembre 2005

Une chose m'etonne de plus en plus. Il s'agit d'un phenomene a la mode. La compassion avec les bourreaux. Meme si on n'approuve pas leurs methodes, on va justifier leurs mefaits par la misere dans laquelle ils vivent, leurs espoirs dechus ou tout autre pretexte bon a minimiser leurs actes odieux. Par exemple, J'ai lu beaucoup de remarques, d'invectives et de plaisanteries au gout souvent douteux concernant Bush, sa politique en Irak, les Americains etc.., par contre face au veritable scandale d'une bande de tortionnaires de Ben Laden a Saddam Hussein, qui mettent a feu et a sang le monde occidental, qui torturent et decapitent ceux qui ne partage pas leur vision du monde. SILENCE ou si peu, bien sur, je ne remet pas en question le droit de critiquer, mais ce qui me semble malsain c'est cet engouement pour cette veuve et cet orphelin pendant que le pere est occupe a trancher la gorge de celui qui a la langue trop pendue. La moindre des choses a laquelle la victime peut pretendre, est la reconnaissance de son statut, et non l'inverse. Car outre l'aspect malsain d'une telle demarche, il faut se rendre a l'evidence qu'a force d'eprouver de la compassion pour nos ennemis on en finit par etre cruel envers nos amis.

Publié par Makolet à 10:12:14 dans TSEDEK | Commentaires (7) |

Ainsi soit il | 24 novembre 2005

Il y a les si
et les oui mais,
les aussi
et les jamais

Il y a les peut etre
et les y'a qu'a,
les traitres
et les j'peux pas

Il y a les trop tard
et les mercis
les je pars
et les tant pis.

Publié par Makolet à 16:34:11 dans TSEDEK | Commentaires (3) |

Tout jour, la nuit | 16 novembre 2005

Je veux de l'amour sans rien pretendre en retour
Donner, je ne fais que donner,
je ne veux rien entendre, juste me rependre
pour mieux exister dans ta realite.
Ces moments voles a l'eternite
pour construire une vie ensemble
parfois sans moi, souvent sans loi.
Prendre, tu ne sais que prendre
capturer les instants de bonne heure
pour les eparpiller au gre de tes humeurs.
Tu sais conjuguer le verbe aimer
a tous moments, a tous les temps
et dans tous tes mouvements.
Les pieds nus sur un passe revolu,
le corps enferme dans un present imparfait
la tete exaltee dans un futur a composer.
Tu veux des sentiments, cent liens et m'attendre toujours.

Publié par Makolet à 09:34:04 dans TSEDEK | Commentaires (4) |

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