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YEHUDA

Yehouda

Au nom de l'humour... | 03 avril 2006

 

Meme si nous avons ete crees avec une langue pour nous exprimer, nous avons aussi deux barrieres naturelles (dents et levres) afin d'empecher celle-ci de sortir a mauvaise escient. L'humour s'est comme le tango, ca se pratique a deux. L'internet ressemble a une planete virtuelle ou il n'est nul besoin d'y etre invitee pour y entrer, et libre a chacun d'entre nous, d'abord d'y construire sa maison (site ou blogg), ensuite de decorer ses murs comme bon lui semble. L'endroit se veut intime et reserve aux amis et connaissances de passage. Maintenant il n'a absolument pas pour vocation de plaire a tout le monde et tant mieux, sinon la plus part d'entre nous serait mal barre. Et pourtant, depuis que je suis sur bloggland moi aussi j'en ai vu des horreurs et des erreurs, et les quelques fois ou je suis intervenu pour dialoguer, peu m'importait la couleur de la nappe a carreaux rouges, les photos d'un de-gout parfois douteux, sans parler de la vulgarite recommandee si l'on veut, un tant soit peu, faire partie de ce gotha blanglodien. Et puis heureusement, on y trouve aussi des gens dignes d'interet dont certains dotes d'un reel talent avec lesquels nous pouvons polemiquer, rire ,sourire, se prendre la tete, se taire et meme pleurer, mais toujours dans le respect de l'autre. Les rares fois ou scandaleusement certains ont fait paraitre des croix gammees ou publier leurs sympathies pour le troisieme reich, nous n'etions pas tant que ca a reagir. Alors on va me sortir le fameux droit a la libre circulation, celui a la critique facile et a la mechancete gratuite sous couvert d'anonymat, pour me faire les louanges de la LIBERTE D'EXPRESSION. Il me semble que le droit au respect prime sur celle-ci car il conditionne nos relations avec autrui et place la liberte d'expression au dessus d'une simple vomissure de mots. Car ne nous y trompons pas, meme si on se specialise dans le bete et le mechant avec classe, en ecrivant dans un bon Francais, avec des pointes d'humour a la karl zero pour ratisser large et amuser la galerie, le flmb blesse les autres avec delectation. Il s'est choisi au hasard(?) une victime et s'est octroye le droit d'abattre la barriere entre monde virtuel et reel sans se soucier des consequences. Il n'"assume" sa lachete que parce qu'il se sait protege derriere son ecran, et sait qu'on ne risque pas de venir lui mettre un pain dans la tete. Mais se doute t-il aussi qu'un jour, il pourrait dresser un portrait au vitriol de quelqu'un de fragile et se rendre coupable (du moins au niveau de la conscience) de quelque chose de bien plus grave que d'un simple “coup pour rire”. Je n'invente rien, les faits divers sont remplis de petits malins qui voulaient juste rigoler un peu.


P.S Je ne connais ni le blogg incrimine, ni leur proprietaire.

Publié par Makolet à 11:52:43 dans TSEDEK | Commentaires (12) |

Eclair si... | 24 mars 2006


Au temps du temps du miel et du sucre,

des caramels mous et des bonbons a sucer.

Sur un quai de gare sans attendre de train,

a s'etreindre nos sueurs dans l'obscurite,

tout nu mais habille de plus d'heure depassee.

Seuls survivants d'une peur presumee mortelle,

a frisonner dans l'attente de la sale montee,

pas de pieds trouves a l'extremite du neant.

Je vis rage et tourne geant avant de tomber.


Publié par Makolet à 08:55:10 dans TSEDEK | Commentaires (6) |

Sans titre... | 19 mars 2006

b"sd

Des jeunes garcons jouent dans la cour de leur yeshiva situee a proximite du marche "Mahane Yehuda". Ils ont tous une kipa sur la tete, certains ont les peotes soigneusement rangees derriere leurs oreilles tandis que d'autres les laissent virevolter au gre du vent. Le soleil d'Adar leur permet de rester en petites chemises, mais bien entendu aucun, d'entre eux n'est courtement vetus. Je les regarde et je souris car durant cette courte pause, entre cours de Guemara et de Mishna, ils ressembleraient presque aux autres enfants. Un jeune d'une dizaine d'annees s'avance pres de la grille d'ou je les observe, me regarde de la tete aux pieds puis m'interroge en Yiddish sur les raisons de ma presence. Je lui explique que c'est le Rebbe qui m'envoit et lui demande de m'accompagner aupres de son Rosh yeshiva, Rabbi Meir. En traversant les couloirs de l'ecole Talmudique, je ressens une impressionante sensation de quietude, qui se dissipe quand je me rememore les quelques mots du Rebbe, et surtout cette derniere phrase "Lo nishkah ve Lo nislah" pas d'oubli, ni de pardon. Pourquoi l'avait-t-il formulee en Hebreu, langue pourtant exlusivement reservee dans ce milieu, aux textes sacres? Cette question avait meme reussi a releguer au second plan, celle de savoir pourquoi il m'avait choisi, moi, certe juif pratiquant, mais plutot dans la mouvance du sionisme religieux, considere chez les "noirs" comme la deuxieme plus grande catastrophe du siecle dernier, apres la Shoa. Nous arrivames devant la porte de Rabbi Meir, moment choisi par mon petit guide, pour me saluer d'un petit hochement de tete, en guise d'au revoir. Il courut rejoindre ses camarades qui, et je ne m'en rendis compte qu'a cet instant, nous avaient suivis des yeux depuis mon arrivee. Deux brefs coups sur la porte et quelques secondes plus tard, son secretaire particulier m'introduit dans un petit bureau sans fenetre, modeste mais propre.

Sans suite...

Publié par Makolet à 11:19:42 dans TSEDEK | Commentaires (2) |

Regime sans elle | 07 mars 2006

Lui s'enfuit, elle s'en fout.
Elle est la, Lui est loin
Il a l'oreille, elle a Louis.
Elle c'est les sens sans lui.
Lui c'est la panne sans elle.

Lui ferme les yeux, se souvient
soupire, se sent au bord du rien
Elle ouvre la bouche, se retient,
puis souffle sur son destin qui s'eteint.

Lui a trouve des ailes d'ange
et se sent mieux sans elle.

Elle a perdu Louis et l'envie,
et pleure sur sa vie bien etrange.

Lui continue son envol vers l'Unfini
Elle devient folle en pensant a Lui.
Et toujours cette petite voix qui lui dit
Trop tard et tant pis.

Publié par Makolet à 10:33:11 dans TSEDEK | Commentaires (14) |

Reveil | 05 mars 2006

Il y a les matins soleil

qui ne ressemblent pas a la veille.

Douce sensation de rien

qui caresse votre reveil.

Des choses vues qui disparaissent

et de l'invisible qui se devine.

Des memoires qui renaissent

pour redevenir divines.

Des matins sourires incenses

qui effacent les annees de peine.

Des larmes trop longtemps gardees

qui coulent enfin, mais pas de chagrin...

Publié par Makolet à 08:10:30 dans TSEDEK | Commentaires (2) |

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