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J'aime ????
J'aime encore Svetlana, sans vous faire tout un couplet sur la culpabilité et la déshérence mais je ne l'aime plus de la même manière. J'aime encore le souvenir des clefs parce que c'est un bon souvenir et que sans clef on ne parvient pas à passer au deuxième niveau de l'aventure ou à démarrer un foutu scooter. Mais le souvenir des clefs commence à s'estomper. J'aime Encelade, huitième lune de saturne et ses Geysers de glace mais je trouve aussi qu'Encelade est une lune parfaitement immature (je ne l'oublie pas pour autant).
J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.
Je suis là et je n'y suis plus... Je suis au Niaké et on crêve vraiment de châleur quand on galopine.
Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (nombreux chiots à adopter). Que le grand Cric me croque !
Pas plus sympathique qu'auparavant !!!
Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker malt... Avec le panthéisme en ligne de mire.
Putain de cible !
Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Relativement au prix de Charon, un passage à la Préfecture, ce n'est pas cher payé.
Tu comptes laisser combien ?
Cent kilos de chair, au moins...
Et tu ne trouves pas ça cher ?
Je trouve qu'on s'accomode de tout...
Certes, tout dépend si la chair est fraiche ou si c'est de la viande faisandée.
Photo (Home of Chaos - detail) : Le Coati
Publié par Chachlik à 07:38:09 dans Zorribles z'histoires, z'horribles photos | Commentaires (20) | Permaliens
Publié par Chachlik à 11:39:53 dans Zorribles z'histoires, z'horribles photos | Commentaires (4) | Permaliens
Dans les romans, on fait la part belle au lieu de l'enquête. Le crime, la scène du crime. Toujours des scènes froides, glaciales même, de sang et de tripes : et puis, les couleurs glauques de la mort. Mais, on oublie souvent le reste : la scène de l'annonce. L'annonce à la famille. Les cris, les larmes, les regards éberlués de la petite fille, parfois la crise d'hystérie de la mère. Et il faut toujours un con de flic pour ça. Alors il arrive le flic, sans se presser, façon Zorro des bas quartiers. A le voir de loin, on le dirait serein, calme, cool...
Mais Louis Ferdinand a pas du tout envie de se presser. Parce qu'il est pas du tout serein en vérité Ferdinand, pas calme, pas cool, l'a une grosse boulle d'angoisse qui lui serre sur la gorge. Déconfit, le Zorro, il déteste ce jour, poor Ferdinand, salaud de commissaire Braudel qui le traite comme un larbin, je suis vanné qu'il a dit le Jules, poursuit l'enquête tout seul, lance un appel à témoins, annonce la mort du gamin Japrisot à la famille, réconforte, pas de vagues hein Ferdinand, et puis tu recueilles des infos... et v'là comment Jules lui à refourgué le bébé, sans moufter, comme ça, j'vais faire une sieste, bizarre cette sieste, t'es content, pour une fois, c'est toi le chef, autonome, missioné, bonjour le cadeau !
Jules bon commissaire, transmettre à toi subalterne tout le travail de merde !
Sigmaringen ! Là où il l'enverrait se faire foutre s'il avait les couilles Louis Ferdinand. Mais il a pas les couilles, alors il s'avance Rue Saint-Jean, la mine toujours aussi contrite, y cri "Raaaah", pas les scrupules qui l'enragent, plutôt l'impuissance, l'a beau être facho, l'en est pas moins homme, il a du sentiment Louis Ferdinand, parce que merde, c'était dur d'aller claironner aux proches que "ça y est !" il l'a fait, la chair de leur chair, l'a craché le morceau, dernier morceau, sans fanfare, en forme pieds devant et rupture vertébrale, colonne, tu parles d'une colonne, cinq lignes à la une, à peine : Alexis Japrisot, champion de France de Tae Kwendo, assassiné dans la nuit du 27 au 28 janvier 1997, crevé, fracassé la tronche, mort, même pas pour la France, même pas dans l'exercice de ses fonctions, par hasard, au mauvais moment, une méchante petite minute dans la nuit... putain ! ça c'est du tragique, de la lacrymale à profuse, rien à voir avec les journaleux qui vous abreuvent en faux sanglots, mensonges, sida mental, pour une crouille qu'aurait glissé dans le canal, Brahim, Malik, Bouarham, imprononçable, j'en passe des sobriquets. C'est sûr, y a pas la même égalité de traitement dans la presse bolchevique, nos petites tête blondes, salauds de cosmopolites, putain d'arabes sionistes, y s'en contrefoutent, sapeurs de valeurs... Alexis, petit marloux t'es pas aidé... on t'as tué, cracassé, crabouillé, comme ça, pour rire peut être... un méchant coup sur l'échine, c'est bien connu la baramine est assassine, ça l'étonnerais pas Louis Ferdinand que ceux qui l'ait décédé ce soient toujours les mêmes traînes savates, harbis de services sans papelard officiels, ce serait dans la logique...! Bien sûr, même lui, Michelet, y se doute, quand y réfléchit, quand ça lui arrive, l'évidence, qu'en avançant ce genre de rumeur il cède à la facilité, que le bouc émissaire y vaut toujours mieux qu'il vienne d'ailleurs, de préférence la banlieue... pas riche, le bouc, pas alphabétisé, bien sale, tout ça, c'est mieux, ça fait un bon coupable, pas beau, hargneux, terroriste, méchant avec les Français... et puis ça justifie les statistiques, les flics, la droite, les lois Pasqua-Debré-Sarkozy, même pas réformées... Et c'est pour ça qu'il a voté, Ferdinand ! A gauche... au second tour... pour Chevènement, enfin y se souvient plus bien. N'empêche il ment pas, même avec la meilleure volonté, Ferdinand, il a pas le mode d'emploi, et dans les quotidiens spécialisés z'annoncent toujours plus de meurtres, insoutenables, des Marions, des nubiles, petites filles en nattes... des pédophiles plein les rues, dans la cage d'escalier, des maniaques en Belgique, en Italie, sur Internet, jusqu'à Boulogne-sur-mer... Landru, Dutroux, Chanal, Kaisersmertz faites pas rire !, le Détective il en trouve des plus cradingues tous les jours !, et dans France-Soir ? Et dans le Parisien ? C'est pire ! Et tout ça c'est du fait avéré, cognitif, recognitif même de la pensée générale. On est entouré de maniaques, de psycho... et même de schizophrènes du chibre ! T'en foutrais du H.P !!! Y disent ça pour échapper à la taule.... Tous des salauds de dégénérés du skons, ouais.... S'en branle qu'y z'aient été violés par leur pères y a longtemps. Lui, il sait qu'il faut les empêcher de nuire à nouveau. Et la meilleur manière d'y parvenir s'est encore la copine Guillot. Vous savez celle qu'est taillée en biseau.
Enfin, on vous aura prévenu !
A suivre...
Texte : Bob Bonobo - Photo : le Coati
Publié par Chachlik à 15:10:25 dans Zorribles z'histoires, z'horribles photos | Commentaires (14) | Permaliens
Publié par Chachlik à 14:54:49 dans Zorribles z'histoires, z'horribles photos | Commentaires (9) | Permaliens
Publié par Chachlik à 13:32:58 dans Zorribles z'histoires, z'horribles photos | Commentaires (9) | Permaliens
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