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J'aime ????
J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.
Je suis là et je n'y suis plus... Entre Niaké et Goto, je crêve un peu moins de châleur quand je galopine... Mais ça risque de changer bienasseztôt
Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (quelques neurones à adopter). Que le grand Cric me croque !
Pas plus sympathique qu'auparavant : pour vous en convaincre, plus de tophes et plus de textes vengeurs sur http://www.flickr.com/photos/86778817@N00/
Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker Cervoise Lancelot malt... Avec le panthéismealon (de Pierrot le fou) en ligne de mire.
Putain de cible !
Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Publié par Chachlik à 20:30:28 dans Uchronie : cyber-polar | Commentaires (1) | Permaliens
36 ° C. Grosses gouttes sur la ville. Avant de fermer la porte du studio, Oswald Bongo jette un ultime regard à la fille attachée sur le lit. Il lui lance une dernière phrase : « Eh Mélusine fait moi un sourire, t'as le make-up qui dégouline. » Elle ne va plus très fort. Ses bras lacérés tremblent convulsivement.
Oswald, ça le ferait plutôt marrer, cette absence de tonus. Bon mais trêve de marrevadage. Il descend la cage d'escalier, jette un oeil dehors ; à droite, à gauche. Tout va bien ! Pas un aristochat sur
qui flotte sur ses côtes. Le costume commence à se consteller de gouttes. La pluie est grasse et chaude. Cette année, la chaleur moite a pris de l'avance. Oswald déteste suer. Il n'a pas les pores adaptés. Chaque fois qu'il sue ça lui colle des rougeurs. Foutue pollution
atmosphérique. Saloperie de ville pouillasse. Bordel ambiant poucrave... Merde, faut qu'il arrête d'y penser, demain, il sera à Santa Barbara, sur les bords de
A deux cent mètres, Oswald aperçoit une bande de Kunjes panaméens qui insultent en Slang. Une Mama latinas reçoit les quolibets. Elle a le ventre gros des entreprises de son boudard. Machinalement, Oswald resserre sa main autours de la poignée de l'attaché-cuisse. Pour plus de sécurité, une petite menotte relie l'homme à la valise. Les Kunjes s'acharnent sur la mater en pleine crise dolorosa. Pas rassuré pour sa trogne, Oswald sort son Radio-Trakin de la poche de sa veste. Il appuie sur le Digital-Liseur d'alerte. Une sirène semblable à celle des Cop-machine retentit. Les Kunjes et les ratons laveurs se carapatent vers
Oswald range le Trakin dans sa veste.
N'empêche, on dira ce qu'on voudra mais c'est encore un des rares endroits où on trouve encore de la marchandise de qualité et pour pas cher. De bonnes petites esclaves tailladables et corvéables à merci. Avec ça, pas de danger que la marchandise aille se la plaindre larmoyante, genre M'sieur le cop, y a un web-buy qui m'a louchebaillé. A cause de la mauvaise réputation de la ville, les tapineuses du District Vagin'town sont classées à 1 contre cent sur l'échelle Healthquality de l'Intersex. Les plaintes des tapineuses du District ne sont jamais suivies d'enquête.
Oswald Bongo est parvenu à proximité des rives du Potomac. Sur les pilotis de l'ancien port, les Fast-food néo-cajun ont fleuri anarchiquement. La pluie ruisselle le long de leur mauvaise gouttière. Tout est fermé ce soir, à cause du vilain temps. L'orage va éclater, pas de doute. Les ratons laveurs se sont regroupés à quelques encablures des gargotes.
Ils espèrent quelques restes de poissons. Poor racoon !, songe Oswald, ce soir, ça va être la diète. Oswald Bongo progresse sur l'avant-pont en piloti. Les ratons laveurs le dévisagent bizarrement, hésitants entre la sieste ou la fuite. Oswald s'assoit sur le rebord du pont à côté d'une cabane peinte en rouge avec un toit en tôle verte. Il a l'humeur rêveuse. Il repense à la fille d'avant-hier à Baltimore. Une chiquita de dix-sept piges au visage de porcelaine plombé par des yeux cendrés. Belle môme, toute tremblante, toute fragile. Ils se sont bien amusés avec Dermought. Peut-être qu'ils avaient un peu abusé de l'Invinos, parce qu'ils étaient pire que des mômes. Ils lui ont éventré les polochons, assaisonné la moquette, et même tagué les murs. Quelle soirée fendarde ! Dermought, il a même écrit ses initiales en grand à la bombe fluorescente : D.H.L. pour Dermought Helvin, le roi de la pine.
Lui, Oswald, il s'est appliqué à marquer son territoire, comme un chien qui pisse. Un petit mot pour Thelma, un conseil pour Jessie et même un proverbe pour le petit William. La fille a commencé à jouer les hystériques, il a fallu la calmer promptement. A la longue, c'est chiant, ces petites putes.
Habituellement il est excellent diplomate. En tant que Web-Médiateur, Maître-Liquidateur pour le compte du World Funeral Center, son job le prédispose à la négociation. La partie va être serrée, mais il doit pouvoir faire entendre raison à la fripouille qui l'a terrassé. Avec un peu d'argent à la clef, on peut presque tout. Demain, il ira se faire réparer les yeux dans la clinique mère de l'Health-Center à Pacific Palissade. Oswald aspire un grand souffle d'air, il tente de prendre une voix décontractée :
- Close ton outre, salopardi ! Close-là... Jamais plous tu prononces le
mot poute pour parler de ma Boticelli ! Panimaïch ? Tou fais semblant
de pas m'imprimer ou tu te fous ma goule ? Tu veux que ja
recapitulationne, Ass-tronso ? Baltimore avant-hier o soir. Le home
pire qu'oune porcherie. Broulûre de garettes sour tout son ventral.
Tranchade de bouteilles sour ses lolos. Griffures sour sa face de
loune. Des sanguines plein la jambe. C'est pas véritas ? Et la poche
bleue dans l'eye droit ? Et l'immonde déchiroure da son Ass-Jopa ?
C'est de l'inventif, sombrissîme salope ? Ma ja va te dire la pire
inhumanitas, nazible criminale... Vous avez causé des fontaines à ma
Loune. Depuis trois cimes, elle dort plus ma merveille, elle a rien que
des alices qui lui coulent sur les astres. T'y as pas songassié à son
impossible dolor, mon silure ? Nenni por tua c'était jouste une petite
poute de tapineuse.
Enfin, Oswald a crié :
Presque heureux, le faux séminole s'est accroupi. Il a roulé une cigarette. Il a fumé, longuement en hommage à la paix qu'il essaye de retrouver. L'autre s'époumone toujours, alors, l'Uccisore a sorti de ses paraboots montantes coquées, un mignon poignard Kobun incurvé de
pistolet Vektor, l'a contemplé quelques secondes, vraiment fasciné par sa finition. Emoustillé, froid, sans fermer les yeux il l'a posé à vingt centimètre du crâne d'Oswald Bongo et il a pressé calmement sur la détente. Deux fois. Oswald Bongo n'a pas eu le temps de crier le nom de sa femme Thelma, mais il a pensé à le faire.
KARPOV ! KARPOV !
Sa caboche ressemblait maintenant à un récipient en pâte à modeler.
L'Uccisore a tressailli.
Alors "l'Indien" Juan-Barnabé a balancé le Trakin et le couteau Kobun dans l'eau glauque. Il s'est penché sur le fleuve, quelques secondes, pour se laver le visage avant de s'enfuir vers le nord. Dans le ciel, des éclairs sont apparus, menaçant de foudroyer toute l'Amérique libre. Pas un aristochat dans les rues du district. Une pluie battante est tombée sur Washington achevant de laver la ville de ses miasmes. Les ratons laveurs ont attendu que l'orage passe, puis, intrépides, ils sont venus dévorer le visage d'Oswald Bongo. Ce soir, il n'était pas écrit que ce serait carême. Dans un instant en termes de sanguines, ce serait même Bongo-river.
A suivre...
Textes : Wlad Coati
Photo : Mitsuaki Iwago
Publié par Chachlik à 19:46:08 dans Uchronie : cyber-polar | Commentaires (2) | Permaliens
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