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Cent nouvelles de Bob - Coatis et compagnie

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C'est pas assez ! De qui se moque-t-on ?

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Lumpen attitude

J'aime ????


 


J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.

Je suis là et je n'y suis plus... Entre Niaké et Goto, je  crêve un peu moins de châleur quand je galopine... Mais ça risque de changer bienasseztôt


Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (quelques neurones à adopter). Que le grand Cric me croque !

Pas plus sympathique qu'auparavant : pour vous en convaincre, plus de tophes et plus de textes vengeurs sur http://www.flickr.com/photos/86778817@N00/

Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker Cervoise Lancelot malt... Avec le panthéismealon (de Pierrot le fou) en ligne de mire.

Putain de cible !

Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...


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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Recherchons si on trouve, voyons vouair

C'est bö, Gudrum

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Ma Gitane Somali - My Gipsy Somali | 16 mai 2008

My Gipsy Somali

Our first steps towards the unknow make me dream of what you said me recently: that you had almost no memory before the age of 10 years.

Then let us imagine an immense small wild child six feet long, with fingers, my God fingers of at least ten thumbs and an incredible fineness, the skinned knees, the games of missed boys ...

A small gipsy Somali,walking lonesome in the desert, who would laugh at snakes and at scorpions. A very tall child who would hesitate alternately between ends of pout and the laughter in brightness ...

Before the girl becomes a model woman who displays in magazines, my gipsy Somali will have crossed several countries, afrikaaner, inglesi or Emirati ...

A gipsy thus, due to her hair which spin on the wind, a Gipsy by the freedom of tone which she adopts, the clothing look, the way she assumes her femininity ... A girl who touches me and about whom, I don't know, my God, if I am going eventually to tire her.

The girl of the desert, "Alia Babette", forty caves, which all contain the same treasure, the treasure which makes me Human and proud, strong and weak ...

Often, you want that I protect you, then, give me, give me the salary of your fear, abdicates between my fingers all your doubts, the slightest plot of land of pride.

Then Miss, gipsy and Somali, gives up subtleties, loves the sweatiness of my soul and then give me, give me the child who both makes us dream, lavishs us thirst one of the other one, exhausts our imagination.

I also know, my gipsy Somali, that you can show yourself difficult so much your desire of independence is big. And sometimes, it hurts, makes hesitating ... It is what what arrives when we trust little in itself ... From then on, we delay, we push away the hypotheses in later, we postpone the moment to be happy.

Nevertheless you know it perfectly: I have a vital need of the sweetness which you retain maliciously; in the depths of your heart ...

Give me, give me a few your indecisions and I would offer you miracle: I would transform them into confidence ... And then release yourself from the corset of the proprieties and from the sad sires who like nothing else than living the life of the other, the one they cannot buy themselves the luxury of live...

So keep only my eyes in memory and the crazy enjoyment which crosses them when I am next to you ...

Woman nomad, my beautiful Gipsy Somali, you read in them (my eyes) as in the lines of a hand dipped into the henna. Naturally, the future is blurred but it is not written that it is a sad one.

By the way, for the moment I have only one thing to add: haben wanaagsan my Gipsy Somali ...

 

Photo (reflection in a puddle, Nairobi downtown): Le Coati


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Ma Gitane Somali,


Nos premiers pas vers l'inconnu me font songer à ce que tu m'as dit récemment : qu'il ne te restait quasiment aucun souvenir d'avant l'âge de 10 ans.

Alors imaginons une immense petite sauvageonne de six pieds de long avec des doigts, mon Dieu des doigts d'au moins dix pouces et incroyablement fins, des genoux écorchés, des jeux de garçons manqués...

Une petite gitane Somali qui se moquerait des serpents et des scorpions du désert. Une très grande enfant qui hésiterait tour à tour entre des bouts de moue et des rires en éclat...

Avant que la petite fille ne devienne une femme modèle qui s'affiche dans les magazines, ma gitane somali aura parcouru plusieurs pays, afrikaaner, inglesi ou émirati...

Une gitane donc, de par ses cheveux qui virevoltent, une gitane par la liberté de ton qu'elle adopte, l'allure vestimentaire, la façon dont elle assume sa féminité... Une fille qui me touche et dont, je ne sais, grands Dieux, si je ne vais pas finir par la lasser.

La fille du désert, Alia Babette, quarante cavernes, qui toutes contiennent le même trésor, le trésor qui me rend Homme et fier, fort et faible...

Souvent, tu veux que je te protège, alors, donne-moi, donne-moi le salaire de ta peur, abdique entre mes doigts tous tes doutes, la moindre parcelle de fierté....

Ensuite Mademoiselle, gitane et Somali, renonce aux artifices, aime la moiteur de mon âme et puis donne-moi, donne-moi l'enfant qui nous fait rêver, nous prodigue soif l'un de l'autre, épuise notre imaginaire.

Je sais aussi, ma gitane Somali, que tu peux te révéler difficile tant ton désir d'indépendance est grand. Et parfois, cela fait mal, rend hésitant...
C'est ce qui arrive quand l'on a peu confiance en soi... Dès lors, on tergiverse, on repousse les hypothèses à plus tard, on diffère le moment d'être heureux.
Tu le sais bien pourtant, j'ai un besoin vital de la douceur que tu retiens méchamment ; au plus profond de ton cœur...

Donne-moi, donne-moi un peu de tes indécisions et je t'offrirais du miracle : je les transformerais en confiance... Et puis libère-toi du corset des bienséances et des tristes sires qui n'aiment rien d'autre que vivre les vies qu'ils ne peuvent pas se payer le luxe d'avoir...

Ne garde que mes yeux en mémoire et la joie folle qui les traverse quand je suis à côté de toi.

Femme nomade, ma belle Gitane Somali, tu as lu en eux comme dans les lignes d'une main trempé dans le henné. Bien sûr, l'avenir est brouillé mais il n'est pas écrit qu'il soit triste.

 

Photo (reflet à Nairobi downtown)  Le Coati

Publié par Chachlik à 13:37:26 dans Somalie jolie | Commentaires (5) |

Et pendant ce temps... | 07 février 2008

J'aime... Et je me prépare à partir en WE mérité...

Pendant ce temps, une bombe explose à Bossaso (Puntland)... Vingt types sur le carreau at least et plus de soixante-dix blessés... Des abrutis se sont amusés à l'éternelle guéguerre sur le dos de pauvres bougres... Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu d'attentat au Puntland... Tout change...

Plus à l'Ouest, le cousin Déby a sauvé son fauteuil...

Ouf...

 

Photo : Le Coati

Publié par Chachlik à 18:08:07 dans Somalie jolie | Commentaires (5) |

En martyr | 13 décembre 2007

 

La voix : ugali ?
L'écho : semoule
La voix : tarte aux pommes pourries ?
L'écho : classique
La voix : Hannibal ?
L'écho : Erythréen
La voix : Ybir ?
L'écho : sorcier, magicien.
La voix : et qu'est-ce qui te manque ?
L'écho : trois chiens
La voix : plus sérieusement ?
L'écho : deux prunelles de raisins
La voix : à mijoter dans le rhum ?
L'écho : oui... Pour faire une glace au rhume raisin.
La voix : Tu l'as déjà faite, celle-là !?
L'écho : on ne se refait pas.
La voix : oui mais c'est surfait
L'écho : parfait !
La voix : parfait au café ?
L'écho : Oh, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi !
La voix : Tu t'aimes ?
L'écho : mouais
La voix : Tu l'aimes ?
L'écho : oui
La voix : alors, je répète « qu'est-ce qui te manques ?»
L'écho : ses reins
La voix : et puis ?
L'écho : elles me manquent toutes, tu le crois ?
La voix (interloqué) : toutes ?
L'écho : toutes celles dont je me souviens... c'est à dire peu... Et peu c'est déjà beaucoup.
La voix : canulard !
L'écho : J'aurais plutôt dit romantisme.
La voix : non, non, affabulation !
L'écho : je vais faire mes ablutions.
La voix : ça te dérange si je te parle pendant ce temps ?
L'écho : ça dépend de ce que tu as à dire.

Ils passent dans la salle de bain.

La voix : ce serait quoi le livre que tu emporterais sur une île déserte ?
L'écho (recrachant le dentifrice dans le lavabo) : j'aurais pu plagier Einstein et dire « n'importe lequel pourvu qu'il soit de Traven », mais...
La voix : mais ?
L'écho : la vérité, c'est que n'en emporterait qu'un seul de ce Traven, « le Trésor de la Sierra Madre »
la voix : pourquoi ?
L'écho : c'est le seul que je ne suis jamais parvenu à terminer.
La voix : le personnage de la vie réelle que tu aurais aimé être ?
L'écho : l'une d'entre elles...
la voix : ah oui ?
L'écho : oui, cela m'aurait au moins permis d'en comprendre une.
La voix : ton pays préféré ?
L'écho : J'ai le droit a deux réponses ? Alors, l'Afghanistan et bien sûr la Somalie.
La voix : ah pourquoi ?
L'écho : ce sont les deux seuls pays au monde où je suis sûr de ne pas croiser de touristes.
La voix : et l'Irak ?
L'écho : gavée de Yankees.
La voix : ton idéal de bonheur ?
L'écho : Etre avec elle.
La voix : laquelle ?
L'écho : peu importe, l'une d'entre elles... Sveta, Sada... Huda bien sûr.
La voix : elles sont interchangeables à t'entendre ?
L'écho : Mais non justement, chacune est différente... Elles sont toutes à leur manière, un autre pays sans touriste... pourtant, on doit bien faire preuve d'un minimum de sens de l'orientation... et dés lors, on doit accepter d'etre modifié par la femme choisie. Rien de pire qu'un Scout sans boussole, ça m'agace... Déjà rien que le mot Scout, ça me hérisse...
La voix : j'y crois pas... les femmes te modifieraient ?
L'écho : encore heureux !
La voix : admettons... Et sinon ?
L'écho : le clafoutis aux pruneaux est délicieux, les Kenyans me sortent par les trous de nez, sans parler de Binairo... je veux acheter une Kalash... je veux mourir en Somalie...
la voix : en martyr ?

L'écho : sois pas con !

 

 Photo (house in Hargeisa) : Le Coati

Publié par Chachlik à 19:12:35 dans Somalie jolie | Commentaires (6) |

Garowe connection | 07 décembre 2007

 

Garowe, Puntland, state of Somalia... Comme dise les autorités de cet Etat le cul entre deux chaises... Un Etat en situation de sécession mais qui lorgne encore du côté de Mogadiscio et des artères du Président Yussuf...

Garowe, Puntland, Etat de Somalie... Une ville-rue, au milieu du désert. Un putain de cul de basse-fosse, une capitale en forme de microparticule où vivent encore quelques milliers d'homoncules ... Avec de la caillasse, de la poussière, des solifuges, des milices armées jusqu'aux dents et les desiderata du Président Adde Muse : foutre une branlée à ses voisins du Somaliland à propos des provinces contestées du Sool et Sanaag...

Ciudad Garowe... 16 heures... Je n'ai quasiment pas foutu le pied dehors aujourd'hui... Raison de sécurité... Je sors du campound, je rentre dans la bagnole des UN... J'arrive au campound de La commission Européenne, je sors de la bagnole... Toujours ces mecs en arme, nos gardiens, nos amis, nos geoliers... Un petit verre de soda, une discussion animée avec le Ministre de l'Education, un type sympathique, peut-être même un mec bien... retour au campound des UN... 17 heures presque le soir... Un môme dans la rue joue les Thierry Henry, avec une balle de plastique agglomérée... une vision rassurante en somme... Plus loin, un jeune homme marche en longeant des magasins aux noms enigmatiques : Bushra Spare Parts, Gallaya, Bilaal ... Je sors mon appareil photo et shoote le type derrière les glaces teintées du 4X4... La photo me rappelle quelques plans des films de Carrot et Jeunet... Dégoût, fierté, indécision..

Après le retour au bercail, je me calfeutre dans la chambre... Je me tire quelques autoportrait, habillé, à oilpé, avec un hat sur la tête, des picture qui rendent bien compte de mon état de délabrement...

Nuit noire. Je grimpe sur le toit du campound, le sac à dos en bandoulière, préalablement lesté d'une essentielle bravade aux règles en vigueur en terre somali... Là, la gueule tournée vers les étoiles, le Simoun venant me carresser les naseaux, la lune en embuscade, bref, une idée de Somalie dans les neurones, je sors une boutanche Stolnischnaia de mes fontes... Et je me bourre la gueule comme Pierre à l'enterrement du Christ... Une lampée, puis une autre pour me réchauffer les boyaux face à l'inintelligible farce de l'existence... Rare sentiment d'impuissance... Je ne sers à rien... Nous ne servons à rien... ce pays est toujours en guerre...

Photo (ciudad-Garowe) : Le Coati

Publié par Chachlik à 19:52:33 dans Somalie jolie | Commentaires (4) |

Adios PM ou la diagonale du Fou | 29 octobre 2007

Plus fort que l'AFP (enfin presque) : le PM de somalie Mohamed Ali Ghedi en passe de donner sa démission. Reste à savoir maintenant si nos amis somaliens vont réussir à mettre quelqu'un de pire à sa place. C'est un peu comme aux échecs ; toujours la même diagonale du Fou. En Somalie, rien n'est jamais prévisible. Ah si, un truc : là-bas, le pire est toujours probable.

Sinon Azidae, tu me manques toujours autant. Maintenant, je me demande comment je pourrais te faire parvenir des pièces de rechange. Histoire de réparer l'avion qui va de Bossasso à mon lit.

 

Publié par Chachlik à 11:06:28 dans Somalie jolie | Commentaires (5) |

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