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Cent nouvelles de Bob - Coatis et compagnie

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C'est pas assez ! De qui se moque-t-on ?

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Lumpen attitude

J'aime ????


 


J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.

Je suis là et je n'y suis plus... Entre Niaké et Goto, je  crêve un peu moins de châleur quand je galopine... Mais ça risque de changer bienasseztôt


Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (quelques neurones à adopter). Que le grand Cric me croque !

Pas plus sympathique qu'auparavant : pour vous en convaincre, plus de tophes et plus de textes vengeurs sur http://www.flickr.com/photos/86778817@N00/

Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker Cervoise Lancelot malt... Avec le panthéismealon (de Pierrot le fou) en ligne de mire.

Putain de cible !

Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...


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Recherchons si on trouve, voyons vouair

C'est bö, Gudrum

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Puanteur | 07 janvier 2008

 

Ça schlingue au milieu de nowhere... On est toujours dans une ville de daube. La mienne est la capitale d'un pays balisé... Demain une révolution surviendra qui conduira un populiste de l'Ouest au pouvoir. Castré par les bourreaux du précédent dictateur m'a-t-on dit. Un revanchard qui redonnera la fierté aux masses laborieuses, les opprimés, les sans-grades, les innombrables domestiques du Kenya futuriste.

En attendant, ça smell sérieux dans les églises le cadavre de mômes crâmés. Et Dieu s'en contrefout un peu, c'est pas vraiment son bizness, lui les massacres interethniques... Kikuyus, Luhias, Luos, Sabbaot, Kambas, Turkana, et caetera, ça s'étrippe à tout vent. PNU contre ODM, bleu contre orange, on se croirait revenu à Byzance. Deux vieilles badernes qui s'accrochent au pouvoir pendant que 600 pauvres gusses sont trucidés au nom des intérêts particuliers... Avec Moï vieux lion sénile en embuscade...

Pour le reste, je veux rien savoir, je participe du désordre olfactif ambiant. J'hume bien l'air de quelques restaurants pour expat branchouilles, des boites aux néons rapiécés, des filles aux jupes en jachère. Je flaire, je musarde, je dandine Georges, ça me ressemble bien.

Je ne sais rien faire d'autre que me lamenter... Le seul truc, vieux comme le monde, qui me sauve, c'est ma lucidité.

Je suis donc j'essuie les plâtres. Au plafond, les murs se fissurent et mes rides affichent la fin de trentaine... Un truc qui mène à la mocheté.

« Tu t'aimes tellement » m'a dit un ami que tu te sauves toi-même. Il a raison, il a tort. J'aimerais une fois ne pas m'aimer suffisamment pour éviter d'impliquer en ces lignes la femme que j'aime... Mais je ne m'aime pas suffisamment alors, pour forcer le trait, séduction affichée, je suis obligé de m'aimer pour les séduire... Afin de parler d'elles. Vous n'y comprenez plus rien ? Normal...

Elles me transposent et je dénie le droit à quiconque de dire que je ne les aime pas. Simplement, je les aime toujours aussi mal.

Ceci dit, demain, dans quelques mois, je vais faire un truc con : venir te chercher sur Rapta road en scelle étincelante, passer ton campound, toquer à ta porte avec les éperons, faire hennir le cheval blanc, en costume de ville, cravate mauve, la chevelure au vent...

Je gage que tu m'ouvriras. Et là tu t'écriras : Mon Dieu (Allah) mais c'est le Prince Charmant !

Crois-moi mon Diamant, je songe à la faire.

Photo : Le Coati

Publié par Chachlik à 17:47:52 dans Polis et Historia | Commentaires (5) |

Somaliland | 02 décembre 2007

 

C'est un pays fantôme, reconnu par aucune nation de la planète, c'est un pays qui n'existe sur aucune carte, c'est un pays sans ambassade, doté d'un aéroport minuscule, c'est une entité séparatiste... Mais c'est un vrai pays avec une capitale, Hargeisa, un Président, des institutions, une armée, une police, des pompiers, des commerces, des bagnoles, des filles généralemnt jolies, voilés ou non (mais généralement très sérieusement excisées), de l'argent par liasse ou en brouette, du soleil, de la poussière, des vestiges archéologiques et une histoire coloniale inspirée par les Godons... C'est un pays qui n'existe pas mais c'est aussi un pays plein de vie... Celui du plus fascinant peuple nomade de la planète : Les Somalis (Issak)... Bienvenu au Somaliland... Et si vous ne savez pas quoi faire de votre flouze, putain, c'est pas le moment de tergiversez, ici, il servira bien à quelque chose : Ministères, hôpitaux, musées, routes, tout est à reconstruire... L'avantage du Somaliland ? La paix y revenue... C'est donc un des rares coins de cette zone où j'ai eu le sentiment de rencontrer des Somaliens heureux... Un des rares coins de Somalie où l'on pourrait presque faire du tourisme... Tiens, je suis certain que cela les rendrait même heureux mes Somalilandais de voir débarquer des touristes en culotte courte... Avec ou sans tourista dans le calbute !

Photo (un des Mig de Siad Barre qui bombarda Hargeisa au début des années 90 devenu le monument national) : Le Coati

Publié par Chachlik à 19:41:39 dans Polis et Historia | Commentaires (4) |

Dans ma mémoire... | 31 octobre 2007

 

De mes nostalgies d'enfance, il me reste un imaginaire paradoxal qui emprunte à des couvertures jaunies ou à des titres chocs : « Attentat Rue des Rosiers ! », « Si le Shah bascule ! », « Mort d'Anouar El Saddate »...

25 ans plus tard il est étrange de constater que deux des hebdomadaires que la famille lisait le plus fréquemment dans la FrançAfrique d'alors sont toujours disponibles... Et qui plus est en Afrique anglophone.

Le Nouvel-Obs d'abord : son côté catho de gauche n'a jamais cessé de s'accentuer... et de m'exaspérer. La veine péremptoire et bien-pensante, sans doute.... mais il reste lisible, surtout quand on perd pied avec la mère patrie. Je conviens cependant que je préférais l'Obs d'antan à la pâle copie d'aujourd'hui.

En revanche, Jeune Afrique l'intransigeant me plaît toujours autant. Alter-mondialiste avant l'heure, ce canard se montre parfois un peu complaisant pour les quelques fripouilles présidentielles qui affament l'Afrique depuis plus d'un quart de siècle but on the other hand leurs dénonciations de toutes les sales magouilles de l'Occident dans le Continent Noir continuent à être percutantes.

Au final, davantage que la lecture des différents articles, c'est la mémoire des images qui me procure la plus grande satisfaction. L'iconographie imparfaite des années 70-80 avait quelque chose de séduisant. Même quand on causait d'un assassinat ou d'une prise d'otage, les photos en couleur ou en noir et blanc qui illustraient l'article, avec leur grain si particulier, le cadrage millimétré des photographes qu'on appelait encore des Reporters de guerre, jusqu'à la conception graphique un peu naïve, tout cela permettait encore de voyager malgré l'horreur.

L'enfance et ses réminiscences afférentes agissent toujours comme un puissant élixir mêlant jouvence et conservatisme. Il n'empêche qu'à lire l'Obs ou Jeune Afrique, j'avais alors le sentiment que le monde n'était pas finit. Qu'il conservait sa part de mystère. Que l'Afrique était mal partie mais qu'elle avait de la ressource. Qu'après Cabral, Sankara, le Che noir prendrait la relève et que le néocolonialisme mordrait la poussière...

L'Afrique est aujourd'hui le putain de trou-du-cul de l'Occident où les pandémies, le chômage et les Américains sévissent. L'espoir s'est éloigné à grande enjambée du côté des nouveaux riches d'Asie ou d'Amérique du Sud...Et pourtant merde de Dieu, j'ai renoué avec mes lectures d'enfance ! Je le clame comme un cri révolutionnaire et inutile. Pour que demain le petit mioche qui grandira sûrement dans un ventre nomade revendique aussi « le droit à la nostalgie ». Et que dans son mini cortex d'individu en devenir, il se fasse sa collection personnelle de souvenirs du monde qui pourrait être.

Loin des images lisses des Paparrazi du war-show-bizness ou des photos amateurs de photographes auto-proclamés. Loin de cette comédie d'un loft planétaire décérébrant... que les médias et leurs images dégoulinantes nous vendent au prix de notre âme comme le reflet du monde réel.

 

Photo : Le Coati

Publié par Chachlik à 11:46:59 dans Polis et Historia | Commentaires (4) |

Rêveur, dit c'est quand qu'un crocodile surgit ? | 04 juin 2007

 

- il est déjà là , en embuscade, fétide avec ses ratiches de carnassier et sa mauvaise haleine... Il joue les cadors, babines toutes retroussées, l'oeil vitreux, sa cervelle préhistorique en guise de conscience philosophique. Le pire c'est que c'est un animal politique. Il se pique de faire du chiffre, du chiffre et ce faisant il flatte les bas-instincts des animaux serviles...

- Allons rêveur, qu'est-ce que tu me chante donc-là ?

- Tu n'as pas remarqué, ami ? Un détail ne te choque pas ?

- Non, je ne vois pas...

- Je suis un rêveur noir, une gueule d'ébène, un Bamboula... Si tu veux mon avis, maintenant est arrivé le temps des rêves balisés... L'imagination avec un garde-frontière... Bientôt, tu verras les centres de retentions ne vous suffiront plus, vous en viendrez au contrôle de mes humeurs vagabondes et vous empêcherez mes pensées de franchir les océans....

Photo (L'Homme du Lac Naivasha) : Le Coati

Publié par Chachlik à 21:06:45 dans Polis et Historia | Commentaires (7) |

Royal Ségo : pourquoi je risque finalement de voter pour une femme où la brève histoire du féminisme à ma sauce (féroce forcément la sauce) | 28 mars 2007

 

De Jeanne Hachette à Roselyne Bachelot, le problème d'une majorité de femmes, ce qui devrait leur être le moins pardonné n'est pas qu'elles naissent mais qu'elle poursuive leur vie en parfaite idiote.

La Penthièvre dans sa Bretagne natale voulant recouvrir son ost à la mort de son dévot de Charles manquait déjà singulièrement de souffle et d'à propos...

Nos Jeanne, les armes à la main avaient sans doute trouvé piquant d'égaler les hommes dans ce qui faisait leur art mais c'était là un art mineur, une sorte d'imposture, on ne se grandit jamais à égaler un mec en pointant son dard vers l'ennemi.

A tout prendre, je préfère Catherine de Médicis et ses complots en silence ou Marie Stuart avec sa tête tranchée... Celles-là démontraient dans l'ombre qu'une autre voie était possible...

Une Simone ou une quelconque Marguerite, bref, une grande femme sans aucun doute disait : « les femmes seront les égales des hommes le jour où elles seront aussi incompétentes. »

J'ai parfois tendance à penser que cette égalité rêvée se matérialisera à l'instant où les parents demeurés cesseront d'handicaper à leur fille dès la naissance - qui en leur léguant des prénoms infantilisant de fleurs, de saintes ou de jolies pierres qui en leur offrant des jouets déterminant leur future rôle de mère au foyer en particulier cette très aryenne et très protestante poupées Barbie vêtue d'une robe de princesse (c'est particulièrement drôle ici en Afrique où les petites filles noires et métis se voient incitées par la poupée insipide et peroxydée à atteindre un certain objectif de beauté pas spécialement en phase avec la culture ou les caractéristiques physiques dominantes). D'ailleurs, je ne peux m'empêcher d'être pessimiste dans les termes, ce n'est pas pour demain la veille qu'on occupera gamine en lui offrant un coffret à peinture, un Panoramic horizon ou un traité de l'irrévérence.

J'ai déjà gagé de puis longtemps : nul besoin d'être ravissante pour prouver que le niveau d'incompétence est désormais atteint par le dit beau-sexe. En ce sens les mots « ravissantes idiotes » sont stériles car je suis persuadé qu'une moche débile dispose d'encore moins de chance de se faire entendre.

Ségolène catastrophise tout ou partie de la gauche.
Soit !
Mais je rappelle aux Militants socialistes (grand M comme Masculin) qu'étant largement majoritaires dans le parti, ils l'ont sans doute élu en connaissance de gonocoques... Avec popaul au garde à vous pour une partie et des calculs plein les mirettes pour les autres.

Mais je suis bon élève et désormais militant délié de toutes attaches ; alors puisque cette gente damoiselle est également un programme, je voterais plein d'allant pour le programme... ben oui, parce que même en représentant le fleuron de la militance indigne, du syndicalisme défficient et de la citoyenneté éthérée, les restrictions syndicales d'un Bayrou (un accord avec le patronat ne sera effectif que si le syndicat représente au moins la moitié des salariés de l'entreprise) où les rodomontades sécuritaro-stériles (qu'ils viennent crécher deux jours dans le Slum de Matharé et on reparlera du sujet) des autres matamores, tout cela n'est pas pour me ragoûter.

N'empêche que je me comprends quand je crois que seules filles intelligentes sont susceptibles de me plaire... Elles sont légions mais leurs cohortes sont pour l'instant en désordre de bataille.
Alors, j'aimerais celle qui m'aimera aussi... C'est finalement assez simple...

Comment cela ? Quoi Marlène n'est pas d'accord...
Elle m'aurait rétorqué la Dietrich que "je m'éloignerais du sujet !"
Ben oui mon Ange...
Qu'est-ce tu veux, ma Lili, la politique, ça abîme alors je fais le service minimum...

 

 Photo (le clan des Babouins Olive des hautes collines de la forêt pluvieuse des landes perdues bref... des singes avant l'homme pour illustrer des Hommes avant l'avènement de la Femme... je sais c'est un peu tarabiscoté comme raisonnement) : bref la photo est toujours du Coati

Publié par Chachlik à 20:44:42 dans Polis et Historia | Commentaires (6) |

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