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J'aime ????
J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.
Je suis là et je n'y suis plus... Entre Niaké et Goto, je crêve un peu moins de châleur quand je galopine... Mais ça risque de changer bienasseztôt
Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (quelques neurones à adopter). Que le grand Cric me croque !
Pas plus sympathique qu'auparavant : pour vous en convaincre, plus de tophes et plus de textes vengeurs sur http://www.flickr.com/photos/86778817@N00/
Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker Cervoise Lancelot malt... Avec le panthéismealon (de Pierrot le fou) en ligne de mire.
Putain de cible !
Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Je suis de retour chez ces cons de Celtes. Je dis Celtes avec une nuance narquoise mais, je cause même pas des Gallos pour lequel mon mépris est à la hauteur de l'admiration que je voue à la République et à la France depuis qu'elle a élu un type de Neuilly...
J'ai revu quelques ex. et ça m'a fait chaud au ventre : penser qu'elles ont bien fait de fignoler leur bout de chemin toutes seules comme des grandes...
J'ai marché dans des forêts avec leurs immondices et la tourista vomitive que le spectacle m'occasionnait...
Entre parenthèse, je me suis interrogé l'espace d'une seconde sur mes gastrites et autres recto-colites du grêle avec la certitude qu'à moins de shooter mon cul, je ne parviendrais jamais à rendre en image le dégoût que l'humanité me procure... Mes photos seront toujours trop lisses, trop policées, trop niaises... Comme si mes yeux étaient toujours en désaccord avec des doigts qui ne savent rien faire d'autre que fébriliser leur rage sur le clavier
J'ai arpenté les chemins douaniers, patouillé la vase de rivières à farios, chanté la gloire des moulins à meules, visité des culs fanés, prophétiques, naïfs...
Je n'ai pas trouvé de réponse acceptable à l'envie tenace de tout foutre en l'air.
Ne serait-ce mon ignorance (forcément crasse) à inventer la mécanique fluide qui conduit une cartouche de chevrotine à s'extirper goulument de la bouche d'un Remington 870, je renoncerais même à être aimable.
Si ce n'est, l'espace d'un doute, que j'ai envie d'essayer un truc qui conduit à ressembler à tout le monde.......
Faire grandir une graine de moutard dans le ventre de ma Fulu
Apprendre au mioche le respect de la bande-dessinée...
Lui conter le grand mythe qui conduit notre peau à rechercher un contact semblable, quels que soient les pigments qui nous colorent.
Lui dire d'aimer sa mère quoi qu'en dise son père...
Tenter de lui donner un oeil photographique aussi subjectif et aussi sournois qu'un pet de putois...
Lui inculquer le respect des minots de nos baltringues aminches... Lui apprendre à ravaler sa bile.... à manger des sardines en prenant l'air caviar...
Lui dire combien la mort est - après la première cuite - un truc difficile à franchir...
Ou répéter pourquoi jouer au mouton grégaire ne lui enlèvera pas sa parcelle d'inédit même s'il aime Joe Strummer, Diabologum, Renaud et les Mistrals gagnant...
Tenter de lui expliquer que haïr sa jeunesse n'est pas une fatalité...
Lui dire enfin, plus tard, le plus tard possible, qu'une mission l'attend et qu'il (ou elle) est l'Etre métisse chargé de réconcilier, tour à tour, père et mère avec leur foutues patries d'origine...
Lui interdire de cloper afin de ne pas enrichir ce fumeux grand capital.
Surtout qu'il ne respecte rien des préceptes qu'on lui a fixé...
Ne garder de la mystique d'origine, du messianisme et ses réminiscences, du flou préhistorique et du ventre de la mère, que l'idée d'un mirage...
Ensuite ?
Que vogue la galère.
Photo/ Le Coati
Publié par Chachlik à 23:52:49 dans Période bleue | Commentaires (7) | Permaliens
Et quand bien même j'aurais eu tort depuis le début, je te dénie le droit de me torturer, petit coopérant de mes deux...
Je suis fatigué et je me soûle toutes les nuits avec du mauvais temps.
Le mauvais temps des cerises...
Et donc, où que t'es man à la tête de choux (pas une vraie ressemblance, juste une image, une nostalgie de Gainsbar). T'as lâché Bosaso et t'en es fier ?
Puisse les démons rugbistiques te suivre jusqu'à Bouaké et t'emporter dans le méandre des ivoirités douteuses.
Et toi le mec solidaire, t'as rompu les amarres pour ta femme, tu trouves ça bien sérieux ?
Tiens tu mériterais bien une châtaigne, sans rire !
Et vous le joli couple, ça vous a rien fait de décaniller en 4e vitesse, sans un regard sans un regret en me laissant payer l'addition, le billet.
Je suis tout seul maintenant, plus autocentré sur moi-même que jamais... Mais ça vous en avez rien à fiche tas d'égoïstes !
Vous me manquez cruellement bande de rats ! (histoire de causer de ceux qui quittent le navire)
Heureusement, il y a les filles. Les Italiennes inconsistantes ou plus girondes, généreuses et jalouses. Les Françaises par trop convenues... Et puis les mystérieuse Somaliennes comme la Grande magnifique et celle qui se repoudre le nez (trop souvent à mon goût), m'enfin c'est son blême.
Cette dernière parlons-en, il y a des moments où le simple son de sa voix suffit à me rendre joyeux. De là à dire que je l'aime bien. Trop ?
Je dois dire l'homme à la tête de choux que tu ne t'étais pas trompé. Tiens, je la présenterais pour voir à l'homme à la tête de Léotard, histoire de voir s'il a les mêmes goûts que nous autres, têtes de piafs.
Sinon, les têtes de chiots grandissent.
Photo (Blur de la tête d'un type bien) : Le Coati
Publié par Chachlik à 19:03:17 dans Période bleue | Commentaires (8) | Permaliens
l'heure où s'échappe un peu de fumée de la même couleur, à l'ombre du mezcal en fleur de cactus... Rien à dire mais la photo digitale, une de mes première à ce jour, a le don de me saturer l'estomac...
Sinon Angela, rien de neuf dans mes fibres amoureuses (je cause tézigue si t'entrave la langue des Apaches)...
Autrement, je te raconterais cette immémoriale fin de nuit saturdaysienne (que tu connais déjà via Youri and me) ici même et dans peu de temps... Histoire que la romance prenne un peu le pas sur la vérité... Diantre !
Photo digitale nairobienne (Le Blue time - Nairobi - un nouveau bar de nuit tenu par deux sympathiques Français) : Le Coati
Publié par Chachlik à 00:02:22 dans Période bleue | Commentaires (14) | Permaliens
Des jours où on a envie de chausser des verres biens fumés et regarder vers d'autres horizons que le petit nombril personnel de Monsieur l'ami de la famille, chercheur émérite mais braillard de première, tendance chieur né.
Les emmerdeurs ont cela d'attachant qu'en général, ça tourne beaucoup autour de leur petite personne. Je le sais, je suis un emmerdeur de première. Mais faudrait quand même pas pousser mémère dans les orties.
T'inquiètes pas mon coco, tu vas venir les faire tes prélèvements. La "Rift Valley fever" tue encore, des hommes, des animaux, des simples éleveurs et des réfugiés des camps au Nord de Garissa et à Dadaab.
Et puis, quand tu auras bien prélevé, un bout de paupière, un bout de museau, des hématies, d'épatantes hépatites... J'espère que tu prendras le temps de respirer, humer un peu l'air ambiant, le parfum des Ibiscus et les effluves des jeunes filles en fleur. A l'ombre ou pas, je te conseillerais même de prendre un peu de repos, cher parrain de mon frère et puis de boire un petit coup de muscat sous une tonnelle passiflorée, en écoutant le chant des cigales avant de se laisser doucement bercer par la moiteur de la nuit.
Photo (behind the verres polarisant) : Le Coati
Publié par Chachlik à 15:32:45 dans Période bleue | Commentaires (6) | Permaliens
On en a vaguement rien à glander... On attire l'oeil d'un truc qui bizarrement excite les mâles. Jamais compris leur passion de ce triolisme voilé. La vie n'est pas juste un phantasme de plus ! Non la vie, ça suppose de mettre un peu de corps dans son esprit !
Et puis s'abîmer dans le voyeurisme, c'est toujours s'abîmer... Les abîmes, ça me connait parfois. Là, j'avais juste envie de réussir une belle photo, une qui parvienne plus tard à m'émouvoir. Une qui me matérialise plus facilement le neurone souvenir. J'aurais dû la prendre en BW mais je n'avais qu'une vulgaire Gold dans la machine. J'aurais pu la transformer ensuite mais j'ai vécu ce moment-là en couleur. Alors pourquoi tricher
On peut toujours faire tout un tas de choix qu'on regrettera ensuite.
On peut aussi apprendre en même temps qu'on pratique. C'est la leçon de Pierre : "Tentes la même photo avec différentes vitesses et ouvertures... Tu fais plusieurs choix en même temps, tu limites tes regrets ultérieurs".
Pierrot, j'aurais pu lui dire la même chose de la pêche quand il était sur son ponton de bois, la mangrove en devanture, une Pilsner en bandoulière à taquiner le poisson-coffre, un de ces tétraodon de pacotille avec des dents plus incisives que Bugs Bunny....
D'abord, mon Pierrot, t'as le droit de lire et de pêcher en même temps ! Rien ne t'en empêche, c'est même conseillé. T'as même le droit de lire "Voyage de pêche" si d'aventure tu trouves que tu ne voyages pas assez. Et puis, t'as le droit et même le devoir de multiplier les hameçons, chacun eschés avec un met différent (calamar passé, fretin pourri ou crevette daubée). Et puis si par malchance t'attrapes un malheureux, t'as même le droit de le refoutre à la flotte en lui expliquant combien il inconscient de tester tes apâts avariés vu les risques de salmonelles inhérents à ce genre d'aliment.
Tout cela pour dire, quand on aura bien digéré le poisson imaginé, que les variables à choix multiples ça n'existe pas que dans les contes de fée mais ça reste quand même une denrée rare.
D'ailleurs....
J'aurais aimé rester et je suis content d'être arrivé ici. J'aurais aimé être là, dans ce métro, un jour d'hiver pour casser la gueule de l'importun connard. Le même que j'avais imaginé dans une nouvelle sanguignolante. Et j'aime être ici à reniffler l'azote de la ville, les mains dans mes poches pacifiques, à sourires à des inconnus souriant. J'aurais aimé être à Paris où il fait doux, caresser le Leica que je peux désormais m'offrir et lui dire deux, trois mots, instantanés photographiques en lieux et place de ces courriels frustrés. Et j'aime être dans cette pièce à shooter un innocent baiser d'amies érotisées...
Les pieds sur terre, le verre dans la main, l'appareil en bandoulière...
Sinon, je suis assez content d'être sur place pour le Forum Social Mondial... ça m'empêche au moins d'entendre un présentateur vingtheurisé dégouliner quelques mots en image sur ma ville d'adoption.
Binairo, ce n'est pas le Caire ou Tombouctou mais c'est aussi à mille lieux de Cognac-Jay et franchement, ça nous fait des vacances.
Sinon Perséphone... les parses et fond... Toujours éparses, les îles au fond.Photo : Le Coati
Publié par Chachlik à 15:37:22 dans Période bleue | Commentaires (8) | Permaliens
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