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Cent nouvelles de Bob - Coatis et compagnie

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C'est pas assez ! De qui se moque-t-on ?

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Lumpen attitude



J'aime ????


J'aime encore Svetlana, sans vous faire tout un couplet sur la culpabilité et la déshérence mais je ne l'aime plus de la même manière. J'aime encore le souvenir des clefs parce que c'est un bon souvenir et que sans clef on ne parvient pas à passer au deuxième niveau de l'aventure ou à démarrer un foutu scooter. Mais le souvenir des clefs commence à s'estomper. J'aime Encelade, huitième lune de saturne et ses Geysers de glace mais je trouve aussi qu'Encelade est une lune parfaitement immature (je ne l'oublie pas pour autant).


J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.

Je suis là et je n'y suis plus... Je suis au Niaké et on crêve vraiment de châleur quand on galopine.



Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (nombreux chiots à adopter). Que le grand Cric me croque !

Pas plus sympathique qu'auparavant !!!

Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker malt... Avec le panthéisme en ligne de mire.

Putain de cible !

Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...


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Recherchons si on trouve, voyons vouair

C'est bö, Gudrum

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L'ennui, la décadence et puis ton cul | 31 mai 2008

 

Ici, rien n'a encore repris...

La castagne, les pangas plantées dans les petites têtes brunes, c'est déjà du passé... Les petites flèches empoisonnées des Kipsigi lancées à la sauvette sur leur voisin Luos se sont tues... Même ces satanés Pokhots en ont marre de tacler du Kalenjin.

Pendant ce temps des étudiants du cru, bien cintrés dans des costumes de singes engliches viennent me faire chier dans mon bureau. Ils suintent le christianisme bienveillant jusqu'à l'écœurement... Là, sont en train de me causer de la cent-septième initiative « Peace building ». J'aimerais bien moi justement qu'ils me foutent la paix, histoire de me concentrer sur le seul truc qui m'intéresse ces derniers mois : tes yeux, tes seins, ta chatte, ta bouche, ton cul....

Mais non, c'est con un étudiant kenyan, particulièrement quand ça se sent investit d'une mission bienfaisance : ça en rajoute, ça trainasse, ça bavasse... ça se perd, ça circonvolutionne... ça prend mon temps...

Le mal de crane, putain de merde, lancinant...

C'est dommage mais Abajila Guyo, dernier chasseur d'éléphant ne fait plus recette. Ben ouais, lui au moins il était méchant, il tuait des éléphants.

Au Nord, la Somalie bien chaotique ne trouve guère plus de grâce à mes yeux. Ces cons de Shabbabs bousillent d'antiques salles obscures à coup de grenades quadrillées, buttent un ou deux expat. égarés (soit de plus en plus des Somalis de nationalité étrangère) ou empêchent mes nomade de schwinguer leur choco qat...

Bien sûr, ça et là, ils flinguent encore un peu utile : du soldat de l'Amisom (Burundais ou Ougandais), les séides de Zenawi ou des fripouilles transitionnelles déguisées en pirates... M'enfin franchement, le cœur n'y est plus... Vont étendre leur influence et nous instaurer une bonne charia des familles alors à quoi bon guerriller quand on s'apprête à gagner...

Je regarde un peu la télé occidentale, lis des livres, des journaux datés de Mathusalem, une ou deux bédés qui trainent... Honnêtement, la France m'ennuie. Elle est sans estomac, fade, insipide, redondante, arrogante, matamore, sail fish, hi hi, molle, impuissante, risible, grotesque : bref, à l'image du Président qu'elle a désigné...

Côté écriture, la littérature s'emmerde tellement qu'elle ne produit plus qu'un ramassis imbécile de figneux sans imagination. Les thèmes oscillent entre l'auto-fiction égotico auto-centrée, les passions amoureuses emmerdantes, ou le désenchantement des ratés et des aigris d'un système qu'ils ne sont parvenus ni à combattre ni à fuir.

Quant à l'actualité du monde (réduit en général à la bannière étoilée et à ses dépendances) je ne vais pas m'esquintez la glotte à en toucher un traitre mot...

Bon, j'admets sans mal : « c'est celui qui dit qui est... »

Ben ouais mais justement je n'y suis plus et puis mon nom maintenant c'est Suleiman, je me suis fais ratiboiser le sguègue et entre deux versets mal digérés du Coran, j'avale des rasades de Grey Goose en smokant l'herbe locale...
La décadence et l'ennui sont mes compagnes de quarantaine... Et puis tes yeux que je regarde longuement. Je te rêve, vêtue d'un long hijab, avec des bas résilles en dessous et une culotte de rien.

C'est soleil aujourd'hui mais il fait froid. Tu dors en ce moment. Et moi, j'ai envie de me glisser sous la couette et d'immiscer ma plume entre tes fesses.

Ah, en prévision d'une mauvaise météo qui s'éterniserait : j'emmerde par avance tous ceux qui jugeraient mon programme dénué d'ambition.

 

Photo : Le Coati

Publié par Chachlik à 10:04:54 dans La nouvelle Eve | Commentaires (4) |

T'es belle | 29 avril 2008

 

T'es belle... J'en ai mal aux zyeux...

Les plus belles femmes du monde sont Somalis. J'ai décidé. C'est con, arbitraire mais c'est ainsi.

Waan ku jecelahay.

Bref, je t'aime. T'as quelques chose à ajouter ?

Oui, oui, je sais toi aussi...

On s'en plaindra plus tard quand on sera devenu vieux et moches.

 

En attendant, t'es belle et ça me va.

 

Photo (l'âme soeur) : Le Coati

Publié par Chachlik à 00:19:43 dans La nouvelle Eve | Commentaires (6) |

La douceur | 19 mars 2008

 

Je crois que pour la première fois de ma vie, j'ai laissé une urgence (la politique) prendre le pas sur une journée que j'ai goûté en en tout point exceptionnelle.

Cela fait longtemps que je rêve de savoir que Toulouse va tomber... Je ne rêve pas de Marseille que je sais ville compliquée mais je n'aurais jamais pu imaginer que Metz, Amiens ou Reims deviennent des villes de gauche... Ni que le département de l'artiste corrézien bascule dans l'autre camp.

Voilà c'est fait et dans l'ordre de mes prémonitions, Petit Nicolas, je sais que tu n'en es qu'aux prémices de tes déboires... Ta femme même qu'on appelle désormais Sarkozy redeviendra très vite une Carla comme une autre. Tu crois possible de changer mais, ce ne sera que poudres aux yeux, plan-média, poursuite d'une politique inique et incohérente, à hauteur des promesses que tu as faites au rat des villes et au rat des champs, à l'ouvrier et au Medef.

On savoure au Champagne avec Germain le Franco-Camerounais les victoires qui pleuvent... On rêve d'un avenir meilleur... On imagine une gauche un peu moins gauche, débarrassée de ses querelles d'ego et tout à coup ma mémoire s'en revient vers toi.

D'aucun pourrait trouver ça impudique mais j'ai envie de toi. Tout le temps............................

Et, je te sens amoureuse et j'ai tes yeux qui me le confirment... Plus tard, allongée sur le lit, je t'enlève un drôle de corps aux pieds et me rends compte de ta grandeur : je suis à tes pieds, à près d'1 m 80 de ton visage. Loin et proche à la fois. Mon Dieu que tu es longue, mon bel amour.

Je sais que nous sommes deux couillons d'amants transis et je me volatilise quand tu me racontes tes belles histoires... Il semble que je ne sois pas toujours quelqu'un d'avenant avec les autres et que je ne réserve la rare douceur de mon regard qu'à toi-même. Je fonds, je t'aime, je me dissous dans tes bras...

Bref ça ressemble à de l'amour.
Les ennuis commencent.

PS : je parle moins du Kenya en ce moment. La vie y est tranquille. Je ne sais pas si l'on a ou non fait mention en Europe de quelques massacres sur le Mont Elgon ou dans le Laikipia. Qu'ils s'agissent des Sabaot du SLDF ou de quelques Samburus sur le pied de guerre, les quelques 30 massacrés par inadvertance n'ont que peu avoir avec la crise que nous avons vécue jusque-là ; désormais en état d'hibernation. Il s'agit de conflits fonciers, du jeu d'échec de quelques potentats locaux, d'une absence de traduction dans les urnes des attentes de populations périphériques, donc délaissées. La vraie démocratie de nos nations rassasiées est un mal admirable, dont nous ne goûtons pas assez la valeur. J'ai dépensée assez de tristesse ces dernières semaines pour ne pas en rajouter un couplet. Cela me lance un peu dans les jambes et dans le dos, jusqu'à la nuque raidie : une putain de douleur du côté du neurone « moral » sans doute.

 

Photo : Le Coati et sa muse

Publié par Chachlik à 18:51:07 dans La nouvelle Eve | Commentaires (5) |

La plus belle femme du monde | 19 mars 2008

 

C'est la plus belle femme du monde... Je n'ai pas mis longtemps à m'en rendre compte. Chaque fois qu'elle passe quelque part, les gens s'émerveillent, s'interrogent : comment peut-on disposer d'autant de beauté ? Et ses yeux, mon dieu, ses yeux, ils sont la bonté même, merveille des merveilles.

C'est la plus belle femme du monde... Récemment une jeune fille m'a dit qu'elle avait été frappée par l'aura qu'elle dégageait... Mais, ça n'est pas facile de vivre un peu d'amour avec la plus belle femme du monde.

Car, ce n'est pas la femme la plus facile à comprendre... ça n'est pas la femme la plus gaie que j'ai rencontré. Elle est pleine de doutes, elle s'inquiète pour son avenir de femme et dans le même temps, elle interroge le mien.

La plus belle femme du monde vient toujours d'une autre culture, avec ses particularismes, ses joies, ses drames, une famille faite d'une mère, d'un père, de frères et sœurs et d'une une ribambelle de bambins... La plus belle femme du monde a une histoire intimement liée avec l'histoire d'un pays en guerre depuis 18 ans. On ne peut pas faire la guerre à sa propre mémoire sans y perdre un peu de sa douceur et même avoir à donner de son corps, de son temps, de son âme...

La plus belle femme du monde, je l'aime quand elle rit à gorge déployée, quand ses yeux de lave éteinte me regardent avec toute la douceur du monde, quand elle me rappelle combien, je suis moi-même le fils d'une femme qui m'a regardé avec des yeux semblables. Mais, souvent, trop souvent, je me demande bien ce qu'elle peut aimer en moi.

Je ne suis pas le plus bel homme du monde... J'ai sans doute des qualités enfouies mais je ne sais plus très bien lesquelles. Je suis confus, je manque de sérénité, de patience, de gentillesse... Je m'interroge sur ma vie et, en parfait petit égoïste, je ne trouve pas le chemin rêvé pour y répondre.

J'ai fait des bêtises que je n'aimerais pas payer jusqu'à la fin de ma journée d'Homme mais j'avais aussi le droit de faire des choix plus difficiles.

Parfois, quand je la regarde, je sais qu'il est encore temps de faire machine arrière, de ne pas répéter ad vitam aeternam les erreurs du passé. Mais, de mon côté, cela va demander du courage, de la patience et du sien peu de confiance envers moi. Même si je ne le fait pas pour elle, il faudra que je le fasse pour moi, parce que ça vaut sûrement le coup de laisser aux autres, ceux qu'on aime, un bon souvenir. Le souvenir d'un type bien.

Essayer d'aimer la plus belle femme du monde n'est jamais simple. A côté des stupides convoitises des nantis qui tournent auprès de la belle comme des charognards autour d'une bête affaiblie, il y a toujours une question lancinante qui nous trotte dans la tête : serais-je jamais à la hauteur de ses espérances ?

Je peux lui dire que je me ferrais croyant, que nos enfants auront la religion et la morale qu'elle souhaite, que j'aimerais sa famille comme la mienne, que je l'aimerais toujours autant, avec la même gravité, la même folie quand elle ne sera plus la plus belle femme du monde... Cela ne suffit pas !

En fait, il faudrait d'abord commencer par oublier qu'elle est la plus belle femme du monde. Juste se dire qu'elle est une femme comme les autres et que ce qu'elle a gagné en beauté et en intelligence est contrebalancé par sa timidité et ses doutes.
En fait, il faudra juste se dire et prouver que la plus belle femme du monde est simplement, tout simplement, la femme qu'on aime, la seule.

Je sais que je suis en bonne voie.

Photo : Le Coati

Publié par Chachlik à 18:46:47 dans La nouvelle Eve | Commentaires (4) |

Marche à l'ombre | 05 mars 2008

 

Cette ville, notre ville ressemble à une oasis coincée au milieu d'un désert, j'ajoute, hostile l'étendue sablonneuse.

La source, un flot de devises, s'est récemment tarie, la faute aux deux ou trois chefs qui se disputent le contrôle de la palmeraie. Peu importe au fond qu'ils soient parvenus à un accord sur le contrôle et la vente des dattes puisqu'ils ont foutu en l'air tous les palmiers.

Je suis, nous sommes ici, des éléments exogènes... Là par hasard... Notre boulot à nous, c'est d'exporter notre fichu sens de la sagesse, non parce que nous souhaitons le retour du commerce équitable, pas même dans une vision néo-chrétienne de l'entente cordiale entre les brebis galeuses mais plus égoïstement car nous voulons continuer à profiter de l'ombre des palmiers.

Malheur, les cocotiers hirsutes qui nous adressent un peu d'ombre sont donc atteints de jaunissement mortel....

Ainsi, depuis quelques semaines, je n'ai plus qu'une seule envie : quitter l'oasis.

Oh pas pour aller bien loin mais pour se déporter quelque part à l'ombre de coco-fesses vert émeraude. Là où l'ombre existe et où du fait de la grande clairvoyance d'un président socialiste, la nation toute entière ne songe pas qu'au flouze & à la margarine. Mon cher Julius, la Tanzanie te doit plus qu'un modèle marxiste de plus, elle te doit son unité, sa langue.

Alors va pour un plot à Dar-ès-Salam ou Stone Town. Va pour la moiteur d'une vraie ville africaine, la moiteur, les gaz d'échappement, la poussière et la sueur. Comme tu l'as dit, on aura toujours une plage quelconque à un quart d'heure de la maison pour se rafraichir.

Et puis on ne sera pas vraiment seul.

Oui plus j'y songe, plus j'ai envie d'avoir un moutard avec toi.
Un ou plutôt une mioche qui te ressemble... une moue boudeuse, un sourire qui me ferrait renouer avec le sacré, des cheveux d'ange.

Reste à trouver un fichu job là-bas qui me donne le sentiment de pouvoir profiter en paix de l'ombre du palmier.

A l'impossible nul n'est tenu. Il n'est rien dans ce foutu chalenge qui ne me semble infaisable.

 

Photo : Le Coati

 

Publié par Chachlik à 17:00:39 dans La nouvelle Eve | Commentaires (4) |

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